La ligne Papeete-New-York disparaît

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Publié le samedi 31 janvier 2009 à 12H42

Air Tahiti Nui - Développement du code share en 2009 et…

atnvignette.jpgC’est pour faire face à la crise économique mondiale qui secoue l’ensemble du transport aérien que le conseil d’administration de la compagnie Air Tahiti Nui a décidé de poursuivre la rationalisation de son programme de vol tout en recherchant les solutions permettant de maintenir des capacités de transports suffisants à destination de la Polynésie française. Concrètement, c’est la ligne Papeete-New-York qui va disparaître du catalogue d’ATN alors qu’il avait été envisagée un temps de la maintenir pendant la pleine saison, soit entre le 15 juin et le 15 octobre.

Pour pallier à la suppression de cette ligne qui a des répercussions sur le marché nord-américain, des accords de pré acheminements ont été conclus avec la compagnie aérienne Delta pour augmenter la capacité sur la route Los Angeles au départ des principales villes nord américaines.

Un code share avec Air France pour l’Europe

Toujours pour compenser la perte de destination, ATN a convenu des solutions alternatives d’acheminement via Paris avec des pré acheminements sur des vols Air France au départ des principales villes européennes. Cela permettra par exemple de réserver un billet depuis Rome jusqu’en Polynésie et vice-versa. En plus de ce dispositif, ATN met en place avec Air France une 8e fréquence en partage de code sur la route Paris afin de maintenir la capacité existante en 2008. Cela permettra à la compagnie au tiare de disposer dans le contexte de la baisse de fréquentation touristique de suffisamment de capacité pour transporter l’ensemble des touristes européens pendant la haute saison 2009. Cette rationalisation du réseau qui englobe la décision de supprimer les vols directs à destination de Sydney, tout en augmentant à 3 vols par semaine la liaison vers Auckland, permettra à ATN d’économiser plus de 2 milliards Fcfp entre 2008 et 2009, dont 500 millions uniquement pour la ligne Papeete-New-York.

Pas de mouvement de personnel pour l’instant

Si la situation financière de Air Tahiti Nui est effectivement difficile, son PDG, Christian Vernaudon, n’envisage cependant pas de plan social : “Il n’est pas prévu de plan social pour l’instant. Les 50 emplois en CDD de PNC n’ont pas été renouvelés et les départs volontaires ne seront pas remplacés. En ce qui concerne les cinq avions dont nous disposons actuellement, il faut savoir que ce nombre correspond à une demande très forte en haute saison. Si nous ne disposions pas des cinq appareils, nous ne pourrions assurer toutes les demandes. Par contre, nous réfléchissons à d’autres marchés pour les périodes creuses afin de rentabiliser les appareils et les équipages”.

Des prévisions pessimistes pour 2009

Pour Christian Vernaudon, l’année 2009 s’annonce très sombre : “Nos prévisions sur le premier semestre font apparaître une baisse de 20 à 25 % des réservations, ce qui est problématique dans le contexte économique actuel. Par ailleurs, nous ne savons pas comment va évoluer le prix du pétrole qui représente un poste budgétaire particulièrement important pour la compagnie, comme pour les autres d’ailleurs puisqu’il s’est chiffré à 15 milliards en 2008. Il faut noter que sur les 4,7 milliards Fcfp de déficit en 2008, 4milliards Fcfp sont à mettre sur le compte de l’augmentation du prix du pétrole. Pour nous préserver d’une nouvelle flambée des cours, nous avons acheté 60 % de notre consommation pour 2009 au prix de 80 dollars le baril. En tout état de cause, nous nous sommes fixés deux ans pour revenir à un équilibre budgétaire”.

Une direction aux ordres d’un CA pas toujours compétent

À la décharge des responsables d’ATN, il faut reconnaître qu’ils ne sont pas totalement libres des choix stratégiques de la compagnie comme le seraient les responsables d’une compagnie aérienne privée. C’est ainsi que la Chambre territoriale des comptes avait noté un manque de compétence au niveau décisionnel de la compagnie. En effet, le Conseil d’administration, qui n’a pas toujours été constitué de personnes compétentes en matière de gestion de compagnie aérienne, a pris des décisions qui n’étaient pas toujours en conformité avec les contraintes financières réelles. La mission de service public en est une, et non des moindres puisqu’elle oblige la compagnie à effectuer des liaisons aériennes économiquement déficitaires et cela sous la pression politique.

Heureusement, ou malheureusement, la conjoncture économique internationale a, semble- t-il, fait comprendre aux politiques locaux, que la gestion de ATN, même s’il s’agit d’une SEM, devait se faire sous le même schéma économique que n’importe quelle entreprise privée soumise à la concurrence et à l’obligation de présenter un budget en équilibre, sous peine de disparaître. Pour l’avenir d’ATN, il faut simplement espérer que l’instabilité politique récurrente en Polynésie française ne vienne pas, une nouvelle fois, compromettre le redressement de la compagnie au tiare par un énième changement de direction et de Conseil d’administration.

Pascal Martin

En 2004 : Papeete-New-York en fanfare

ATN avait conclu un contrat le 18 novembre 2004 avec l’Agence de publicité Saatchi et Saatchi de New-York pour la promotion de l’escale de New- York. Jugé faramineux par certains, ce contrat, dont le budget de publicité était le plus important conclu par ATN avec une agence de publicité, avait la particularité, outre son prix de 250 000 dollars par année auquel il fallait ajouter les insertions medias dont les factures étaient adressées au fur et à mesure à ATN, de ne pas comporter de clause relative à sa durée. ATN avait finalement envoyé une lettre de résiliation le 6 février 2006 alors que les retombées commerciales de la campagne publicitaire n’avaient jamais été à la hauteur des dépenses engagées par ATN.

Pascal Martin
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09/02/2009 à 04h43

Je ne sais pas si tu lis les journaux, mais il me semble que AOM, une des compagnies que tu cites est morte et enterrée...

Alors à moins d'être Jésus-Christ, je ne connais personne qui fasse revenir les morts à la vie...

Et si tu sais faire ça, fais un miracle pour Tahiti devienne la première destination touristique de la planète, comme ça, les avions seront remplis à craquer, et donc rentables !

Ensuite, concernant Corsair, cette Cie a abandonné Tahiti, car cette destination n'était pas rentable : une destination qui est chère fait fuir les touristes qui par définition, sont des passagers potentiels... Alors, si tu peux aussi faire un miracle pour que le coût de la vie baisse en Polynésie, je crois que cela profitera aussi à la population !

Tu serais gentil ou gentille de t'informer avant de critiquer !

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03/02/2009 à 17h12

Sur Google Earth: tracez avec la règle une ligne Sydney-Miami et regardez par où passe la ligne...
SYD-BOB puis BOB-MIA, qu'en pensent nos leaders ? (et nos readers ?)
Miami, la porte d'entrée sur les Antilles françaises (continuité territoriale), les retraités de la Floride (Tahiti plutôt que les Bahamas ça change!) et puis l'administrocratie de Tahiti pourra y aller faire son shopping avec le même climat qu'à Tahiti ! 'Aita atu ai!
Christian, à bon entendeur...

03/02/2009 à 09h24

Ce n'est pas avec 50000 passagers par ans que ATN va fonctionner, reveillé vous VERNAUDON MA il faut au moin 500 000 passagers pour réussir.
SOLUTION se débarassé de cet compagni qui nous pompe du fric, et faire revenir CORSAIR et AOM QUI POURRAIS NOUS AMEN2 PLEIN DE TOURISTES.

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02/02/2009 à 09h45

le budget de publicité était le plus important conclu par ATN avec une agence de publicité,250 000 dollars par année + vraiment personne n'a rien dit ? quelle Gabegie n'est ce pas? + les salaire mirobolants voir même indécents des PCA n CO ....Aue te aroha mei!
L'aérien est un métier très dur qui ne permet pas d'écart de conduite . Dommage que des incompétents étaient à la tête de ce bel outil de travail, et que tant de profiteurs ont utilisé et usé cette compagnie comme etant leur compagnie perso.

Pour relancer cet outil il faudrait c'est clair un atelier réunissant tous les professionnels (commerce avec artisanat, restauration, prestataires de service, tourisme, environnement) et ensuite faire un atelier réunissant les élus communaux et la population des iles ( ils veulent ou non des touristes sur leurs iles?)Il y a certainement des gens compétents en Polynésie qui n'ont pas peur de travailler et si il y en a pas embaucher pour une durée de 6 mois renouvelable max 2 ans .
Pas de PCA avec salaire de millionnaire svp, pour résultat cata , pas de copains ne connaissant rien à l'aérien ( déjà donné!).
Pas non plus de personne ayant déjà des intérêts dans autre compagnie aérienne car ça pourrait être un conflit d'intérêt non? .
Allez on y croit très fort a la restructuration de to tatou manureva qui est notre plus bel outil de travail.
Fa'ito ito mea'ma

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01/02/2009 à 10h00

Un rêve ?
Virons les 15 plus gros salaires d'ATN .... Ca devrait déjà faire de sacrées économies et en plus, ça devrait nous débarrasser des 15 plus gros incompétents.
Ensuite, on engage , allez... disons 7 ou 8 professionnels étrangers , en contrat à durée déterminée, avec pour mission temporaire de remettre la compagnie sur de bons rails. Eux ne mettront pas de gants pour licencier les salariés incapables et sauveront ceux qui bossent correctement. Combien on parie que dans 2 ans, nous avons une petite compagnie fiable et dont nous pourrions être tous fiers ? Lisez donc le livre du fondateur de Virgin et vous comprendrez !

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01/02/2009 à 00h21

ATN a voulu aller trop vite dès le départ en voulant absolument desservir Paris.
sa mission aurait dû s'arrêter à Lax, avec un accord de code-share avec Air France pour continuer sur Paris et vice-versa, le temps d'implanter la compagnie, et d'envisager par la suite de desservir seule Paris.
Mais non, encore la folie des grandeurs de Flosse, et c'est "nous qui paye", comme d'habitude.

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31/01/2009 à 20h23

Puisque cette compagnie perd de l'argent, que l'on n'arrivera pas à s'en débarrasser et nous coute un maximum, pourquoi (voir l'article sur les solutions alternatives à l'escale de LAX)n'essairait elle pas un vol hebdomadaire PPT Paris via Vancouver ou Montréal? Je suis sur que beaucoup d'européens adoreraint cette solution, pour les canadiens francophones et avides de soleil, ce serait une bénédiction et pour nous ça ne changerait rien à la durée du vol. Au point où nous en sommes du déficit abyssal d'ATN, il serait au moins permis d'innover.

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31/01/2009 à 17h08

Retour à la réalité chez ATN ? les médiocres dirigeants ayant accédé à ces postes grâce au népotisme ambiant devraient être punis et interdits de toute gestion public ! >:(
Grand merci aux PNC, serviables, courageux et efficaces qui payent aujourd'hui l'insuffisance de leurs patrons !
Mais ces derniers s'en fichent ! leurs comptes en banque sont bien dodus et leurs oreillers tjs confortables pour leurs nuits non troublées par leur incompétences.

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31/01/2009 à 16h12

"Manque de compétence au niveau décisionnel de la compagnie"... Ils ont l'art de l'euphémisme à la CTC !! C'est vrai qu'ils ne pouvaient pas parler d'une bande de gros nuls !!

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31/01/2009 à 13h57

Pourquoi ces érreurs monumentales devrait être les contribuables (ATN financé par le CPS donc les employeurs et les patentés) alors que les dirigeants succéssifs sont payés comme des nabhab???

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