La PSG toujours sans solution

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Publié le mercredi 01 septembre 2010 à 11H27

ÉCONOMIE - Le budget de la protection sociale généralisée coincé entre les demandes des uns et des autres

psg150.jpgC’était en quelque sorte la réunion de la dernière chance pour les partenaires sociaux, professionnels de santé et gouvernement, de se mettre d’accord sur le futur plan de financement de la protection sociale généralisée en 2011. Pour autant, alors que le conseil de la protection sociale se réunissait pour la sixième fois en deux mois, les avancées ont été, une nouvelle fois, bloquées.

Ces réunions, consultatives au départ, afin que chacun participe sans être surpris des mesures qui seront prises à l’avenir, n’ont pas permis de trouver un consensus général Hier, c’est une nouvelle fois les médecins libéraux qui étaient montrés du doigt. La proposition faite aux médecins par le gouvernement, la CPS et les syndicats de salariés et des patrons, était de baisser les tarifs de consultation d’environ 7%. Une baisse refusée et contrée par les médecins qui proposent une baisse de 5% des actes médicaux pratiqués. La journée d’hier n’a tourné qu’autour de cette confrontation puisque, dans l’ensemble, les autres professions de santé, les salariés et les patrons semblent vouloir répondre favorablement aux efforts consentis… Favorablement, bien sûr, si tout le monde met la main à la pâte. Médecins libéraux compris. A ti i mua expliquait, hier, être capable de remettre son accord envers une hausse des cotisations sociale en jeu si les médecins ne faisaient pas non plus les efforts de leur côté. Les colères des uns et des autres se sont alors exprimées. Moana Tatarata, président du conseil d’administration de la CPS est parti le premier, après une pause à 16 heures qui devait permettre à chacun de se recentrer sur les débats. En cause, l’attitude des médecins, qu’il entend de toute façon forcer si ces derniers ne donnent pas leur accord. “J’ai un budget CPS à établir”, expliquait-il. Il nous faut trouver de l’argent dans toutes les branches. Il va falloir que nous fassions le budget, que nous le présentions, et si les médecins libéraux qui ne suivront pas nos recommandations, qui seront certainement des baisses tarifaires, nous pourrons aller jusqu’au déconventionnement. Autre colère, quelques minutes plus tard, de Pierre Follin, président du Syndicat des médecins libéraux. Son explication est sobre. Selon lui, les économies du secteur ne sont pas à faire dans les tarifs des consultations, mais sur le nombre de prestation. “Les salariés et la CPS ont bien profité d’une situation révolue aujourd’hui. On va baisser le nombre d’actes, ce qui fera une économie pour 2011 de 250 millions de francs.” Au milieu, Gaston Tong Sang regarde passer les balles. Si la CPS tranche, les médecins libéraux ne seront pas contents. Si les médecins restent campés sur leur position, la CPS explique la menace de voir le trou du budget prévisionnel 2011 se creuser. Un problème qui donne mal au crâne, et des débuts d’ulcères à certains… À soigner uniquement avec des médicaments génériques, bien sûr.

Bertrand Prévost

Gaston Tong Sang, président du Pays

“La CPS a tous les éléments pour construire le budget 2011 en équilibre”

Que dire de cette nouvelle réunion ?

Le conseil d’administration de la CPS a tous les éléments pour construire le budget 2011 en équilibre. Toute la discussion tournait autour de la participation des médecins à l’effort d’économies des dépenses de santé. Certains leur ont reproché de faire des propositions trop tardivement. Je prends acte que les médecins sont prêts à faire un effort de 5 % sur leurs honoraires. (…)

Comment équilibrer ce budget ?

En faisant participer tout le monde : les cotisants pour financer presque la moitié et l’autre moitié par des économies budgétaires par les professionnels de santé.

Avec ou sans l’effort des médecins ?

J’ai pris acte de leur effort. Est-ce à la hauteur des voeux des partenaires sociaux. Mais j’ai pris acte qu’ils sont prêts à 5% d’économies sur leurs honoraires. (…) Mon souhait est que tout le monde participe et que personne ne soit écarté de la discussion. On est arrivé à ce résultat. D’un déficit de 7 milliards, l’impasse était ce soir (hier soir, ndr) d’environ 500 millions. (…) Les administrateurs de la CPS ont les 7 milliards pour équilibrer le budget.

Les 5 % d’effort proposés par les médecins libéraux semblent ne pas suffire, et la CPS pourrait leur imposer plus ou les déconventionner. Qu’en pensez-vous ?

5 % d’économies sur les honoraires, il faut mesurer les conséquences sur le reste. Le déclencheur des soins médicaux est le médecin (…). Toute la communauté médicale travaille à partir de la seule ordonnance du médecin. (… ) Comment mesurer la répercussion de cette baisse des honoraires sur le reste des dépenses médicales : est-ce 500, 600 ou 700 millions ?

Mais les partenaires demandaient une baisse des tarifs, pas du volume des honoraires…

Il y a deux possibilités pour baisser les honoraires. Ou on baisse les tarifs, ou on baisse le nombre d’actes. Les médecins disent qu’ils s’engagent sur la baisse du nombre d’actes. À la limite, ça a plus d’effet sur la baisse des prescriptions. (…) C’est un sujet qui passionne, mais je ne voudrais pas mettre au bord de la route un seul des partenaires de la protection sociale. (…) Demain (aujourd’hui, ndr), je fais une réunion avec les élus de la Polynésie française pour les tenir informés de l’état d’avancement de nos travaux (…). (Y. R.)


Pierre Follin, président du syndicat des médecins libéraux

"On ne peut pas aller plus loin”

 

Pourquoi quittez-vous la réunion prématurément ?

On est dans cette logique de permettre de faire des économies de santé. Manifestement, on ne s’entend pas. Les partenaires sociaux campent sur leurs positions, nous on campe sur la nôtre. Et a priori, il n’y a pas de raison qu’il y ait des avancées ce soir. Le président a bien compris notre position. Il essaie de faire comprendre aux partenaires sociaux qu’on peut faire une économie de 5 % sur le volume d’honoraires présentés au remboursement. Ça fait 250 millions de moins en terme d’honoraires, de revenus des médecins. Ils ne veulent pas se satisfaire de ça. On ne peut pas aller plus loin.

Qu’est-ce qui va se passer, selon vous ?

Eh bien, nous étions invités à cette table. Nous ne sommes pas décideurs. Ce sont eux.

Si leur décision vous pousse à descendre à 7% de baisse des tarifs de consultation, que ferez-vous ?

On ne va rien faire. Il faudrait qu’on signe un papier. Mais comme on ne signera pas ce papier-là, ce sont eux qui prendront la décision de déconventionner, de déstabiliser le système de soins. Le système libéral ne coûte pas si cher que ça contrairement à ce qu’on veut bien croire. Il est performant, efficace et utile à la population. Si on le déstabilise, c’est tout le système de santé qui sera déstabilisé. Ils prennent leurs responsabilités. (…) Une baisse de 5% des tarifs des actes médicaux, ce n’est pas forcément une baisse du volume d’honoraires. Si je fais deux consultations au lieu d’une, je multiplie les actes, les prescriptions et les dépenses de santé. C’est illogique de vouloir baisser la tarification des actes médicaux. On ne veut pas être complice de ce type de procédé. (…)

Comment feriez-vous pour baisser le volume d’honoraires ?

Le système de santé a permis à tout le monde de profiter, en faisant des actes qui n’étaient pas forcément nécessaires. Il suffit qu’on arrive à re-calibrer le rôle de la médecine libérale dans le système de santé (…) et on arrivera à faire les 250 millions d’économies. En plus, ce sont des économies qui visent la pérennité. Pas des économies de bout de chandelle (…).


Yves Laugrost trésorier general de A tia i mua

“Ça va coûter cher aux travailleurs et on ne l’accepte pas”

Quelle est la position de A tia i mua, en l’état des discussions ?

La présentation qui nous a été faite aujourd’hui, c’est une nouvelle augmentation des cotisations par rapport à celles qu’on avait acceptées. Avec encore de nouvelles choses à supporter pour les travailleurs, avec une baisse des remboursements des indemnités journalières par la CPS. A tia i mua n’est pas d’accord. Le gouvernement a perdu un an sur ce dossier, car il n’a pas voulu appliquer les accords des partenaires sociaux de l’an dernier. Tout ça va coûter cher aux travailleurs et on ne l’accepte pas. Ils ont décidé de peut-être déconventionner les médecins : nous disons ok mais il n’est pas question de recharger la mule des travailleurs (par une nouvelle hausse des cotisations, ndr).

L’effort demandé aux partenaires est lequel ?

Hausse des cotisations employeurs et salariés en 2011 ? C’est l’augmentation des cotisations sociales, baisse des remboursements. Ça fait lourd, et le travailleur ne peut plus, car on sait par ailleurs qu’il n’y aura pas d’augmentations de salaires. Et nous savons que les entreprises ne peuvent pas supporter plus. Donc, il (Gaston Tong Sang, ndr) doit trouver une autre solution et refondre le système. (YR)


Moana Tatarata, président du CA de la CPS

“C’est un peu tard, et se moquer des gens”

Le point d’achoppement, c’est la position des médecins libéraux ?

En grande partie. S’ils avaient voulu entrer dans le jeu comme tout le monde dès le départ, ça aurait pu être plus constructif, en participant à l’effort collectif. On sent bien qu’il y a eu beaucoup de réticences de leur part. Ils ont fait une dernière proposition à 5 %, mais c’est un peu tard, et se moquer des gens. (…) La plupart des acteurs du sujet ont demandé l’arrêt des discussions pour s’en remettre aux décisions que la CPS va prendre pour équilibrer le budget 2011. (…) Nous allons prendre (à la CPS, ndr) les mesures qui s’imposent. (…) Dans les faits, ça se traduira par soit des baisses de tarifs forcés, soit un déconventionnement de manière à équilibrer le budget. (…) Tout le monde a des difficultés dans le cadre actuel de l’économie de la Polynésie et les médecins ne sont pas les plus à plaindre dans cet environnement et je ne comprends pas vraiment leur position aujourd’hui. (…) (YR)

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Commentaires anonymes

03/09/2010 à 10h07

Il est malin le Follin que tout cela amuse plus qu'autre chose. Ses médecins et lui refusent qu'on touche à leurs tarifs et savent pertinemment que la CPS n'est pas en mesure de contrôler leurs actes. Sachant que la CPS était en difficulté, ils n'ont pas levé le petit doigt pour prescrire raisonnablement arrêts de travail, génériques, kiné, etc. Ce n'est pas demain qu'ils changeront. Et s'ils se disent prêts à se défaire de 250 000 millions, c'est avouer qu'ils encaissent un pactole. Ras le bol de ces taote tiroirs-caisses. Qu'ils arrêtent d'enfumer les polynésiens qu'ils manipulent depuis trop longtemps. Tatarata doit prendre son courage à deux mains et prendre toutes les mesures qui s'imposent comme de réduire leurs tarifs, sans hésiter.

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02/09/2010 à 18h05

Il existe une option supplémentaire donc d'autres partenaires qui devraient mettre la main à la poche qui font pas de bruits et qui passeront bien à la trape avec le brio de GTS.Les Assurances!!!Oui!!!Les Compagnies d'Assurances!!!En effet,Si certains ne cotisent jamais à la CPS,Et biens Ils doivent forcement cotiser quelques part!!Alors Je propose la contribution des Sociétés d'Assurances du Pays à la Réforme puisqu'elles proposent toutes aussi des prestations financières qui à rapport avec la PSG (la Santé et la Retraite)!!!GTS l'abonné est bien placé pour le savoir comme son fameux Haut Conseil Bistruc qui méninge à fond pour sauver notre PSG, ces colabos,ceux de Tarahoi et certains privilégiés!!!Ahhh!!!Les petites sucettes à la Tang Song and Co c'est pas discret!!!!AAaaahahahahahahahahahahahahahahahhh!!!!!!

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02/09/2010 à 13h31

Instituer une taxe pour financer les controles CPS des arrets maladie, indexée sur le nombre d'arrêts délivrés par chaque médecin.

Dans un premier temps, on troque ce système contre une autre taxe dont on fait grace aux médecins.

Deuxième temps, les médecins qui ne font pas n'importe quoi vont gagner de l'argent par rapport à quand ils avaient la taxe précédente, et ceux qui se sont fait une spécialité du certificat de complaisance vont payer de plus en plus cher (j'en connais à 200 consultations jour)
Si ça les calme pas, au moins la CPS gagnera de l'argent dessus.

02/09/2010 à 09h54

il y a trop de faux malades qui profitent de leur maladie pour demander à leur médecin de faux arrêts maladies. Pourquoi ne pas sanctionner ces faux malades et ces médecins qui prescrivent n'importe quoi. Ils ne se rendent pas compte que c'est nous les contribuables qui ne sont jamais malades qui devont payer pour ces profiteurs du système. Excuser moi la plupart du temps ce sont des jeunes travailleurs, ce ne sont pas les anciens. Quel honte ? Où va la jeunesse d'aujourd'hui, des futurs malades du travail, malades parcequ'ils ne supportent pas les reproches, dépressifs car intolérants à la frustration, malades car ils sont fragiles psychologiquement. Il faudrait les mettre en inaptitude au travail et plus de contrôle de la CPS et retirer sur leur salaire. Il y aurait moins de gaspillage dans la caisse maladie. Ceux qui sont malades doivent payer de leur poche, ils seront peut-être moins malades pour rien et on ferait plus d'économie.

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02/09/2010 à 09h44

alors quant à la baisse de la consultation, qu'est-ce que je ferai ???
une baisse de 10% et bien je prends quotidiennement 10% de patients en plus. Et hop ! Et pas sur 10% de temps de travail en plus, mais en accordant 10% de temps en moins aux autres patients.

les économies en santé se font à tous les niveaux, en parlant d'efficience médicale, d'efficience pharmaceutique, d'éfficience de la CPS...
un exemple, recemment j'ai été hospitalisé : je passe aux urgences, j'ai une prise de sang, je vais dans le service 2 heures plus tard, j'ai une prise de sang. J'ai un ami au labo qui regarde mes résultats : même prescription, mêmes résultats pour quelle utilité ???
Y a aussi à faire des économies à l'hopital. Y a pas mal de divas de la médecine là-bas, qu'il faudrait également controler.

Après je ne parle même pas des arrets maladies de complaisance, des surémunérations à la CPS, de l'incompétence des décideurs en termes de santé

02/09/2010 à 07h23

Parlons-en des arrêts maladies abusifs payés par les contribuables. Eh oui, quand on voit un agent de la fonction publique, payé 250 000 F pour démarrer, et en arrêts maladies depuis le début de son CDI et ce une semaine tous les mois durant plus de 3 ans, et 2 semaines d'arrêts maladies en décembre, personne ne s'en soucie, on ne dit rien, on laisse faire. Eh oui, dans le public, on laisse passer, pas de contrôle de la CPS, l'agent est bien vu de la direction, c'est pour ça. S'il était dans le privé, je crois bien que le patron l'aurait déjà foutu dehors pour non rentabilité, fainéantise et incompétence. Et on nous culpabilise car on le houspille un peu, et voilà, il ne vient plus, il est en arrêt maladie depuis 2 mois. Attention,il est fragile psychologiquemet ? Et pendant ce temps, il est payé plein salaire pendant 2 mois. Pour lui, la crise n'existe pas, et voilà qu'on le voit se balader en ville au Mac Do, comme si de rien n'était. Il n'est plus dépressif, la vie est belle. Les autres au bureau qui font son boulot, rien à faire, il est malade. Et le médecin qui lui délivre ses arrêts maladies intempestifs, il n'y a aucun contrôle de la CPS, on laisse faire. Qui paye les pots cassés pour des fainéants et des médecins qui se font manipulés par leurs patients, c'est nous les pauvres travailleurs toujours assidus et qui se font maltraités par la hiérarchie. Il faut que ça cesse. On devrait mettre en place un système où à l'issue du 3è arrêts maladie, le patient paye de sa poche et qu'on lui retire sur son salaire ces absences, on verra à ce moment-là, il y aura moins de faux malades.

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02/09/2010 à 06h57

et le cout du fonctionnement de la CPS ?
le gouvernement vont-ils payer la CPS maintenant ?
les arnaqueurs vont-ils rembourser ce qu'ils ont détourné ?

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01/09/2010 à 20h08

il n'y a qu'a baisser le remboursement des soins, donc moins de malades le lundi matin = un manque a gagner pour ces messieurs et un plus a gagner pour la caisse de prévoyance
idem pour les médicaments, comme ca il y aura moins de pharmacies et moins de médecins, et moins de trou a la CPS .

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01/09/2010 à 20h02

Et pan dans la xxxxxx des docteur
Et du cou on oubli les employe de la CPS qui gagne un max,les dirigeant de la CPS qui gagne un max et qui on une cayenne de fonction,les syndicacaca qui au passage s'en fout plein les poche,les politique qui paient pas de cotistion CPS et yen a certainement d'autre qui coute plus a la societe que les docteur.

Se sera qui la prochaine cible pour faire divertion?

Je propose ..... les vendeur de firi-firi, avec tout le gras qui nous font manger dans leur baignait,y son tout designer.

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01/09/2010 à 15h24

Le système de santé a permis à tout le monde de profiter, en faisant des actes qui n’étaient pas forcément nécessaires. Il suffit qu’on arrive à re-calibrer le rôle de la médecine libérale dans le système de santé[i][/i]
Ben voilà Messieurs les médecins tout est dit !!!;D

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01/09/2010 à 14h07

ca fait des années qu'on entend les médecins refuser mordicus de baisser le niveau de leurs tarifs, en proposant en échange de "s'engager" à prescrire des médicaments de façon plus raisonnable, de "s'engager" à prescrire plus de génériques, de "s'engager" à réduire le volume d'actes médicaux, de "s'engager" à limiter le recours aux arrêts de travail...
Je suis dubitatif devant ce genre de position.
Ca voudrait donc dire que jusqu'à présent, il y avait des abus et qu'on a laissé faire? Ca voudrait dire qu'il y a des dépenses inutiles qui sont tolérées depuis tout ce temps? cela voudrait dire que les médecins n'avaient pas encore conscience des menaces qui pèsent sur la protection sociale?
Je me trompe peut-être, mais ce genre "d'engagements", ça me paraît très léger, voire moyennement honnête.
Qu'est-ce qui nous prouve que les objectifs seront atteints, cette fois? Qu'est-ce qui empêchera un médecin, un peu individualiste, de continuer à prescrire des médocs à tout va et de mettre ses patients en arrêt de travail abusif, pour se les mettre dans la poche? Quelles sont les sanctions?

Non, vraiment, pour moi, seule la réduction des honoraires permettrait de s'assurer d'une réduction effective des déficits. En plus, une telle baisse me semble juste, si les autres partenaires (y compris les affiliés) assument leur part d'effort. Les médecins qui ne veulent pas jouer le jeu n'ont qu'à se déconventionner, et on verra s'ils arrivent à avoir de la clientèle sans l'aide de la collectivité.
Les autres devront attendre quelques mois de carrière de plus, avant de se payer une Cayenne...

Commentaires anonymes

01/09/2010 à 14h00

Iaorana, une seule phrase peut encore tout résumer :[b]Tout le monde a des difficultés dans le cadre actuel de l’économie de la Polynésie et les médecins ne sont pas les plus à plaindre dans cet environnement et je ne comprends pas vraiment leur position aujourd’hui.[/b], donc une participation à l'effort collectif pour redresser le pays ce n'est pas la mer à boire, c'est même une question de solidarité pragmatique...

Ropinia

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