Publié le vendredi 12 mars 2010 à 11H16
ÉCONOMIE - La désorganisation du secteur menace la production
La filière du pandanus offre du travail à des centaines de personnes dans plusieurs îles telles que Moorea, Maiao et Bora Bora. Plusieurs dizaines de milliers de m2 de toitures en pandanus sont posées chaque année, mais la filière est peu structurée. La concurrence avec les produits importés est rude et la production a chuté : le pandanus doit réagir et se moderniser. Lire la suite de cet article ici et le dossier complet avec nos correspondants à Maiao, Bora Bora et Raiatea dans La Dépêche de Tahiti.
Importation et effondrement de la production
Peu de données et aucune taxe ni patente
Outre la concurrence avec des produits importés, la filière du pandanus souffre d’un manque d’organisation qui pourrait bien lui faire du tort, voire la mener à sa perte, si des mesures ne sont pas prises rapidement pour répondre à la demande. En effet, en cas de cyclone, comme on l’a vu dernièrement, détruisant des milliers de mètres carrés de toiture en pandanus, la filière a du mal à répondre à la demande. “Personne ne sait exactement combien de gens travaillent dans le pandanus, ni qui en produit et en quelle quantité, car rien n’est quantifié, nous n’avons pas de statistiques, il n’y a pas de déclaration à faire et les producteurs ne fournissent pas de chiffres : c’est une économie parallèle”, indique Chantal Phan Thi Ngoc à l’ISPF. “Il n’y a pas besoin de patente pour produire, ramasser ou tresser le pandanus, et seuls les installateurs, les charpentiers ou les entreprises de travaux en tous genres sont soumis à la patente”, ajoute Arthur Adams, responsable du fichier des entreprises à la CCISM. “Il serait bon que le ministre éclaircisse cette situation qu’il doit bien connaître. Il faudrait que l’on puisse décentraliser et développer cette profession car elle permettrait de donner du travail dans les îles”, ajoute ce dernier. Effectivement, le fait que la production de pandanus ne soit principalement faite que sur trois îles en Polynésie, et dans le même archipel de surcroît, laisse planer une véritable épée de Damoclès au-dessus de ce secteur.
Une filière qui doit se professionnaliser
Si un cyclone venait à frapper Moorea, Maiao et Bora Bora en même temps, comment, dans ce cas, ne pas être tenté de réparer avec autre chose que du pandanus ? Les stocks sontils suffisants ? Comment optimiser les livraisons ? La recherche et la mise en oeuvre de solutions permettant d’allonger la durée de vie des toitures en pandanus et leur résistance en cas de cyclone sont également des points à étudier pour éviter que la clientèle des hôtels, mais aussi que des privés, ne soient tentés par des produits importés plus cher à l’achat, mais plus rentables à l’usage. Bref, de l’activité purement traditionnelle, la filière du pandanus doit impérativement entrer dans l’époque moderne pour résister, devenir attractive et concurrentielle. Sans quoi sa survie en tant qu’activité pérenne risquerait fort d’être menacée.
Jean-Marc Monnier
Avantages et inconvénients du pandanus
Avantages : Les toitures végétales en pandanus ou en niau présentent de nombreux avantages. Ces matériaux aérés assurent fraîcheur et isolation, grâce à une régulation thermique naturelle. S’intégrant parfaitement à l’environnement local et donc particulièrement esthétiques, ces toitures offrent également une très bonne résistance au vent, à la condition toutefois d’être installées selon une inclination de 45 degrés.
Inconvénients : - Le coût, relativement élevé, est lié à la fragilité de ces matériaux écologiques. La durée de vie d’une toiture en pandanus ne dépasse pas 5 à 8 ans (si le traitement de base est bien réalisé). Celle d’une couverture en niau, moins chère mais d’aspect plus rustique, n’excède pas 3 ans. Le coût d’une toiture en pandanus ou en niau atteint donc 4 000 Fcp à 5 000 Fcfp le m2. - La difficulté de rencontrer les artisans spécialisés. Les architectes ont des contacts. (Sources : farepassion.com)
Faux plafonds en pandanus
Une activité complémentaire à la toiture en pandanus pourrait permettre de développer le secteur et donner plus de travail en matière de récolte et de tressage : la réalisation de plafonds en pandanus. Le rauoro doit alors être tout simplement raccourci en longueur, la fixation s’effectuant selon le même procédé qu’à l’extérieur du toit, voire même avec les agrafeuses pneumatiques ou mécaniques que l’on utilise pour les faux plafonds en PVC. Ce plafond en pandanus permet de donner un style local à l’intérieur des fare tout en jouant le rôle d’isolant thermique, fonction que ne jouent pas, ni les toits en tôles, ni même les toits en palmex. “L’énorme problème avec le palmex, c’est qu’il ressemble au pandanus, mais il laisse passer la chaleur, ce qui fait que sous un toit de palmex, il faut plafonner, ce qui finalement augmente le tarif global de la toiture”, explique un spécialiste du secteur.
Toiture palmex
Proposé en plusieurs modèles, le Palmex est garanti 20 ans par le fabricant canadien, et présente des avantages, comparé au pandanus naturel. “Les détails et la texture des feuilles Palmex doivent leur aspect naturel à un polymère très résistant aux agents chimiques, aux ultras violets et aux impacts divers provoqués par les intempéries ou le soleil”, indique la société Palmex. Celle-ci précise sur son site interne que son produit est “manufacturé à partir d’un polymère ignifuge”. Un argument pour assurer les fare… Par contre, le coût du Palmex est plus élevé que le pandanus, mais il est compensé par la durée de vie qui est plus longue. L’importateur local est depuis quelques mois la société Design Kit : (http : //designkit-pacific.com).





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30/03/2010 à 04h28
Pour quoi pas importer les feuilles et les tresser dans lísle?
Içi en Amazonie Bresilienne il y a tant de Pandanus , que on sait pas quoi en faire....!?
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16/03/2010 à 10h23
page à consulter :
http://hirofarepote.wordpress.com/2010/03/16/leconomie-parallele-du-pandanus/
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15/03/2010 à 18h45
Faut faire un choix sinon c'est la nature qui va le faire à notre place. Soit on décide d'investir sur des déchets industriels, bla bla bla fiu de développer sommes très bien informés grâce aux médias.......
Soit on décide d'investir dans les produits 100 pour 100 naturelle, bla bla bla aussi..... forcément protection de la nature....
Feruri maita'i... Nana!
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15/03/2010 à 11h52
C'est le moment d'investir dans la création d'une société spécial le pandanus, mais sans pour autant délaisser la concurrence comme palmex. C'est comme les crevettes locales, une loi va bientôt, à moins que c déjà fait, interdire l'importation, sous prétexte que ça va bouster le travail local?! pffff... Teva Siu, si tu veux bouster le travail local, il faut baisser tes tarifs, enfin t'es plus intelligent que moi de comprendre que si on a pas de concurrence c'est toi même qui décide d'appliquer tes tarifs. A moins que tes copains du gouvernenement fassent de tes produits la première nécessité et réglementarisent le prix de vente, là je ne dirais rien. Mais je ne penserais pas moins non plus. C'est pareil au même que pour le pandanus et pleins d'autres produits.... A+
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15/03/2010 à 11h40
ca aurait pu etre le titre de cet article ...!!
dommage que l'article ne parle pas des "revendeurs"
Le savoir faire des habitants de Maiao ont fait la reputation du beau rau'oro..( connais pas le rau'oro de bora bora ou les autre iles)vraiment ils sont désorganisés ces gens la?
professionnaliser c'est vraiment des idées a la C...
parce que les habitants des iles se debrouillent pour suvrivre voila mama rahi qui veut trouver des revenus donc allez hop des taxes..des patentes.. des impôts... vraiment on devient fenua popa'a roa chez nous!
le monopole du rau'oro? parlons en des différents monopoles qui ont fiat la fortune de certaines personnes? vanille, cie aerienne.. cie maritimes.. rix.. sucre..ect..??
ca serait plutôt a ceux qui se font du fric sur le dos des planteurs et tresseurs qu'il faudrait règlementer.eux ce sont un fric max et exigent des planteurs a leurs vendre a eux et eux seuls les rau'oro...!!
d'ailleurs il me semble que monopole est un " peu tumu no to tatou Ai'a here"
Pas de patente pour planter, récolter, tresser le pandanus comme heureux! si non y a plus qu'a taxer les propriétaires de cocotier aussi (lol)!et ceux des tumu mape aussi !!
a part ca rau'oro c'est beau !et continuez comme ca ceux qui veulent proffessioanliser ce secteur et bientot nos mo'otua vont pouvoir regarder un toit rau'oro sur internet because it will be gone for ever!
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15/03/2010 à 07h37
Apparemment, c'est un gros poisson cette histoire de pandanus.
Et là, un truc m'échappe : pas de patentes, pas de taxes... heureusement que je suis assise!
Ce sont des producteurs, non? alors à soumettre à la même règlementation que les agriculteurs;
ou alors ce sont des artisants, alors à soumettre à la réglementation des artisans...
Une fois de plus, c'est du grand n'importe quoi.
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15/03/2010 à 07h31
Il est temps d'aller plus loin dans les hôtels!
Supprimer les lits et les remplacer par des peue des Australes
Éliminer toute nourriture importée et ne servir que du taro et du poisson.
Évidemment supprimer les couverts etc...
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14/03/2010 à 17h09
La filière du pandanus est en difficulté ? Pas de problème !
Le ministre de la culture, affilié aux producteurs n'aura qu'à accorder des subventions !
Encore un super prétexte pour arroser la famille !
Et quand va-t-on interdire les bateaux à moteur ainsi que les véhicules et appareils électriques dans les hôtels ? Ca fait quand même pas "local" tout ça !!!
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14/03/2010 à 15h13
ps : tes amis du gouvernement acutel que je respecte car la majorité de la population a voté pour eux... Nana!
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14/03/2010 à 01h13
et avant la construction d hotels à outrance à Bora Bora, et avant le main mise par la famille Teriipaia sur le business du pandanus à Bora Bora....le prix du paquet était à 1500 cfp.....
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13/03/2010 à 17h39
Une toute petite remarque:dans une grande surface d Arue le prix des tomates locales frisait les 900 frs/kg et sous le prix on pouvait lire PPN...
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13/03/2010 à 09h20
Ma réflexion porte d'avantage sur la situation de crise que travers le secteur de l'hôtelerie actuellement dans l'ensemble du système économique polynésien. Que constatons-nous ? Des coûts de séjour dans les hôtels qui disuadent les touristes à visiter nos îles ajoutés à ceux du transport régenté par un monopole étatique.
Ne recherchons-nous pas à réformer le "système" justement pour une meilleure compétitivité sur les marchés afin d'attirer ses chers consommateurs pourvoyeurs de richesses pour notre économie ? Bien sûr ! J'ai plus le sentiment dans cette histoire de pandanus, que l'on perdure un système d'assistanat qui grève les centres de coûts de nos entreprises plutôt que de les réduire. L'aide sociale doit être dissociée du moteur économique de sorte qu'elle ne puisse pas l'impacter de manière directe, et se voir dédier des ressources affectées sur les exédents dégagés par la croissance.
Pas de croissance, mesures d'austérité. Il est impossible de vivre au-dessus de ses moyens, une évidence à mon sens.
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13/03/2010 à 08h31
Ma réflexion porte d'avantage sur la situation de crise que travers le secteur de l'hôtelerie actuellement dans l'ensemble du système économique polynésien. Que constatons-nous ? Des coûts de séjour dans les hôtels qui disuadent les touristes à visiter nos îles ajoutés à ceux du transport régenté par un monopole étatique.
Ne recherchons-nous pas à réformer le "système" justement pour une meilleure compétitivité sur les marchés afin d'attirer ses chers consommateurs pourvoyeurs de richesses pour notre économie ? Bien sûr ! J'ai plus le sentiment dans cette histoire de pandanus, que l'on perdure un système d'assistanat qui grève les centres de coûts de nos entreprises plutôt que de les réduire. L'aide sociale doit être dissociée du moteur économique de sorte qu'elle ne puisse pas l'impacter de manière directe, et se voir dédier des ressources affectées sur les exédents dégagés par la croissance.
Pas de croissance, mesures d'austérité. Il est impossible de vivre au-dessus de ses moyens, une évidence à mon sens.
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13/03/2010 à 06h42
URGENCE POUR NOS ÎLES.
LES DEBARRASSER DE TOUS CES INCOMPETENTS
QUI LES RUINENT.
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12/03/2010 à 23h58
C'est quand même curieux: dans les pays pauvres, les habitations sont couvertes en pandanus, car la tôle est trop cher, et que le pandanus foisonne dans la nature. Ici c'est l'inverse, les tôles qui proviennent de pays lointains et demande à partir de la matière première, énormément de valeur ajoutée, sont moins cher que pandanus qui pousse naturellement .
En fait, c'est comme tout ce qui est produit ou vendu ici, c'est hors de prix.
Est ce que quelqu'un peut m'en donner la raison ?
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12/03/2010 à 19h24
La production de Palmex n'aurait jamais été autorisée en Polynésie.
Il y a certaines entreprises qui dérangerait trop, car elles peuvent faire concurrence à d'autre entreprises locales qui sont trop copains avec les dirigeants du pays.
La concurrence? c'est nous qui décidons car c'est nous qui commandons ici. Et si t'es pas content...:o8)
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12/03/2010 à 17h59
Je voudrais donner mon avis sur deux points: 1) les prix indiqués de 5000Fcp du m² sont à multiplier par 2 voire 3 sur Bora Bora... Le Palmex ne laisse pas passer plus de chaleur, et il garanti une excellent aération , par contre le procédé pourrait être grandement amélioré si on modifiait le produit de façon à supprimer cette baguette grise pas pratique du tout à la pose, et qui doit représenter un surcoût important.
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12/03/2010 à 16h59
Cela fait pas mal de temps que les architectes (intelligents) font réaliser les toitures des bglws par un contre-plaqué étanché souvent réflechissant, avec par dessous un tressage végétal rapporté et un habillage décoratif en pandanus cloué sur des "sur-chevrons".
Les hôteliers étaient trop fiu d'avoir des poussières et fuite d'eau tombant des toits.
Cet habillage qui apporte de l'ombre, donc une bonne protection thermique, peut aussi bien être du niau NON TRESSÉ regarni de temps à autre par des palmes tombées des cocotiers.
Ce toit est ainsi très bon marché et permet un recyclage immédiat de ces palmes !
Economique, fiable, en respact du traditionnel et écologique, que demander de plus ?
Pour mémoire, le premier à l'avoir fait faire est feu Alain Fiquemo à Tetiaroa après le cyclone de 82.
Personnellement je trouve ce Palmex franchement laid, faisant vraiment "toc", créant des toitures chaudes, et très très cher pour le simple plastoc que c'est ! Je comprend tout à fait les responsables de Bora, puissent toutes les îles l'interdire !
Manquerait plus que des faux bambous en plastique des lampes solaires et des paysages de lagon en trompe l'oeil avec des enregistrement de lagon ! lol
@+
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12/03/2010 à 14h16
Si j'en croit la représentante de Palmex, il y a eu une proposition d'implanter l'usine de fabrication en Polynésie. Il serait intéressant de compléter l'article en interrogeant la direction de Design Kit.