14 ans de prison pour le “tahua d’opérette”

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Publié le jeudi 02 septembre 2010 à 10H20

William Mariteragi reconnu coupable de viols sur six femmes

assises150.jpgWilliam Mariteragi a été condamné hier par la cour d’assises à 14 ans de prison pour plusieurs viols commis sur six femmes.  Il était parvenu à obtenir des faveurs sexuelles en faisant croire aux victimes qu’il était habité par leurs ancêtres.  Durant les deux jours de procès, il n’a jamais livré d’explication claire sur ses agissements.

“Lors de sa garde à vue, l’intéressé avait déclaré : “Je veux dire merci à la justice de m’avoir incarcéré car je ne ferai plus de mal aux femmes”. Je vous demande de ne pas le décevoir”. La formule de l’avocat général Simier, adressée aux jurés, a fait son effet lors de la dernière journée d’audience du procès de William Mariteragi. Le représentant du ministère public avait demandé à ces derniers de reconnaître l’accusé coupable des viols commis sur six femmes de son entourage et de le condamner à 18 années de réclusion. La cour d’assises est allée dans son sens, bien qu’elle se soitmontrée légèrement plus clémente en prononçant finalement 14 ans de réclusion. Pour le parquetier, “le tahua d’opérette”, qui se servait de ses supposés dons de médium pour convaincre ses victimes (très versées dans les croyances traditionnelles) d’avoir des rapports intimes avec lui, n’a pas livré, durant les deux jours d’audiencement, “d’explications” concrètes sur les faits. Pour qualifier ses agissements, le quadragénaire s’est contenté d’évoquer, à de multiples reprises, ses “conneries”, ce qui a particulièrement irrité l’avocat général : “Des conneries. C’est quoi ? C’est violer de jeunes vierges ? Le code pénal trouve une autre appellation, c’est un crime”, a martelé celui-ci. “C’est un danger public” Avant les réquisitions, les avocates des plaignantes avaient d’ores et déjà enfoncé le clou face à un homme absent de son propre procès, à l’attitude qui frisait parfois l’arrogance et la désinvolture : “Dans le box des accusés, vous avez un individu qui est dangereux.

C’est un danger public (…)

La seule personne à avoir du pouvoir dans cette salle, c’est vous”, a lancé Me Oputu aux jurés. Sa consoeur, Me Genot, a rappelé les séquelles causées par ces viols sur des femmes parfois mineures au moment des faits. “Elle a des problèmes gynécologiques dus à ce stress lié aux viols. Elle ne peut pas avoir d’enfant”, a expliqué l’avocate en évoquant l’une des plaignantes. Même son de cloche de la part de la psychologue qui s’est chargée de dresser le profil de William Mariteragi, un homme “suffisamment habile pour obtenir ce qu’il veut”, “un escroc polyvalent”, qui s’était intéressé “à l’argent par le passé, au sexe aujourd’hui”. “À aucun moment, il n’a eu le moindre regret, la moindre compassion”, a-t-elle ajouté. Difficile dans ces conditions pour le conseil de l’accusé, Me Jourdainne, de trouver les mots justes d’autant que son client n’a jamais consenti à fendre l’armure et que ses demandes de “pardon” à l’égard des victimes sonnaient faux.

“Quand tu fais des conneries, tu purges tes peines”

L’avocat a tout de même estimé que le jury ne pouvait faire “un amalgame” des dossiers de chacune des victimes qui devaient, à son avis, être étudiés au cas par cas. L’une des plaignantes avait, en effet, indiqué avoir “pris du plaisir” lors d’un rapport sexuel avecWilliam Mariteragi, alors qu’une autre avait affirmé que l’accusé était le père de son enfant, issu du viol, bien que les expertises génétiques aient rapidement démontré le contraire. En outre,Me Jourdainne a plaidé le fait que pour que les viols soient établis, il était nécessaire que la contrainte physique ou morale soit avérée : “Lesmenaces ne sont pas constituées (…) Estce que ses victimes avaient la possibilité de résister à ce qu’il voulait ? Et bien oui !”, a-t-il dit en soulignant que plusieurs jeunes femmes s’étaient opposées aux avances mystiques de son client, avec succès. À l’annonce du verdict,William Mariteragi a accueilli sa condamnation sans broncher. Plus tôt dans la journée, il avait déclaré à propos d’un placement en détention antérieur pour des faits d’escroquerie : “Quand tu fais des conneries, tu purges tes peines”. Il ne lui reste plus qu’à passer à la pratique.

J-B. C.

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03/09/2010 à 17h06

Les bourgeois, les brocs de fer, qui droguent des femmes, des jeunes filles mineures pour mettre sur internet, et revendre à l'étranger ou sur le territoire; à leur insu des films et les photos qui ruineront leur avenir, opèrent depuis des dizaines d'années sans jamais être inquiétés.>:(,
De plus ces drogues induisent une addiction à l'insu de la victime, et les souvenirs enfouis, des troubles psychologiques d'autant plus graves que leur origine inconnue empêche de les soigner.
Cette publicité sournoise attire, dans l'entourage de ces femmes, de nouveaux prédateurs qui se feront passer pour d'innocents prétendants mais les traiteront comme des filles de rien.
Faire un exemple c'est bien, si on le faisait avec un plus gros poisson ce serait vraiment de la justice.
Merci pour cette tribune.

Commentaires anonymes

02/09/2010 à 20h17

Enfin le nom du gars est cité !
Le tueur au 4x4 est toujours anonyme, comme les trafiquants d'Ice ...

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