Tong Sang : “On essaie d’être au plus près des besoins”

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Publié le samedi 06 février 2010 à 14H48

URGENCE - Le Pays veut identifier au plus vite les dégâts

Avant même d’avoir une information complète sur la situation des Australes, l’état de catastrophe naturelle était déclaré, hier matin, par le conseil des ministres extraordinaire pour les Australes.

Concernant l’île de Rurutu, le comité opérationnel du Pays (COP) avait rapidement recueilli des informations selon lesquelles les infrastructures routières et aéroportuaires de l’île avaient résisté au passage du cyclone Oli. En revanche, à neuf heures, les communications avec Tubuai n’étaient toujours pas rétablies. Néanmoins, le subdivisionnaire de la direction de l’équipement avait pu fournir des informations sommaires au COP, sur les conséquences du passage de Oli sur l’île.Àneuf heures dumatin, les vents y étaient encore forts, et l’île sérieusement marquée par l’effet des pluies diluviennes conjugué à la montée des eaux. Lors d’un point presse, mené à l’issue du conseil des ministres, Gaston Tong Sang a fait savoir que son gouvernement attendait le feu vert pour sauter dans l’avion présidentiel et se rendre au plus vite dans ces îles pour une mission menée conjointement avec l’État. Un seul impératif pour pouvoir y aller : être sûr que les pistes de Rurutu, et de Tubuai, seraient praticables dans la journée. C’est finalement vers 11 heures du matin que le vol a été confirmé. Aux alentours de midi, l’avion présidentiel décollait de Faa’a, avec à son bord, une partie du gouvernement, le haut-commissaire, la ministre de l’Outre-mer.

140 kits MTR disponibles

Sur place, le Pays veut identifier au plus vite les dégâts, le nombre de sinistrés, et lancer la reconstruction le plus rapidement possible. L’OPH dispose de 100 kits MTR neufs, et le FDA d’une quarantaine. Si nécessaire, leur affectation ira donc en priorité vers les Australes. “Ils peuvent être montés en quinze jours”, a déclaré Gaston Tong Sang, en précisant que ces constructions sont anticycloniques. “On essaie d’être au plus près des besoins”, a-t-il déclaré en substance. Par contre, leur attribution se fera au terme d’une opération de recensement et sous l’oeil d’un expert du bâtiment indépendant, pour balayer toute suspicion de favoritisme ou de clientélisme, prévient le gouvernement. D’ici là, il y a l’urgence ; le gouvernement a prévu d’expédier, par avion, une centaine de bâches pour permettre aux habitants de s’abriter de la pluie. Les navires administratifs Tahiti Nui I et VIII, eux, n’attendaient que le feu vert pour appareiller. Ils devraient partir aujourd’hui. À leur bord, figurent des engins lourds, du personnel de divers services d’intervention. Trentesix à quarante heures de mer seront nécessaires pour se rendre sur place.

Y. R.

Le budget du CAVC ne suffira pas

Pour faire face aux conséquences du cyclone, le Pays pourra s’appuyer sur le budget du compte d’aide aux victimes des calamités (CAVC) dont le budget est de 225 millions Fcfp pour 2010. Mais “la reconstruction va sans doute dépasser le milliard”, selon le vice-président Édouard Fritch. Il pourrait donc y avoir des réaffectations budgétaires, voire des emprunts en fonction de la nécessité.

Recensement des sinistres, le préalable à l’indemnisation

Recensement des dommages et des identités des sinistrés sur les registres municipaux, puis constat sur le terrain des sinistres déclarés, puis commission de validation des indemnisations. Le dispositif d’aide financière du Pays se met en place. Le gouvernement a pris les arrêtés de “catastrophe naturelle” pour les archipels des Îles du Vent, des Îles Sous-le-Vent, des Tuamotu et des Australes. De tels arrêtés permettent l’ouverture des procédures de recensement des dommages, préalables indispensables et obligatoires avant toute indemnisation pour les personnes victimes du cyclone. Comme l’indique un communiqué du COP, installé à la Présidence, les “indemnisations viseront prioritairement à redonner un toit décent aux personnes sinistrées dans leur habitation principale”.

Dans ce dessein, des équipes de recensement rassemblant les services du Pays ont défini et été mises en place pour chaque commune. Elles seront chargées, dans un premier temps, de recueillir toutes les informations sur l’identité des sinistrés auprès des maires, qui doivent ouvrir un registre de déclaration dans les mairies afin que les sinistrés puissent se faire identifier et décrire les dommages constatés (au besoin en fournissant des photos ou des documents). Ensuite, les équipes de recensement passeront constater sur le terrain l’ampleur du sinistre afin de l’évaluer. Les informations recueillies sur le terrain seront alors transmises à une commission de validation, à laquelle participera un expert indépendant, qui arrêtera le montant des indemnisations pour chaque sinistré. Ces aides accordées par le Pays seront complétées par celles pouvant provenir de l’État au titre d’un fonds de secours dont il dispose. La commission de recensement transmettra toutes les informations utiles aux services de l’État, et réciproquement, afin qu’il puisse traiter les dossiers qui ne font pas l’objet d’une indemnisation de la Polynésie française.

Les sinistrés qui ne l’auraient pas encore fait sont une fois de plus invités à se faire connaître rapidement auprès de leur mairie

Yann Roy
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Commentaires anonymes

08/02/2010 à 23h37

[i]“On essaie d’être au plus près des besoins”[/i]
"Alors dites nous ce dont vous avez besoins et on vous expliquera comment vous en passer";)

Commentaires anonymes

07/02/2010 à 21h35

Le budget du CAVC ne suffira pas!
Lol! Vos portefeuilles peuvent compenser ce budget! Allez, soyez solidaire jusqu'au bout, montrez-nous que vous êtes proche de la population!

Commentaires anonymes

07/02/2010 à 13h20

De tous les reportages, il n'en ressort que des évalutations chiffrées.
Ah, au fait, combien s'évalue le prix d'un faré en carton et abrité d'une tôle ?
Combien coûte un 4/4 ?
Bon, à méditer.

Commentaires anonymes

06/02/2010 à 20h47

[s][b]ATTENTION GTS[/b][/s] : On nous observent des 4 coins du monde, soit on aide les sinistrés, soit on le fait pas, mais on n'essaie pas.
La compétence est dans votre camp, c'est maintenant ou jamais...haiti>tahiti ok >>> et maintenant c'est tahiti>polynesie

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