Publié le jeudi 30 juillet 2009 à 09H33
MAUPITI - Les descendants du grand explorateur se recueillent sur sa tombe, mais…
Vers le quatorzième siècle, Kupe quitte son île (Raiatea) pour découvrir les îles Cook et la Nouvelle- Zélande. La mort n’a pas permis à ce grand navigateur de regagner son île d’origine et l’a fauché à Maupiti où il a été enterré. Plusieurs siècles plus tard, c’est en creusant pour planter des pastèques sur le motu Paeao qu’un habitant a découvert des objets anciens.
En 1963, le professeur Sinoto authentifie le collier de dents de cachalot comme celui offert à Kupe en Nouvelle- Zélande et confirme l’identité des ossements retrouvés. Aujourd’hui Kupe a de nombreux descendants à Maupiti (familles Tamati, Mohi, Apuhi, Taurua) et dans plusieurs îles du Pacifique.Roland Tauaroa et Guilloux Taurua ont permis à certains d’entre eux, venus spécialement d’Hawaii, Rapa Nui et Nouvelle- Zélande, de réaliser leur rêve : se recueillir sur la tombe de leur ancêtre.
Filmé par deux télés
Une cérémonie du souvenir les a réunis aumarae évoquant le triangle polynésien qui a été érigé près de cet emplacement.
Offrandes de nourriture, purification des pierres avec de l’eau de coco, discours, l’événement a été filmé par deux télévisions Néo-Zélandaise : pour les news par Taori TV et pour le magazine d’histoire maori Waka Huia de TV NZ.
Néanmoins ce mémorial s’est déroulé en privé dans une atmosphère de recueillement et de communion abolissant les barrières de langues et distances entre les participants. Le groupe de danse de Rapa Nui a clos la réunion par un hoko très dynamique.
De notre correspondante Véronique de Santana






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Commentaires anonymes
30/07/2009 à 11h54
oui l'archéologie doit rester pour la mémoire une valeur sur
alors a tetiaroa ne dilapides pas les vestiges de ses motus. par archéologie c'est ton histoire que tu retrouves alors ne laisse pas faire n importe quoi pense a garder tes racines
nana
Commentaires anonymes
30/07/2009 à 10h17
Je trouve que cette histoire est très belle.
fabuleux que des familles vivant au 3 coins du triangle polynésien aient conservé dans leur mémoire la généalogie d'un ancêtre du 14° siècle.
Fabuleux que la science corrobore le mythe.
Il me semble que les historiens (occidentaux) ont trop longtemps négligé les mythes polynésiens, pour leur préférer des indices matériels comme les objets, les plantes, les vestiges, le carbone 14... Or, nous avons conservé une mémoire, certes orale, voire légendaire, mais en bonne partie fiable, de notre histoire. Et ça, les historiens l'ont compris maintenant je crois.
C'est beau, et j'aimerais en savoir tellement plus sur ces voyages de la nuit des temps.