Publié le lundi 01 février 2010 à 08H26
Elle l’a dit en juillet dernier lors de son discours sur les grandes orientations de la politique de l'Outre-mer : “Les dossiers sont nombreux, passionnants et complexes.” Si la ministre chargée de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard semble avoir pris la mesure de la tâche qui lui incombe, ce qui l’attend toutefois pendant ces quatre jours en Polynésie, est particulièrement sensible. Car au-delà de renouveler la relation entre la Métropole et la Polynésie, il va s’agir, dès ce matin, lors la réunion de travail consacrée à la réforme électorale, puis cet aprèsmidi à l’occasion des échanges sur les suites des États généraux de l’Outre-mer, de s’attaquer à des sujets fondamentaux pour l’avenir d’un pays qui va très mal… Le but des États Généraux était de contribuer à bâtir une politique ambitieuse et donner un nouvel élan aux Outremer. Beaucoup sont restés sur leur faim, sans doute frustrés de n’avoir pas été entendus…Toutes les questions sur le choix d’évolution de la Polynésie ont-elles été posées ? L’avenir le dira…Quant à la refonte du système électoral, elle non plus n’est pas simple avec les fortes personnalités qui composent le Pays. Il va donc falloir faire du “sur-mesure” pour une Polynésie qui n’en finit pas de changer de costume politique. Car de grands enjeux attendent le fenua également en termes de logement, d’emploi, de tourisme, d’environnement et de développement maritime. Le rendez- vous avec la ministre chargée de l’Outre-mer est donc à ne pas “louper”, car il très certainement l’un des plus importants avant longtemps… Ce déplacement d’un “éclaireur” sur le terrain, pourrait déterminer le futur voyage de Nicolas Sarkozy en Polynésie, mais surtout mener enfin le Pays vers un nouvel avenir, qui l’inscrira durablement dans la région Pacifique. Dominique Jezegou





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Commentaires anonymes
03/02/2010 à 13h14
Si le but clairement affiché des E.G. était de donner un nouvel élan aux Outre-mers et si certains se sentent in fine frustrés, cette ministre fraîchement nommée et dépêchée en éclaireuse ne devrait pas tarder à les rassurer à cet effet.
Que ce soit sur le non désengagement de l'Etat français claironné à l'envi par ses meilleurs ennemis (et pas forcément ceux que l'on croit) ou dans sa manière d'accompagner financièrement des projets jusqu'à leur terme n'est en rien une manière de faire des économies sur le dos des citoyens de ce pays mais concourent à l'inverse à s'assurer que le bénéfice de la solidarité nationale ira bien aux Polynésiens avant d'aller conforter les coordonnés bancaires étrangères de certains professionnels de la politique.
Une ministre qui, à n'en pas douter, a su prenddre toute la mesure de la tâche qui lui incombe, en prélude d'une ("enfin c'est pas trop tôt"...) visite officielle de N. Sarkozy dans le but de présider aux destinées de la Polynésie dont les questions(dérangeantes ?) sur les choix d'évolution n'ont en fait jamais été posées aux citoyens concernés par nos élus toutes tendances confondues...
Il est en effet à déplorer qu' à l'instar de Marie-Luce Penchard, les leaders autonomistes n'aient jamais réellement su prendre la mesure de la charge qui leur incombait. D'où le discours, pour le moins cassant du président quant à l'idée d'indépendance du moins durant le temps de son mandat.
Si le droit à l'autodétermination ne fait aucun doute dans son esprit comme dans celui de la Constitution, il est évident qu'avant de penser assumer les responsabilités régaliennes imposées par la souveraineté, il faudrait songer à assumer les responsabilités directement liées à l'autonomie de ce pays dont tous les indicateurs ou presque sont en alarme maximale. En espérant que les phénomènes naturels n'en prennent pas la triste relève...