Publié le samedi 28 août 2010 à 09H41
Le mal de vivre gagne le paradis à touristes. Une quarantaine de décès par suicide est enregistrée chaque année. Des chiffres toujours en hausse... La tâche des membres de l’association “SOS suicide” à Tahiti, présidée par le docteur Stéphane Amadéo, est rude. Les moyens manquent. Ainsi, pour financer ses opérations, l’association profite de la journée mondiale sur ce sujet délicat pour organiser, le vendredi 10 septembre, une conférence-débat publique dans le hall de la mairie de Punaauia. La participation, fixée à 2 000 Fcfp, doit aider “SOS suicide” à collecter des fonds pour financer ses actions. L’association présentera, ce jourlà, son projet de centre de prévention du suicide pour accueillir des groupes de paroles, mettre en place actions et formations, ou encore, implanter une cellule “ligne de crise”. La religion est un autre refuge pour nombre de personne fragiles. La cérémonie de ce soir à Maria no te hau est un temps fort de réconfort pour les familles du fenua. Plus de 600 000 téléspectateurs de métropole devraient assister en directe à la 2 000e messe de ce rendez-vous dominical. Des moyens sans commune mesure avec ceux des bénévoles de l’association “SOS suicide”. F. Verprat




