Publié le mercredi 03 février 2010 à 08H29
Décidément, “Oli” a décidé de jouer avec les nerfs de tout le monde, après un comportement décidément bien capricieux au cours des dernières vingt-quatre heures : annoncée comme cyclone probable dès aujourd’hui, la - toujours - dépression tropicale s’est bien intensifiée dans la nuit de lundi à mardi, mais s’est surtout offert des petits caprices sur sa trajectoire prévue. Et hier soir, les dernières prévisions n’étaient pas très optimistes, puisque “Oli” pourrait passer à 250 km au sud-ouest de Tahiti , avec des vents aux environs de 110 km/h et une houle de 4 à 5 mètres. Bref, ça va secouer dans les lagons et dans les passes, et chacun sait que l’état de la mer est toujours ce qui est le plus impressionnant lors de ces phénomènes. Car rien ne lui résiste tout simplement. Il suffit de se rappeller des bonitiers projetés sur les quais dans le port de Papeete en 1986, ou de ces rivages tranquilles devenant tout à coup méconnaissables sous la fureur des éléments. En attendant de subir Oli donc, c’était hier la frénésie habituelle à Tahiti : la course aux cordes, planches, clous, bandes adhésives, sans parler des chaînes pour les bateaux, et des remorques pour tout sortir tout ce qui peut être sorti de l’eau. “En 1983, nous avons passé toute une journée à sortir les bateaux à moteur pour les entreposer au stade d’Arue”, nous a raconté hier l’un des responsables du yatch-club de Arue. Heureusement, pour l’instant, nous sommes plutôt sur un schéma qui ressemble à celui de 1997. À l’époque, les deux cyclones Oséa et Martin étaient passés à 400 km de Tahiti. Et personne ne les a oubliés ceux-là. Même si depuis le terrible Veena de 1983, plus aucun cyclone ou dépression n’est passé sur Tahiti. Yves Fortunet




