Publié le jeudi 13 novembre 2008 à 09H00
Le débat sur la réforme des retraites indexées divise clairement la Polynésie depuis quelques jours, avec souvent des opinions très tranchées. D’un côté ceux qui approuvent cette réforme et qui n’ont de cesse de dénoncer les privilèges jugés abusifs des fonctionnaires en Polynésie. Les actifs du privé en particulier, qui espèrent que la fin de ces privilèges permettra d’abaisser le coût de la vie au fenua, en particulier pour les locations ou les achats immobiliers.
Le tout parfois avec des vieux réflexes anti-bureaucrates, tant les accusations de nantis et de planqués sont bien ancrées dans la population. Tout y passe d’ailleurs, pas seulement les retraites ou l’indexation. “Tu te rends comptes, ils ont la garantie de l’emploi à vie. Et nous alors ?…”, m’a dit hier un travailleur du secteur privé. Remettant aussi sur la table la suspicion contre “ceux qui ramassent l’argent en Polynésie pour l’envoyer en France.” De l’autre côté, il y a ces fonctionnaires – en grande majorité des Polynésiens – qui ne comprennent pas ce qu’ils ressentent comme une trahison de l’État. Et qui rappellent que leurs avantages financiers profitent à l’ensemble de l’économie polynésienne, et donc au secteur privé. Tout en insistant sur la qualité nécessaire du service public. Le débat est passionné, et entre les deux positions tranchées, il y avait peut-être une solution raisonnable : une simple diminution de ces avantages par exemple, pour tenir compte de l’évolution de la société depuis 1952, date de mise en place de la retraite indexée. Mais à Paris, l’heure n’est plus à la demi mesure. C’est le nouveau style du gouvernement central. Même au prix de cette flambée sociale à Tahiti et ailleurs.
Yves Fortunet





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Commentaires anonymes
16/11/2008 à 12h23
Je suis tout à fait d'accord pour cela, mais il faudrait quand même leur laisser la chance de défendre leurs droits! Ils vont y participer c'est sûre et certain car le gouvernement Sarko c'est un gouvernement qui décide sans concertation aucune. Mais à mon avis ce n'est pas pour réduire les écarts du coût de la vie en Polynésie mais plutôt pour réduire les écarts que leur a coûté l'Union européenne avec le Marché Commun.La Polynésie, le gouvernement de Sarko en a rien a foutre puisqu'il essaie de se dégager des lois votées il y a 40 ans. Ce n'est tout simplement qu'un moyen de larguer la Polynésie française, ne serait-ce pas d'abord en faisant comprendre aux fonctionnaires métropolitains que cela ne vaut plus la peine de venir en Polynésie pour se remplir les poches? (et pourtant ils viennent bien ici dépenser pour vivre non? Ah moins bien sûr qu'ils fassent tout venir de France par avion! Ne se soumettent-ils pas au coût de la vie Polynésienne eux aussi? Enfin ceux que je plainds le plus c'est bien les fonctionnaires polynésiens qui seront bientôt gérés par le territoire et non plus par l'état! C'était aussi un des objets pour lesquels le STIP a fait entendre ses revendications il y a quelques mois encore! Et oui, l'état s'en fout du coût de la vie ici, et veut que le gouvernement actuel se démerde avec ses fonctionnaires. Où est-ce que le territoire va trouver les moyens de payer ceux qui sont censés enseigner à nos enfants les ntions minimales de la vie civique? Enfin bref, s'il faut, c'est normal, les fonctionnaires vont devoir passer à la gamelle des autres qui ne sont pas comme eux! Tu as tout à fait raison, mais n'est-ce pas aggraver la situation actuelle, que de dénigrer une "race" à part? Mais je vous le dis, l'état ne veut plus de nous!
Commentaires anonymes
13/11/2008 à 13h02
Oui , mais pour que le cout de la vie baisse , il faudra aussi que d'autres fassent un petit sacrifice sur leur marges ..
Je ne plaint pas les fonctionnaires , mais il faut qe ceux là aussi participent !