Publié le jeudi 11 mars 2010 à 08H55
Editorial “Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil”, chantait Charles Aznavour. Pas sûr qu’il ait raison... Certes, il est difficile de mourir de faim sous le ciel polynésien, tant la nature se montre généreuse en cocos, mangues, papayes, etc. Mais combien de familles en sont toutefois réduites au cafépain- beurre en lieu et place d’un véritable repas ? Impossible également de mourir de froid comme dans les grandes villes de métropole, et c’est une chance, mais cela ne doit pas occulter le fait que de plus en plus de couples vivent dans des voitures pour éviter de dormir entassés à neuf ou dix personnes dans un seul et même fare.
Le “paradis” polynésien a vécu, comme en témoigne l’article de Jean-Baptise Calvas (lire en page 19 de La Dépêche de Tahiti de ce jeudi 11 mars 2010), qui explique que pas moins de 55 000 Polynésiens vivent actuellement sous le seuil de pauvreté. Et il ne fait pas bon se retrouver le nez dans le ruisseau, car rien n’existe, hormis la protection sociale généralisée (PSG), lorsque l’on a le malheur de perdre son emploi. Contrairement à la métropole, il n’existe aucune caisse de chômage, et perdre son emploi est trop souvent synonyme de descente aux enfers. Les employés de l’hôtel Hilton à Faa’a en sont bien conscients, et c’est la raison pour laquelle ils entendent se battre pour obtenir des indemnités qui leur permettraient de survivre en attendant de retrouver un emploi. Seuls l’esprit de famille et la solidarité évitent à la société polynésienne de l’après-nucléaire d’imploser. La crise économique n’est pas finie, et les décideurs politiques seraient bien inspirés de se soucier davantage du sort des plus défavorisés...
D. G.





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12/03/2010 à 06h15
C'est pas la faute aux patrons sauf que c'est eux, en grande majorité, qui font partie des 20% les plus nantis et qui profitent de la crise pour "dégraisser" la masse salariale.
Tant que la redistribution des richesses ne sera pas équitable, il y aura de plus en plus de misère, et qui dit misère dit délinquance, agressions, vols, violence etc...
Il faut arrêter de penser perso et se dire que tout le monde a le droit d'avoir un toit et à manger.
L'excuse de dire que les gens n'ont qu'à travailler est une fausse excuse, il n'y a plus, depuis longtemps, de travail pour tout le monde et cela arrange bien le patronnat qui peut se permettre de mettre la pression sur ses employés.
Ce ne sont pas que les politiques qui sont responsables de la crise financière qui sévit dans le monde, mais les financiers, banquiers, actionnaires, patrons peu scrupuleux et autres notables qui s'engraissent sur le dos du reste de la population.
Nous allons droit dans le mur et les conséquences, ici ou dans le monde seront bientôt trés graves.
Lorsque l'on entend des mecs comme le directeur actuel de la CCISM (qui doit palper un super salaire) dire que les salaires, le SMIG, sont trop élevés, on peut se dire qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Je trouverai normal, justement, qu'il y ait une certaine transparence de faite sur les salaires des responsables de ces entreprises qui cumulent des emplois dans tous ces services, chambres ou organes politiques pour que la population sache qui leur demande de faire des efforts....
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11/03/2010 à 14h01
et qui va payer la caisse chômage?
ceux qui travaille?
la faute a qui tous ces chômeurs?
c'est pas la faute au travailleurs
c'est pas la faute au patron
c'est la faute aux élus qui encaisse nos impôts.
faisant le ménage et après parlant de caisse chômage.
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11/03/2010 à 12h44
Ce serait révélateur, si 55.000 vivent sous le seuil de la pauvreté, de connaître combien d'autres vivent à la limite du seuil de pauvreté ? et combien de ceux qui vivent tout juste au-dessus de ce meme seuil de pauvreté ?
Sommes-nous censés de croire qu'environ entre 10 à 20% de la population du fenua détient à elle seule 80% de la richesse de ce fenua, et les 80% se contenteraient des 20% qui restent ? Il ne faut s'étonner de ce pourcentage élevé de misère chez nous!
Une telle vérité ne plairait pas, notamment, ceux qui sont les tenants du pouvoir et qui ne se privent nullement de rien et qui continuent à s'enrichir davantage aux dépens de cette dernière catégorie!
Comme me partageait cette jeune femme de 39 ans, avec 200 mille par mois, 2 enfants à nourrir, un loyer, des échéances à payer, edt, le maa, les vêtements, les impots et tvs etc etc il en reste presque plus rien à la fin du mois...TOUT est cher, disait-elle. 200 mille aurait perdu sa valeur, elle ne représente qu'une valeur réelle de 100.000 juste en dessous du smig!
Et pourtant comme indiquait Rfo dans son reportage, il y ait des familles qui ne gagnent que 40.000 par mois. C'est inadmissible, alors que rien ne nous indique que les pouvoirs publics s'en soucient nullement alors qu'ils s'engagent déjà à préparer les prochaines élections de 2011 tout en envisageant comment départager cette meme richesse avec cette nouvelle réforme à la Sarkosite. C'est scandaleux!
Alors nunaa ma, débrouille toi, "chacun pour soi et Dieu pour tous"!
Faaitoito et bonne fin de semaine!