Publié le mardi 02 février 2010 à 08H28
Cette fois, c’est reparti. Comme en 1997 ou presque, le dernier très mauvais souvenir d’une saison cyclonique agitée : “Martin” puis “Oséa” avaient ravagé les Îles Sous-le-Vent en novembre, avec un bilan dramatique : l’île de Maupiti dévastée par les rafales et méconnaissable, Bora Bora défigurée également, et surtout, surtout, un mort et huit disparus sur l’atoll de Bellinghausen, parmi lesquels six enfants. Tous emportés par l’océan, passant d’un côté à l’autre de l’atoll... Douze ans plus tard, c’est à nouveau vers ces îles de l’extrémité Ouest de la Polynésie que les regards seront tournés ce matin, puisqu’une opération en hélicoptère est envisagée pour aller chercher les habitants de Scilly et Mopelia qui voudront bien être rapatriés (lire en pages 12 et 13). Le retour du phénomène El Niño va donc laisser ses marques en Polynésie pour cette saison chaude 2009-2010, comme on pouvait le craindre et comme La Dépêche l’avait annoncé depuis plusieurs mois. “Après Nisha, attention à Oli”, expliquait encore votre quotidien hier matin à la Une. Et si le mot cyclone s’applique à partir de vents établis de 110 km/h pour les Anglais, contre 118 km/h pour les Français - entraînant de fait une confusion des appellations dans le Pacifique sud partagé entre francophones et anglophones - peu importe pour les populations : il va falloir faire le gros dos cette semaine, en attendant que Oli s’évacue entre les Australes et la Société. Et lorsque l’on avait si chaud en décembre et janvier à Tahiti, il fallait bien se douter que cela aurait des conséquences.... Ah, j’oubliais : en 1997, la dépression Pam avait suivi une semaine après les cyclones Martin et Oséa... Yves Fortunet




