Publié le mardi 09 février 2010 à 08H41
Editorial Un drôle de débat a surgi, quelques jours après le passage dévastateur de Oli sur Tubuai. “Il faut dépolitiser la distribution de l’aide, et notamment des futurs fare MTR”, peut-on ainsi entendre. D’où ce coup de gueule d’un lecteur de La Dépêche, vraiment très énervé : “Encore heureux ! Mais quel besoin, quelle obligation de préciser cela ?...” C’est vrai que la Polynésie a encore en mémoire quelques dérives des années 1980, au point que la normalité des choses n’est plus ausi évidente qu’elle devrait l’être.
On a déjà eu une petite concurrence État-Pays sur la gestion de l’après-cyclone, il ne manquerait plus que ça, une distribution politique des aides ! Parallèlement à ce drôle de débat, d’autres lecteurs ont aussi dénoncé vigoureusement les vols commis pendant le passage du cyclone, ou juste après. La Dépêche a ainsi évoqué, dans son édition de samedi dernier, le vol commis dans un magasin de Hitiaa, et d’autres larcins ont été signalés à Moorea, Bora Bora et même Tubuai. Heureusement pourtant, ce phénomène semble mineur, et non pas un comportement collectif de pillage. Même si les vols commis provoquent l’indignation, ils ne sont pas à mettre au compte d’un reflet de la société polynésienne actuelle. Mais il vaut mieux surveiller ses affaires en toutes circonstances, comme lors d’un naufrage, par exemple, les bateaux étant systématiquement et très rapidement pillés sur les récifs. “Hélas, c’est partout pareil dans le monde”, nous a dit hier un ami...
Yves Fortunet




