Quand le diable s’invite

Publié le mercredi 01 septembre 2010 à 09H41

Mieux vaut ne pas invoquer le diable, car il pourrait venir sans être invité. Trop tard, il est déjà passé hier au tribunal. À la barre, un vrai faux tahua, qui avait besoin de rapports sexuels avec six belles du clan familial pour les guérir. Il leur faisait croire qu’elles étaient atteintes de cancers ou que « Satan » habitait leurs corps. L’une d’entre elles avait peur de faire des choses contraires aux besoins de l’ancêtre. Alors elle passait quand même à la casserole. Tout le monde craignait les tupuna dans cette famille…

Au tribunal d’à côté, en correctionnelle, un trafiquant de bonbon (surnom du pakalolo) de Paea prend 18 mois parce qu’il se baladait avec une belle quincaillerie au milieu de son herbe illicite : un Smith et Wesson de calibre 357 Magnum. Comme au Far West. Tupuna, tahua, Smith & Wesson, les audiences au tribunal valent leur pesant de cacahuètes. Moins drôle, un préavis de grève générale tombe hier, et menace de paralyser toutes les communes du fenua à compter de lundi prochain, le jour même où la délégation d’élus, président Tong Sang en tête, entamera avec la ministre de l’Outre-mer à Paris des discussions sur la réforme électorale. Et pour faire complet, les discussions sur la réforme de la protection sociale généralisée aboutiraient sur une solution de polichinelle : l’augmentation des cotisations sociales. Une grève générale dans les mairies en pleine crise économique et des charges en plus : ça sent la poudre ! Heureusement, le diable aurait peur de l’eau. Le TahitienManoa Drollet reste le plus fort à Teahupoo en sortant hier le numéro 1 mondial après avoir explosé le numéro 2, la veille. Les surfeurs tahitiens font honneur au Pays. Eux !

F. Verprat

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