La vague observée depuis les hauteurs

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Publié le dimanche 28 février 2010 à 12H27

DANS LES ÎLES

C’est une opération en tous points exemplaire qui a été menée à Ua Pou, conjointement par la gendarmerie, les mutoi municipaux et les sapeurs-pompiers, en prévention d’une possible arrivée d’une vague qu’on avait estimé pouvant atteindre une amplitude de deux mètres.

Toutes les leçons avaient été tirées de l’alerte de septembre dernier au cours de laquelle l’essentiel avait été assuré, à savoir la mise en sécurité des élèves du primaire et du secondaire. Le lieu de repli des collégiens choisi il y a plusieurs années s’était révélé inadapté et, désormais, c’est dans l’enceinte du CSP que devront se retrouver les collégiens, écoliers ainsi que les populations résidant dans les zones inondables de Hakahau, le village principal. Sur les hauteurs, disposant de vastes locaux, l’établissement reste à portée de ravitaillement si l’alerte dure plus que prévu.

La population disciplinée, les pêcheurs prenant les devants et l’ensemble des personnels responsables de la sécurité ayant parfaitement rempli leurs missions assurées à partir de très tôt dans la matinée et malgré la fatigue, tout le monde peut être satisfait. L’alerte a été déclenchée à 4h40, mais, les gendarmes étaient sur le pied de guerre depuis le lancement de la préalerte, vers 1 heure du matin. Reste à organiser un exercice pour l’évacuation du collège qui, comme l’ensemble des établissements d’enseignement, était fermé pour le week-end. Cela ne manquera pas d’être fait.

Quant au bilan, malgré de fortes turbulences dans les eaux du port de Hakahau et un reflux impressionnant des eaux de la baie précédant le retour de flots tumultueux, mais qui n’ont jamais inquiété les observateurs postés sur les hauteurs, il se révèle excellent : ni victime, ni dégât. Même résultat dans les cinq vallées où la vague s’est fait très discrète et n’a provoqué aucun dégât.

Les opérations ont été menées et coordonnées par le commandant de la brigade de gendarmerie, Olivier Pérez assisté de trois gendarmes. Les mutoi municipaux, à Hakahau comme dans les vallées ont assuré la sécurisation des accès aux zones inondables et les sapeurs-pompiers, sous le commandement de Dani Capron, ont maintenu une présence vigilante tout au long de l’alerte.

Hiva Oa, la plus touchée

Le passage du tsunami s’est fait particulièrement ressentir dans l’île de Hiva Oa, dans le groupe sud des Marquises. Sur place, les habitants nous ont raconté avoir vu la mer se retirer à partir de 8h20, sur vingt à cinquante mètres, puis revenir soudainement, avec une remontée d’eau sur plusieurs mètres, “au moins quatre mètres”, précisent des habitants de Atuona. Un bonitier qui n’avait pas pu être sorti à temps, s’est donc retrouvé à sec dans le port et a ensuite coulé lors du retour des eaux. Le quai de Atuona et la digue ont été inondés. Fort heureusement, les habitants des Marquises ont l’habitude de ce genre de phénomène et ont pris leurs précautions à temps, se mettant à l’abri sur les hauteurs. Pour Hiva Oa, l’ampleur du phénomène a été beaucoup plus impressionnant que lors du dernier tsunami de septembre.

Un voilier s’est également échoué après le passage du tsunami, mais à Nuku Hiva.

Témoignage à Rikitea

“La mer s’est retirée à cinq reprises”

Yves Scanzy nous a raconté, depuis Rikitea, l’alerte au tsunami lancée très tôt hier matin.

Yves, comment s’est passé la matinée ?

“L’alerte a été lancée à 5h, nous avons entendu la sirène. Ensuite, tout s’est bien passé, les gens ont quitté leur maison et ont pu gagner les hauteurs.”

Il y a eu beaucoup de monde évacué ?

“Oh oui ! Près de 80% de la population du village, ici à Rikitea, est montée se réfugier. Ensuite, après les premiers phénomènes, les gens ont recommencé à descendre. Ce n’était peut-être pas très prudent d’ailleurs, car il vaut mieux toujours attendre plusieurs heures que le phénomène soit vraiment terminé.”

Le tsunami était impressionnant ?

“En fait, c’était vraiment étrange, la mer s’est retirée à plusieurs reprises, j’ai compté : cinq fois. Elle a vraiment beaucoup reculé, on a vu surgir les patates de corail près du rivage. Et puis ensuite, elle est remontée à cinq reprises, mais sans vraiment monter beaucoup. C’était plus impressionnant de la voir se retirer !

Propos recueillis par Y. F.

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Commentaires anonymes

02/03/2010 à 19h24

Euhhhh par sms ? Qui va regarder ses sms à 4h du mat ? J'ai moi même une amie qui avait reçu un à 03h30 d'un copain en France et elle ne l'a regardé qu'à 7h00 alors je crois pas que ce soit là la meilleure solution. Quand au terme "vague" tu le dis toi-même d'où vient la source : "malgré l'insistance du journaliste". Si j'ai déjà eu à faire au HC mais pour quelque chose de différent, ils ont fait de leur mieux, il y a bien eu un résultat, pas vraiment ce qu'on espérait (mais on espère toujours plus n'est-ce pas ?) mais notre demande avait quand même été entendue. Enfin on va pas trop s'écarter du sujet principal non plus, l'alerte tsunami. Alors encore merci au HC !!!

02/03/2010 à 08h15

Moi plutot d'accors avec aue, le jour du tsunami une habitante des marquise passait en directe a la radio pour nous faire vivre en directe ce qui se passait chez eux. A aucun momen elle a sortie le mots vague malgré l'insistance journaliste qui voulait absolument ce mots la. Elle disai non s'est plutop une houle ou une marée, et voila que le lendemain le HC nous parle D'une vague de 4m, et entre nous s'il etaient au top, il ferrai mieux de nous prévenir par SMS que par leur sirène qui fonctionne une fois sur 2 et sa ce voi que tu n'a jamais eu a faire avec le HC, organise une manifestation populaire, la tu verra les grattes papiers, les conventions qu'il ne respecte meme pas.

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01/03/2010 à 22h15

Iaorana,

Je tenais juste à réagir à Mr ou Mme Aue qui écrivait "Ils sont bon au haut commissariat confondre une vague d'une maree haute que des gratte papier tres bon pour sa"... Faut arrêter un peu de rouspéter après ceux qui essayent au moins de nous prévenir dès qu'il y a du danger ! Au moins ils ont fait de la prévoyance, c'est pas ce qu'on pourrait dire pour bien des années auparavant ! Et le jour où ils diront rien, qu'est ce que vous direz ? "encore des gratte papiers" ? Moi je dis bravo au Haut commissariat ! Les râleurs resteront toujours des râleurs et des frustrés ! Si vous n'êtes pas content(e), alors prochaine fois, n'écoutez pas les alertes venant du HC et restez chez vous vous faire emporter par un gros tsunami, et un vrai cette fois !

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01/03/2010 à 11h11

Ils sont bon au haut comissariat confondre une vague d'une maree haute que des gratte papier tres bon pour sa.

Commentaires anonymes

01/03/2010 à 09h21

Pour UA POU,je pense qu'il faut renforcer la digue ou trouver un autre moyen de protection!

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