Le train-train de l’UNESCO…

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Publié le mardi 31 août 2010 à 09H10

HIVA OA - Inscription au patrimoine mondial

Une nouvelle mission, conduite par le ministre de la culture, Mita Teriipaia, et Tamara Maric, conseillère technique, accompagnés par Willy Tetuanui, le directeur du service de l’environnement, de Teva Quesnot, administrateur des Marquises, est venue, dans les trois îles du sud de l’archipel des Marquises, visiter des sites archéologiques pour ensuite en faire une liste susceptible d’être inscrits au patrimoine de l’UNESCO.

À cette mission, s’étaient joints également Jean- François Richard qui représentait l’État, Anny Pietri n’ayant pu y participer. L’association Motu Haka était là également avec son président, Toti. Une première réunion s’est tenue à lamairie avec le maire Etienne Tehaamoana, puis après s’être rendue à Fatu Hiva et Tahuata, la délégation a rencontré des habitants de Hiva Oa à la salle omnisport de Atuona. Lors de cette réunion, le ministre a rappelé le principe de l’inscription au patrimoine de l’UNESCO, insistant sur le fait que c’était un dossier nécessitant également un investissement important mais que, suite à la rencontre à Paris de Tamara Marik avec une commission de l’organisme international, pour le faire aboutir il fallait modifier sa teneur : “L’aspect culturel est insuffisant, il faut y ajouter l’environnement. Ce dossier est très lourd,mais lorsqu’il sera retenu, il permettra le développement touristique de l’archipel et lemaintien des jeunes dans leurs îles.”

Cinq ans de réunions

La conseillère technique duministère de la culture, TamaraMaric, a ensuite présenté les critères, naturels et culturels, auxquels doivent répondre les sites proposés au classement de l’UNESCO. Les Marquises correspondent exactement à ces critères avec leurs paysages exceptionnels, la richesse de la flore et de la faune indigène, et bien sûr la culture. Sans oublier trois cent quatorze espèces végétales endémiques, l’avifaune, et des sites remarquables comme la baie de Hanavave à Fatu Hiva. Un des critères exigé pour le classement, c’est le témoignage exceptionnel d’une tradition vivante et qui a failli disparaître, et son renouveau culturel. L’effondrement de la population au début du vingtième siècle dû à l’introduction de maladies contagieuses, la colonisation, font que les Marquises correspondent parfaitement à ce critère.

Par contre, si à Tahuata et Fatu Hiva, il a été aisé de choisir un site archéologique, ce choix s’avère beaucoup plus difficile pour Hiva Oa, compte tenu de sa richesse en témoignages de l’ancienne civilisation. Cent soixantedix- huit sites ont été répertoriés sur l’ïle suite, notamment aux travaux menés par Catherine Chavaillon et Éric Olivier. Avec deux sites incontournables, celui de Iipona à Puamau et celui de Upeke à Taaoa.Mais un seul doit être retenu au préalable pour le classement, même si plus tard, il sera possible d’en adjoindre d’autres. Il est également indispensable de se doter d’une législation pour protéger tous les sites et de l’appliquer.

La réunion a d’ailleurs permis à certains propriétaires de s’exprimer. Toutefois, comme bien souvent en Polynésie, du fait de l’indivision, ces sites possèdent de nombreux propriétaires et l’adhésion de chacun au projet devra être obtenue. Certains émettant des réserves ou des critiques devront être convaincus par l’utilité de ce classement au patrimoine mondial de l’humanité. De nouvelles réunions devront avoir lieu, bien ciblées cette fois avec les propriétaires des sites. Un des intervenants a d’ailleurs déclaré lors de cette réunion : “Cela fait cinq ans que nous faisons des réunions, le dossier avance comme un train, il serait temps de le prendre”. La population ne voyant jusqu’ici rien avancer concrètement, c’est plutôt le train-train du dossier de l’UNESCO. La prochaine fois il s’arrêtera au nord de l’archipel.

De notre correspondant Gérard Guyot

Gérard Guyot
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02/09/2010 à 08h06

---Ia orana BOB,
Je suis entièrement d'accord avec toi, le classement de sites par l'UNESCO en patrimoine mondial prend du temps mais là où le bat blesse, c'est que du point de vue d'un habitant même de HIVA OA qui a aussi participer à ces réunions d'informations, de présentations de projet et autres concertations en tout genre pour t'entendre dire à chaque fois pratiquement la même chose ou peu s'en faut, tu te dis qu'il y a un problème quelque part et que tu as l'impression de perdre TON temps ...

Moi ce que j'en pense, c'est qu'à un moment donné, il faut montrer du concret et arrêter de se "balader" à droite à gauche au frais de la princesse ou avec des frais de missions qui me semblent nullement remplies ...

Certes ça prend du temps mais il peut être aussi employé à meilleur escient.

Ropinia

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01/09/2010 à 19h35

Le classement à l'Unesco n'est pas anodin, c'est pour cela que ca prend du temps. Il ne faut pas croire qu'on puisse remplir un dossier et l'envoyer à un fonctionnaire qui pose un tampon et le valide ainsi.

Les vrais éléments sont ceux qui s'inscrivent dans le temps, et si des personnes n'ont pas la patience de voir construire les éléments de son classement à l'Unesco, c'est qu'ils ne croient pas vraiment à la richesse de leur patrimoine.

La plupart des sites classés à l'Unesco ont eu des dossiers de préparation sur de longues durées.

;)

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01/09/2010 à 10h12

Ouvrez votre ligne Atuona-Hawaii, ce sera moins cher d'aller aux Marquises que de passer par PPT et se faire saigner par Air Tahiti après avoir été saigné par ATN....
Les Marquises ont un potentiel de développement certain c'est sûr après tout dépend des personnes qui sont en charge de l'avancement du dossier alors Avec Mita aux commandes...MDR,c'est pas gagné !!!

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31/08/2010 à 14h58

Kaoha nui otou paotu.

A M. le Ministre et ses collaborateurs.

C'est bien de venir aux Marquises prôner l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Mais avez-vous pris la mesure de consulter les propriétaires des sites ? NON, pourtant votre service de la Culture les connais. Cela fait des années que l'on entend parler de l'UNESCO, mais personne n'y comprends grand chose, car vous parlez de retombées économiques, oui, mais pour qui ? et puis que va-t-il advenir des sites : l'entretien, les aménagements etc. QUI va financer cela ? Le territoire, la municipalité, les propriétaires ? QUI ?
Autour de ce projet, il y a malheureusement beaucoup de questions qui restent en suspens.

"il permettra le développement touristique de l’archipel" : très bien, mais quand on ne paye pas son billet, on ne rend pas compte du coût que cela génère, combien de touristes ou de locaux ont renoncé à aller aux Marquises à cause du prix du billet. Et puis, sauf erreur, il semble que ce soit une ligne très coûteuse pour Air Tahiti, qui en cette période de crise pourrait être amener à supprimer des vols ! Comment voyez-vous le développement touristique ?

Donc, Messieurs, lorsque vous venez organiser des réunions, venez au moins avec les réponses.

Cordialement.

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31/08/2010 à 14h24

[b]La population ne voyant jusqu’ici rien avancer concrètement, c’est plutôt le train-train du dossier de l’UNESCO. La prochaine fois il s’arrêtera au nord de l’archipel.[/b], ouais encore une fois tout est dit dans une seule et unique phrase.

-Cinq ans que ce dossier dure, faudrait voir à investir le temps et l'argent des agents de l'état, du gouvernement et du territoire en plus de ceux qui sont missionnés par l'UNESCO à des projets plus concrets et plus rapides, non ?

Ropinia

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