Le livre qui inquiète Gaston Flosse

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Publié le vendredi 20 août 2010 à 10H41

POLITIQUE - Deux journalistes enquêtent sur le sénateur

Fabrice Lhomme et Gérard Davet, respectivement chargé d’enquêtes àMediapart et grand reporteur au Monde, s’intéressent, depuis plusieurs années, à Gaston Flosse, auquel ils ont consacré de multiples articles. Ces deux journalistes qui, au quotidien, mettent “la plume dans la plaie”, pour reprendre la célèbre formule d’Albert Londres, sont notamment à l’origine des révélations explosives sur l’affaire Bettencourt.

Ils sont également à l’origine de l’interview polémique du procureur de la République, José Thorel, qui a suscité de nombreuses réactions dans les coulisses de l’institution judiciaire. Depuis quelque temps, les deux hommes s’attèlent à la rédaction d’un ouvrage sur l’ancien président du Pays, un “personnage hors norme”, qu’ils observent avec une certaine fascination. Interview croisée.

QUESTIONS-RÉPONSES Vous êtes à l’origine des révélations sur l’affaire Bettencourt/ Woerth, vous avez également enquêté sur le dossier des frégates de Taïwan. Pourquoi vous intéressez-vous aujourd’hui à Gaston Flosse ?

Fabrice Lhomme : Il y a un intérêt assez modéré, en métropole, sur les affaires tahitiennes en général, et Flosse en particulier, qui n’est pas quelqu’un de très connu, même si l’on a parlé de lui lorsqu’il a séjourné en prison. Mais on a trouvé que ce qui se passait était extrêmement intéressant, qu’il s’agisse des affaires, ce qu’elles disent des rapports entre la Polynésie et la France, et d’autre part le personnage Gaston Flosse qui est, que l’on soit favorable ou non à lui, quelqu’un d’assez extraordinaire, au parcours hors du commun. C’est pour ces raisons que l’on a décidé de se plonger sérieusement sur le cas Flosse et la Polynésie, les deux étant imbriqués.

Gérard Davet : J’ai commencé à faire des papiers pour le Monde, sur l’affaire JPK, il y a trois ou quatre ans. Je suis venu ici. J’ai approché le mystère Gaston Flosse, et je me suis dit que ce personnage était absolument fascinant. Il y a certes toutes les histoires qui lui tournent autour : l’OPT, JPK, etc. Mais durant 13 ans, il a été, à Tahiti, une sorte de prince, de roi local. Vu de métropole, c’est quelque chose d’incroyable. Les gens ne s’en rendent pas compte. Pour eux, c’est un sénateur qui a des affaires sur le dos, ou un exsecrétaire d’État proche de Chirac. Quand on veut aller plus loin, on s’aperçoit que c’est un destin assez incroyable, à la fois humain, p o l i t i q u e , f i n a n c i e r , entremêlé avec les affaires du RPR.

Le fait que la Polynésie se situe aux antipodes de la métropole ne suscite-il pas un certain fantasme ?

F. L. : C’est vrai qu’il y a des clichés, mais on veut voir la réalité, et on estime qu’on n’a pas besoin de la romancer ; elle est déjà t e l l e m e n t extraordinaire. Il se passe — ou il s’est passé — des choses, en Polynésie, que l’on aurait eu du mal à imaginer en métropole. Mais on fait la chasse aux fantasmes, on essaye de ne pas tomber dans la caricature. G. D. : Il y a eu des choses incroyables, en Polynésie, qui ne sont pas imaginables en métropole, ou qui ne le sont plus. Il y a eu de l’espionnage systématique des opposants, de journalistes, de la corruption à très grosse échelle ; et cette histoire d’assassinat, de meurtre ou de disparition, on ne sait pas très bien encore, de JPK. Tout cela crée un climat propice aux fantasmes, et on va essayer de ne pas tomber là-dedans.

Comment se déroulent les préparatifs de votre ouvrage ? Qui avez-vous rencontré en Polynésie et en métropole, et avez-vous eu des difficultés à obtenir des rendez-vous ?

G. D. : L’historique, c’est que le directeur des éditions Stock, Jean-Marc Roberts, a lu ce que Fabrice a fait sur Mediapart, et ce que j’ai fait dans Le Monde. Il a trouvé qu’il y avait un destin incroyable à raconter, sur le plan politique et humain. Il nous a dit qu’il serait bien d’aller plus loin, de faire ça sous forme de livre, même si on ne sait pas encore très bien quelle forme cela prendra exactement. À Paris, on n’a eu aucune pression, si ce n’est qu’il est parfois un peu compliqué de rencontrer des gens, et de les faire parler de Gaston Flosse, car le personnage a une aura, et les gens qui l’apprécient n’ont pas forcément envie de trop en dire. Ici, on voit tout ce qu’on peut voir de proches et d’opposants.

F. L. : Par rapport aux affaires que l’on gère habituellement, ce n’est absolument pas infernal. Gaston Flosse lui-même n’est pas accessible, pour l’instant. On devait le voir à Paris, il y a quelques mois, mais il a décommandé par téléphone, après avoir lu nos articles, en disant que si l’on avait écrit des choses pareilles, on avait forcément de mauvaises intentions, et qu’il était hors de question d’aller plus loin. C’est dommage, mais peut-être changera-t-il d’avis. Ce qui serait mieux pour tout le monde.

G. D. : On a le sentiment que Gaston Flosse n’a pas fait son deuil du pouvoir, et que tout ce qu’il a eu autour de lui de courtisanerie, de gens qui l’adoraient, lui a fait perdre une certaine vérité des choses. Pour lui, il a bâti une grande oeuvre, et il ne supporte pas l’idée que l’on puisse mettre en péril ou critiquer ce qu’il a pu faire. Donc, le travail des journalistes, c’est quelque chose qui l’insupporte, et je pense que l’on aura dumal à le voir.

Vous ne savez pas encore quelle forme aura votre livre, mais quels en seront les thèmes centraux ?

G. D. : Cela va tourner autour des 13 ans qu’il a passés au pouvoir, de 1991 à 2004. Un pouvoir absolu, quasi tyrannique, par certains aspects. Après, estce que ce sera une biographie très détaillée ou un travail plus journalistique, on ne sait pas vraiment encore. Pour l’instant, on amasse de l’information. Mais ce qui est sûr, c’est que ce livre verra le jour.

F. L. : Habituellement, on voit exactement où l’on va. Quel sera le titre du livre, les chapitres. Là, on est devant un personnage hors norme, donc il y aura peut être un traitement particulier.

Vous intéresserez-vous au rôle joué par Gaston Flosse dans la création du RPR et dans l’ascension politique de Jacques Chirac ?

G. D. : Clairement oui. Tous ceux qui ont eu à connaître Gaston Flosse à Paris, nous irons les voir. C’est unmembre fondateur du RPR. Ce qui a créé une proximité absolue avec Jacques Chirac. Après, ce qui est intéressant de voir, c’est s’il y a eu des liens financiers entre le RPR et Gaston Flosse. On n’en sait rien pour l’instant. On va creuser.

F. L. : Notre enquête se fait en deux lieux. On a déjà avancé, mais il reste des choses à vérifier. Il est évident que s’il a été aussi longtemps au pouvoir, et s’il est toujours incontournable, c’est trop caricatural de le résumer à l’homme de Chirac. On sait qu’il s’est bien entendu aussi avec des socialistes. Il s’est donc bien entendu avec l’État français. Pourquoi ? Il y a l’histoire des essais nucléaires, de l’indépendance, etc. C’est tout ce système qu’il faut traiter. Mais encore une fois, pour certaines questions, les réponses ne sont pas sur l’île. Et il sera bizarrement plus facile pour nous de les obtenir à Paris.

G. D. : Faire une biographie classique de Gaston Flosse, cela n’a pas d’intérêt, le personnage n’est pas assez important. En revanche, la période de 13 ans au pouvoir où tout fut possible avec l’aval de Paris, c’est ce qui nous intéresse. On a assisté là à toutes les dérives possibles, mais aussi à de grandes réalisations.

L’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Élysée a-t-elle, selon vous, un lien avec la multiplication des déboires judiciaires de l’intéressé ?

F. L. : Cela a été revendiqué, assumé et quasiment annoncé officiellement par l’entourage de Nicolas Sarkozy. Il y a eu une vraie volonté de tourner la page. Après, c’est une question d’interprétation. Soit le pouvoir actuel est bien intentionné, et il fait ça pour de bonnes raisons, en disant : “Il faut en finir avec le clientélisme et les dérives”. Soit ce sont pour des raisons moins avouables, pour liquider le représentant le plus symbolique du pouvoir chiraquien en outre-mer. Je pense qu’il y a un peu des deux, mais il est clair que Flosse a été lâché par Paris.

G. D. : La nomination du procureur José Thorel n’est pas étrangère à cela. C’est un procureur à poigne, qui a fait bouger les choses en Corse, et qui les fait bouger ici. Cela vient après des années d’inertie judiciaire.

Puisque vous évoquez José Thorel, vous avez réalisé une interview très polémique de lui, il y a quelques mois. Dans les couloirs du palais de justice, on vous accuse d’avoir trahi le “off”…

G. D. : On a vu le procureur à deux reprises, tous les deux, et ce n’était pas un entretien “off”. On a pris des notes devant lui. C’est un procureur expérimenté, qui sait comment cela se passe. Objectivement, tout ce qu’il nous a dit, il l’a dit clairement . Clairement c’était : “Je suis ici aussi pour mettre fin à des années d’inertie judiciaire”. Il s’est fait taper sur les doigts par Paris, mais objectivement, on a fait notre boulot. Il a usé d’une liberté de ton que l’on emploie rarement dans la magistrature.

F. L. : La preuve définitive qu’il ne s’agissait pas d’un entretien clandestin, c’est qu’il nous a d’abord reçus dans son bureau — tout le monde nous a vus —, mais aussi qu’à plusieurs reprises, il nous a dit : “Là, ce que je vous dis, c’est la version officieuse, et il ne faut pas l’écrire”. Ce qu’on a respecté. Mais de fait, pour tout le reste, on était fondé à l’écrire. À la limite on aurait pu imaginer qu’il nous attaque, mais ce n’est pas le cas. Ce qu’on pense savoir, car on a des contacts à Paris auprès du ministère de la Justice, c’est que, quand il est arrivé, il a fait un peu ce qu’a pu faire le procureur Montgolfier à Nice ou à Valencienne. Il disait, par rapport à sa lutte avec Bernard Tapie : “Je suis là pour affoler la meute”. Car il était effectivement dans une luttemédiatique contre Bernard Tapie, et il l’assumait. Il a fait pareil à Nice, avec des déclarations fracassantes en 1999, contre les francs-maçons. Sauf que Montgolfier a toujours assumé ses propos. Je pense que José Thorel a fait la même chose, mais lorsque nous avons recueilli ses propos, il a peut-être été plus loin que d’habitude. Peut-être trop loin. Le fait que ce soit diffusé dans des medias nationaux a donné une ampleur qu’il ne soupçonnait pas. La Chancellerie a dû se dire qu’il en faisait trop. Je comprends sa démarche, mais je ne veux pas qu’on laisse penser que l’on a recueilli des propos de manière non professionnelle.

Dans votre livre, vous pencherez- vous sur “l’inertie de la justice”, pour reprendre vos propos ?

G. D. : Je pense qu’on choisissait des magistrats pour Gaston Flosse, à Paris. Des magistrats qui, a priori, n’étaient pas forcément très velléitaires. Jacques Chirac n’aime pas les affaires judiciaires. Il a dûmettre ce système en place aussi pour son ami Gaston. Clairement, les procureurs qui étaient nommés ici n’avaient pas pour mission d’enterrer les affaires, mais ils n’avaient pas pour mission de les sortir non plus. Après, c’est la volonté du procureur, qui choisit ou non d’être agressif. A priori ceux qui étaient ici ne l’ont jamais été.

L’État a donc une part de responsabilité dans ces “dérives” que vous évoquez ?

F. L. : À 100 %. C’est ce qu’on va essayer de faire apparaître dans le livre. Il y a la personnalité de Gaston Flosse, quelqu’un d’hors norme. Mais il n’aurait rien pu faire sans la caution de l’État. Ce qu’on va essayer d’explorer, c’est comment cela s’est passé, et jusqu’où cela a été. Finalement, tout le monde a trouvé son compte, à unmoment, dans le fait qu’il y ait un homme fort en Polynésie, qui prenait sans doute des libertés avec c e r t a i n e s règles. Mais f inalement, pour l’image de la France, ce n’était pas très pénalisant. Tout le monde devait se dire : “De toute façon, c’est les tropiques…”. Par ailleurs, c’était surtout un rempart contre l’indépendance. Avec tous les intérêts géostratégiques qu’il peut y avoir dans la zone. La responsabilité de l’État français est donc forcément majeure.

G. D. : On nous a rapporté des anecdotes de Gaston Flosse à Paris qui sont très révélatrices. Gaston Flosse qui régale l’Assemblée de ses bons mots, qui invite les gens ici pour qu’ils profitent du superbe climat polynésien. À Paris, beaucoup de gens ont croqué dans le gâteau polynésien grâce à Gaston Flosse. C’était le bon cousin lointain qui arrive sympa, bronzé avec de jolies fleurs et de jolies vahine. Les élus métropolitains ont adoré ça. Mais maintenant, moins.

Gaston Flosse doit-il s’inquiéter, selon vous, de la parution de cet ouvrage ? Doit-on s’attendre à des révélations ?

F. L. : Le projet n’a pas l’air de l’enthousiasmer puisqu’il ne veut pas nous voir. Il doit présumer que ce sera forcément un brûlot. Nous, sincèrement, on a une d é m a r c h e objective. On n’a pas de parti pris particulier, si ce n’est de raconter un personnage. Peut-être y aura-t-il des révélations involontaires car on n’est pas forcément animé par cette idée. La démarche est vraiment de raconter un destin.

G. D. : On a un prisme métropolitain ; c’est un peu le problème. On dispose de beaucoup d’éléments qui peuvent ici apparaître comme des révélations, et qui ne le seront pas à Paris. Il faut que l’on fasse un peu la balance. Plus on multiplie les entretiens, et plus on engrange les anecdotes et des scènes sur le personnage, qui sont exceptionnelles. En plus, ce que l’on apprend sur lui, c’est qu’il cloisonne. On était avec l’un de ses plus proches collaborateurs de l’époque, et il ne savait pas forcément ce qui se passait dans un autre cercle. Il faut donc que l’on croise tout ça pour voir ce qu’il en est exactement. On a des scènes extraordinaires du Gaston jouisseur qui aime les femmes, qui aime l’argent.

Avez-vous une idée de la date de la parution de votre livre et de son titre ?

F. L. : Vers le deuxième semestre 2011.

G. D. : Pour le titre, on a quelques idées, mais il faut d’abord que l’on en parle avec l’éditeur. On espère pouvoir revenir en Polynésie pour vous en parler.

Ce livre sera quand même une première…

G. D. : Il n’y a jamais eu de biographie autorisée ou non de Gaston Flosse. C’est important de le faire car c’est un personnage essentiel des institutions de la Ve République. Les Polynésiens l’ont sous les yeux depuis 50 ans. Nous, cela fait cinq ans que l’on s’intéresse à lui. Et on va de découverte en découverte.

F. L. : On ne débarque pas non plus avec des yeux totalement éberlués de personnages un peu naïfs venant de métropole, et ignorant tout de la Polynésie. Gérard est venu plusieurs fois pour Le Monde. Et moi, il se trouve que j’ai connu la Polynésie au début des années 1980 car mon père était patron de RFO Polynésie pendant deux ans. Il me racontait des histoires, notamment de Gaston Flosse, déjà. Tout cela pour dire que l’on n’est pas totalement en terre inconnue.

Propos recueillis par J.-B. C.

Jean-Baptiste Calvas
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24/08/2010 à 20h11

AAAahahahahahahaaa!!!Circulez il n'y a plus de sucettes Messieurs les jeunolistes!!!Ce livre n'inquiète personne à part l'Elysée!Youpiiiiii!!!!!!!!!!

Commentaires anonymes

24/08/2010 à 16h14

Je cite, du site www.republicoftogo.com :
"Gérard Davet vient de commettre dans le journal le monde un article sur le Togo partial et malhonnête. Un exemple de cette déformation des faits. Gérard Davet affirme que le doyen Charles Debbasch ministre et conseiller spécial du chef de l'Etat a refusé de le recevoir. Mensonge éhonté.

Charles Debbasch a reçu le journaliste faussaire pendant plus d'une heure à la présidence. Connaissant la sulfureuse réputation de ce journaliste, condamné pour diffamation dans l'affaire Allègre, Charles Debbasch avait pris la précaution de faire assister à l'entretien le Chef de Cabinet du Président de la République .Par ailleurs la Présidence de la République togolaise dément formellement que lors de l'entretien entre le Président Faure Gnassingbé et le Président Sarkozy ce dernier ait tenu sur un collaborateur du Chef de l'Etat togolais-en l'espèce Charles Debbasch- les propos qui lui sont attribués par Gérard Davet.
On s'étonnera après que la presse française continue à perdre des lecteurs.
Publié le 10/07/2009
plus d'articlesMÉDIAS" fin de citation

Je cite, du site www.nouvelobs.com du 30 avril 2005:
"Le tribunal de Grande instance de Castres a condamné mercredi 23 mars Jean-Marie Colombani, directeur du Monde, à 4.500 euros d'amende pour diffamation à la suite d'une plainte de l'ex-gendarme Michel Roussel, qui avait dirigé l'enquête sur Patrice Alègre.
L'ex-gendarme avait porté plainte à la suite d'un article du quotidien daté du 6 mai 2004, dont un sous-titre de présentation en première page disait "l'inspection interne accable l'ex-adjudant Roussel et critique le parquet".
Le journaliste du Monde Gérard Davet, également poursuivi, se voit condamné pour sa part à 1.000 euros d'amende.
L'ex-gendarme se voit attribuer 3.500 euros de dommages et intérêts.
L'affaire avait été mise en délibéré le 6 janvier dernier.
Cinq points de diffamation....." fin de citation

Et là c'est moi qui parle à ces messieurs grands journalistes (hum hum) qui veulent décidément pouvoir se faire payer LE séjour sous les cocotiers sous couvert du livre du siècle (très prétentieux d'ailleurs) et d'investigation plus qu'objective (alors que vous annoncez dores et déjà la couleur).
Le fait est que cette "oeuvre" que Gaston Flosse, quoiqu'il ai fait, cette oeuvre qui hisse aujourd'hui notre pays parmi les premiers pouvoirs d'achat de tout le pacifique sud, voire du monde (identique à celui du japon rappelons le), cette oeuvre qui octroie à ce pays les structures qui existent dans n'importe quelle république digne de ce nom (présidence, palais de justice, front de mer, place ceci, place cela, etc...), cette oeuvre qui a, et en voilà bien une à prendre en exemple, permis à ses congénères le développement de tout un panel d'îles 'éloignées' par la desserte aérienne et maritime et l'aide du gouvernement à l'exploitation du copprah, cette oeuvre qui a permis à des milliers de polynésiens de bénéficier du RST, de logements, d'aides aux études et à la promotion du tourisme, à ces mêmes polynésiens d'accéder aux formations professionnelles dans le cadre de la facilitation de l'insertion sociale, cette oeuvre qui a permi l'ouverture de notre fenua sur le monde par la mise en place des meilleures technologies industrielles et informatiques, je répète, le fait est que cette oeuvre, c'est vous qu'elle dérange. Car elle est l'empreinte indélébile d'un homme qui par amour pour son pays, l'a conduit très loin. Personne après lui, force est de le constater, n'en a été capable.

Oui il s'y accroche peut-être, et franchement quand on voit de quoi il en ressort, y a de quoi vous trouvez pas?

Avant d'éditer votre livre 'dérangeant', avant d'exiger ("ce serait mieux pour tout le monde" je vous cite) au sénateur qu'il ne se confie à vous, dites le nous, à nous peuple de ce pays, quelles sont vos intentions profondes. Le venin des journalistes locaux n'agissaient plus ces derniers temps, un peu de renfort? Une petite picouze de rappel avant le prochain éclat médiatique?

Le Monde est votre journal. Le monde, NOTRE monde n'est pas VOTRE monde monsieur Davet. Mais vous en faites des dégâts dans le monde....

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24/08/2010 à 10h28

Ils commencent tellement bien leur petite pub qu’on croirait entendre leur pote, Couraud. Tout simplement.
S’il existe des journalistes dignes de ce nom, on ne compte plus ces manipulateurs de l’info (to remain polite) qui ambitionnent de se faire du fric et de sortir du lot en se taillant une plume d’écrivain. Ceux-là excellent à piéger, maquiller, escamoter, trafiquer et détourner la déclaration la plus insignifiante... en scoop le plus crade, avec la bénédiction d'une certaine justice. Les occasions de le vérifier n'ont pas manqué. Il faut dire que, de nos jours, la vérité toute simple ne passionne pas grand monde, quand le scandale et toutes ces anecdotes croustillantes sur "l’argent et le sexe" (leur trip) font recette, à coup sûr.
Telle que pianotée, la partition à deux mains de nos lascars risque d’être une enfilade de notes claires sur les réalisations de monsieur Flosse (à ce qu'ils disent), alternées de bémols et préjugés sur sa personne ET sa vie privée (voilà qui les fascine). Le tout est tellement dissonant qu’ils nous en disent, d'ores et déjà, bien assez sur leurs réelles intentions et ce "personnage hors normes, hors du commun" (which means?) qu’ils comptent se fabriquer pour mieux se vendre. Who didn’t guess, yet, what’s coming next.
Bref, parcours d’un homme "extraordinaire" ou éructations à la JPK, they’re allowed to make it THEIR BUSINESS. Et les "gentils gens" dont toutes ces réalisations sont aussi la sueur n'ont qu'à s'écraser et les laisser vomir. THAT IS SUPPOSED TO BE LIBERTY AND DEMOCRACY!!!!
Enfin, pourvu qu’ils ne se fassent pas aussi la malle sur quelque plage de surf après nous avoir pondu leur livre qui inquièterait "notre prince et roi" à leurs yeux (comme si ça bosse un prince); il risque de s’en prendre encore plein la patate. What they aim at, for sure.

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23/08/2010 à 14h47

Qui ça ?

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23/08/2010 à 08h02

Y'en na qui veulent finir comme ..... ;D;D;D;D;D;D

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22/08/2010 à 17h06

c'est intéressant mais que la justice fasse son travail sur toutes ces affaires enfin et rapidement serait très urgent et intéressant aussi...

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22/08/2010 à 11h06

..."début des années 1980 car mon père était patron de RFO Polynésie pendant deux ans. Il me racontait des histoires, notamment de Gaston Flosse, déjà."....A cette époque vous deviez avoir 12 ou 14 ans,nul doute qu'à cet age cela a du vous marquer et vous forger une opinion sur ce personnage!!!

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22/08/2010 à 08h55

"Il se passe — ou il s’est passé — des choses, en Polynésie, que l’on aurait eu du mal à imaginer en métropole".Mais vous avez quel age?Et les écoutes de Miterrand, et Mazarine, et les diamands de Bokassa,et les avions renifleurs,vous en voulez encore? Qu'est ce que l'on va apprendre de votre bouquin que nous ne sachions déjà? Quel journalisme d'investigation!!

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22/08/2010 à 05h25

l'objectivité doit rester la règle que ça fasse mal ou que ça fasse du bien. je lirai cet ouvrage avec plaisir si, comme je le présume, les auteurs font preuve d'une irréprochable honnêteté.

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21/08/2010 à 23h57

Ok, un livre, bonne idée, vous serez riche, ça il n'y a pas à en douter.
Mais lui il sera toujours présent sur les plateaux télés, sur le terrain pour les elections, en sursis pour les sushis, présent au palais du Luxembourg...

Il détient une parfaite maîtrise de sa situation.

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21/08/2010 à 17h21

J'espère que la "justice" n'interdira pas ce livre comme elle a fait pour un certain Jean Pascal Coureaud concernant cette personne dans les médias locaux !

......................

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21/08/2010 à 12h44

Toute verite est bonne a dire ,mais pas bonne a entendre il est normal que ce futur bouquin(s'il est publie)derange mais comme disait oui oui est il le seul.Avec la saga polynesienne ce sont des romans entiers qu'il faudra ecrire.

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21/08/2010 à 11h23

ils ont déjà bien cerne le personnage...un ''roi''..''dictateur''...assoiffé de femmes et d'argent

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21/08/2010 à 07h21

comme si il n'y avait que les histoires de Floss à gratter, celles des autres ne sont pas mal non plus, que ce soit bleu, orange ou rouge ils ne sont pas très propres eux aussi, non?

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20/08/2010 à 23h32

Quelle bonne idée que vous avez là !!!!

J'espère que vous réussirez a sortir ce livre, qui sait peut être que certaines choses encore restée inconnu jusque là finiront par sortir.
Ce serait pas étonnant.

Comme on dit chez nous Fa'a 'ito 'ito

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20/08/2010 à 20h35

A, on appele ça du journalisme.

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20/08/2010 à 20h01

C'est bien les gars; vous allez dire des choses qui dérangent, mais en plus vous allez réussir à vous faire des sous avec (lolll)! Dites merci à Flosse si votre bouquin marche (je pense que oui)! ;-)
Je pense que je serai client.

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20/08/2010 à 17h06

Je doute fort qu’il y est quelque chose ou quelqu’un qui puisse encore l’inquiété.

Mise à part les toutes prochaines élections.

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20/08/2010 à 16h31

Cette phrase résume parfaitement l'impression que j'ai de Gaston Flosse aujourd'hui : "On a le sentiment que Gaston Flosse n’a pas fait son deuil du pouvoir, et que tout ce qu’il a eu autour de lui de courtisanerie, de gens qui l’adoraient, lui a fait perdre une certaine vérité des choses. Pour lui, il a bâti une grande oeuvre, et il ne supporte pas l’idée que l’on puisse mettre en péril ou critiquer ce qu’il a pu faire. Donc, le travail des journalistes, c’est quelque chose qui l’insupporte, et je pense que l’on aura dumal à le voir"[i][/i]
Souhaitons que le travail de ces journalistes soit objectif et bien sourcé, comme ils l'annoncent.
Si une vérité doit éclater, autant que ce soit la bonne !

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