Le ministre d’État favorable aux projets polynésiens

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Publié le mardi 29 septembre 2009 à 13H38

PARIS - Teva Rohfritsch rencontre Jean-Louis Borloo

borloo150.jpgTeva Rohfritsch, ministre des Ressources de la mer, a été reçu lundi après-midi par Jean-Louis Borloo. Un ministre d’État visiblement conquis par notre pays et qui veut en faire un exemple de développement durable avec une protection de son environnement et de ses ressources halieutiques. À l’issue d’un entretien d’une trentaine de minutes avec notre ministre, Jean-Louis Borloo a déclaré que, dans le cadre du suivi du dossier complexe de l’Institut de la mer, les travaux avaient avancé et que les deux hommes se retrouveraient en début d’année prochaine. Il a surtout ajouté : “Je souhaiterais, qu’au premier jour de l’Année mondiale de la biodiversité, je sois en P o l y n é s i e ” .

Le ministre d’État y voit là un symbole fort, d’autant qu’il y aura de gros dossiers en cours à traiter sur place et qu’en outre on sortira de la grande réunion de Copenhague. Entretemps, il aura pris en compte les conclusions de la réunion de l’Alliance des petits états insulaires (AOSIS), qui s’est tenue le 21 septembre dernier aux Nations Unies, à New-York.

De son côté, Teva Rohfritsch espère que, pendant la visite de Jean-Louis Borloo, un certain nombre des recommandations du grenelle de la mer polynésienne soit concrétisées (Institut de la mer, écolabellisation, aires marines protégées y compris aux Marquises). Borloo viendrait en janvier 2010 Le courant passe bien, semblet- il, entre les deux hommes : Teva Rohfritsch a été accueilli avec beaucoup de chaleur et Jean-Louis Borloo veut pousser ses projets.

En premier lieu, l’Institut de la mer, qui est un projet de Teva Rohfritsch en partenariat avec le ministère parisien. “J’ai proposé ce projet à M. Borloo et il a tout de suite répondu favorablement. Un projet qui est sorti aussi du Grenelle de la mer, notamment pour la formation des personnels dans la pêche, la perliculture, etc. L’État et le Pays, à priori, seront partenaires du financement. Je pense que le ministre le confirmera lors de sa venue.

Je lui ai présenté le projet aujourd’hui. Nous avons fait des esquisses. Il y a des ingénieurs qui travaillent dessus. J’ai bon espoir dans la mesure où il a été retenu au Grenelle national”, a-t-il déclaré en espérant lancer l’appel d’offres courant 2010. Rappelons également que Jean-Louis Borloo continue de soutenir activement le projet d’utilisation de l’énergie thermique des mers pour la production off-shore d’électricité et l’utilisation d’eau profonde pure pour l’aquaculture en Polynésie française. En ce qui concerne la labellisation du thon rouge, Teva Rohfritsch a rappelé l’émotion causée en Polynésie française, suite aux réflexions de Bruxelles concernant le thon rouge de Méditerranée.

Il confirme que le ministre d’État avait déjà bien compris que le thon polynésien n’avait rien de commun avec le thon méditerranéen et que les techniques de pêche étaient différentes. “Jean-Louis Borloo m’a assuré de son soutien pour veiller à ce que nous ne soyons pas pris dans une éventuelle interdiction et il souhaite aussi travailler avec nous sur la surveillance de la zone”, a confirmé Teva Rohfritsch. La mission de notre ministre, tout au long de la semaine, sera émaillée de nombreux rendez-vous, dont un avec le responsable duWWF, un autre au ministère de l’Agriculture pour reparler thon rouge.

Mercredi, il rencontrera le directeur général de France Agrimer pour parler aides et assistance technique dans le domaine de la pêche. Il verra enfin les responsables de la Coopération maritime, organisme qui a audité récemment l’organisation de la pêche polynésienne. Jean-Louis Borloo espère venir en Polynésie vers la mi-janvier 2010.

De notre correspondant Ph. Binet

Jean-Louis Borloo soutient le projet défiscalisé Brando à Tetiaroa

“Je gère des contradictions toute la journée. La question est de savoir si c’est bien 80 % ou 20 %. Globalement, l’idée d’une protection globale de la Polynésie - ce qu’on est en train de faire - est qu’il y ait un développement économique néanmoins respectueux de l’environnement en Polynésie. Il n’empêche que dans chaque projet, même pour l’Institut de la mer, il faudra bien des bâtiments ! On n’est pas sans contradiction à gérer, il faut juste ne pas se tromper sur la stratégie, sur l’essentiel”, a déclaré le ministre d’État interrogé, suite à l’agitation qui avait eu lieu lors de travaux sur la couronne de l’atoll.

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30/09/2009 à 14h34

Il y a plus urgent et plus important que de se lancer dans un institut de la mer , surtout dans des lieux déjà pollués ...
Aller à Paris surtout pour : se promener , défendre " ah qu'elle est bonne mon idée d'institut " , récupérer des concepts : ça oui ! Mais rencontrer des " spécialistes " de la mer qui ne sont pas capables de gérer la pêche (technique et quota )en France et la CEE : le voyage n'en vaut pas la peine .Nos pêcheurs quand il y a du poisson sont aussi compétents que les autres . Le métier s'apprend sur le tas et non pas pas par des instituts souvent dépassés par l'évolution technique .
Cet institut mis à part son coût , sa gestion , son fonctionnement : encore des fonctionnaires ou des "chercheurs à vie " que paieront les contribuables .... Et que fait -on de l'IFMPC de Motu-Uta ?
Quand au thon rouge , ce n'est pas le peu pêché qui va rentabiliser nos thoniers bien mieux si WWF nous oblige des quotas et des " techniques douces " de prise . Ce qui risque plutôt de se passer , c'est la venue des bateaux de la CEE réclamant eux aussi leur part du butin . Comment leur refuser dès lors que Bruxelles subventionne tout ce petit monde ...Voudrait-on les avantages de CEE mais pas les inconvénients ?.
Encore beaucoup de questions et de démagogie ...
E mea hama'a .

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30/09/2009 à 09h54

Bonne idée cet institut de la mer. Il faudrait même qu'il soit ouvert aux étudiants de Nouvelle Calédonie, aux étrangers et qu'il fasse rayonner le fenua.
J'espère juste qu'il ne sera pas construit en zone urbaine pour aggraver encore les problèmes de circulation, de logement et de pollution, mais du côté de la presqu'île où il y a de la place et ou tout manque en matière d'infrastructures.

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29/09/2009 à 18h02

c'est une université de la mer que la france doit créer dans le territoire 2ème mondial en superficie maritime ,
l'état peut bien faire cet effort pour la polynésie ,
nous n'avons pas à rougir de demander à l'état français la mise en place d'une grande université de la mer en polynésie ,
nous sommes entourés d'océan,
ce sont des priorité enfantines qu'on auraient dû mettre en place en même temps que les essais nucléaires ,
nous demandons à Mr Borloo de créer une grande université de la mer en polynésie française en coopération avec l'europe ,
lumière

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29/09/2009 à 16h45

quand il verra la ville sale de Papeete, ses senteurs de tiare qui se dégagent des pots d'échappement diesel des 4x4, des détritus balancés à longueur de journée par les vitres des voitures, qu'il comprendra que nos élus depuis des lustres ne sont pas capable de mettre en place la plus élémentaire des sanctions antipollueurs, contrôles antipollution des véhicules, ravalement obligatoire des façades des commerces de la ville.

y a du boulot ... vu le retard pris .....

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29/09/2009 à 14h59

Ah ben c'est parce qu'il ne nous connaît pas encore qu'il pense qu'on peut faire de la PF un exemple de développement durable.

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