Publié le jeudi 11 mars 2010 à 11H32
ASSEMBLÉE - Session extraordinaire pour aider les sinistrés du cyclone
Un collectif budgétaire de 910 millions pour financer l’urgence de l’après Oli en Polynésie française. Voilà le dossier que les élus ont adopté hier à Tahiti. À l’unanimité, mais pas sans débats, ni polémique. Au contraire. Lors de sa prise de parole, tardive, la représentante Chantal Tahiata, originaire des Australes et en particulier de Tubuai, a jeté un pavé dans la mare, affirmant que le recensement de l’aide nécessaire aux sinistrés est le théâtre d’enjeux politiciens, de dérapages et de clientélisme.
Des erreurs confirmées, mais corrigées
Y. R.
Louis Frébault ministre du Développement des archipels président de la commission d’attribution des aides
“On est là pour aider la population”
La Dépêche de Tahiti. Quand on entend Chantal Tahiata, on a l’impression que les dérives sont importantes…
Louis Frébault. Non, pour l’instant, il y a trois cas. Par exemple, il y a une maison qui a été attribuée pour une personne que la commission a refusée, car ce n’est pas l’habitation principale et qu’elle est en location. Pourtant, la commission du maire l’avait retenue. Mais pas nous, car ça ne rentre pas dans le cadre.
Donc, pas de clientélisme derrière les aides accordées à Tubuai ?
Non, pas du tout. (…) Je n’ai rien à cacher. Surtout, moi et Tearii, on n’a aucune ambition politique sur place. Oli a choisi Tubuai, hélas pour eux. On est là pour aider la population. Et de notre part, il n’y a pas d’arrière-pensée politique.
Quant à l’idée de Gaston Tong Sang de diffuser publiquement les listes d’aide en cours ?
Moi, ça ne me gêne pas. Mais est-ce que ça ne gênera pas les bénéficiaires… Je préfèrerais informer les élus quand ils le demandent.
(Y. R.)
Flosse et son bon vieux temps…
Six ans après sa défaite de 2004, il demeure le meilleur. Personne d’autre que lui ne peut répondre à l’urgence, à la détresse des populations touchées par une catastrophe naturelle, avec toute l’efficacité nécessaire. C’est ce qu’il pense et affirme… Maniant l’ironie avec délectation, Gaston Flosse a ainsi commenté l’action de l’État, des communes et du Pays comme étant surtout beaucoup de gesticulation médiatique… Il fallait oser. Surtout lorsque, au moment où Oli frappait la Polynésie française, lui-même demeurait à l’extérieur du Pays et n’adressait pas un communiqué officiel exprimant sa compassion pour les sinistrés. Mais Gaston Flosse ose tout. D’abord, une critique en règle de l’État. Ainsi, déclarait-il hier que “en accompagnement de son intervention, on peut observer que l’État n’a pas lésiné pour organiser sa communication, pour mettre en garde la population, donner des ordres et des conseils au Pays et aux communes, pour rappeler ses compétences et ses prérogatives, pour exiger la transparence dans l’utilisation des aides qu’il promet de donner, mais qui se font attendre”. Ensuite, une mauvaise note au gouvernement, mais enrobée : “La collectivité qui jusqu’à ce jour a joué le rôle essentiel dans l’organisation des secours, c’est le Pays”, a-t-il ainsi déclaré, ajoutant aussitôt que “Il aurait fallu, beaucoup plus vite et en plus grande quantité, envoyer sur place du ravitaillement, du personnel, des outils et des engins”. Tout ça pour faire comprendre que lorsque c’était lui le “patron” du Pays, c’était beaucoup mieux... Comme à son habitude. Ce qui a provoqué, ici et là, des échanges de sourires discrets dans l’hémicycle pendant qu’il rappelait que la création du compte d’aide aux victimes des calamités, ou le GIP, c’était “Lui”. Au passage, il a étrillé Temaru - un allié pas si lointain pourtant, mais il ose, Gaston Flosse - en affirmant que si le CAVC avait été dépouillé de ses moyens, et le GIP dissous, c’était sa faute. Fustigeant les convictions indépendantistes de Temaru, Flosse a fait d’une pierre deux skuds : “Jamais l’État n’a été aussi présent et arrogant que depuis votre présidence. Vous vous êtes laissé écraser par l’État.” Allez, hop. Pour fermer le ban, il ne restait plus qu’à féliciter, quand même, pour la forme, le gouvernement.
Y. R.





Les dernières contributions
Commentaires anonymes
12/03/2010 à 19h57
Pas mal la réponse de Louis Frébault à la Dépêche sur la question : " Donc pas de clientélisme ....? " Non pas du tout( ..) . Je n'ai rien à cacher . Surtout moi et Tearii , on n'a aucune ambition politique sur place ..." Pour moi cela sous entends qu'ailleurs pourquoi pas ! et ici à Tubuaï pour certains c'est possible !
Vraiment tous des charlots !!
A räpae ana'e !
Commentaires anonymes
12/03/2010 à 10h24
chantal s'est toujours occupé de la population de tubuai sans faire de favoritisme,merci à chantal pour son intervention a l'assemblée,bon courage a chantal et aux sinistrés.
Commentaires anonymes
11/03/2010 à 22h30
Enjeux politiciens, dérapages, clientélisme : Chassez le naturel, il revient au galop. CQFD
Commentaires anonymes
11/03/2010 à 21h19
On le sait déjà, il faut sentir le parfum d'un groupe politique, sinon, ben ta maison tu peux toujours attendre...
Dégueulasse!!! des gens de Tubuai qui ont à peine une éraflure sur leurs maisons, ont obtenu un fare MTR...
Commentaires anonymes
11/03/2010 à 21h11
aaaah, enfin la presse parle de ce scandale !
Commentaires anonymes
11/03/2010 à 16h49
Celle là elle ferait mieux de se taire, le clientélisme elle connait elle l'a suffisamment pratiqué, tout pour ses amis et rien pour les autres, ce n'est pas pour rien qu'elle a perdu sa mairie.
Commentaires anonymes
11/03/2010 à 13h17
on ne change pas les bonnes vielle recettes,
tu veux tous gratos, tu vote pour mois.
tu vote pas pour moi, ben tchao.