Hilton Tahiti : signatures pour la fermeture

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Publié le vendredi 12 mars 2010 à 10H57

SOCIAL – Licenciements en marche à l'hôtel

hilton150.jpgLa réunion, organisée hier au Hilton afin d’entériner la fermeture de l’hôtel au 31 mars et de lancer le plan social et l’indemnisation des employés qui perdront leur emploi, ne s’est pas déroulée aussi simplement que prévu. En effet, personnels, syndicats et direction s’étaient donnés rendez-vous à 14 heures dans un des salons VIP du futur exhôtel, mais ce n’est qu’à 14 h 45 que la rencontre démarrait. Alors que l’on s’attendait à une signature rapide, une suspension de séance intervenait une demi-heure plus tard, les membres du comité d’entreprise, représentant le personnel, demandant à négocier avec la direction sans la présence des leaders syndicaux.

Ce n’est qu’après plus d’une heure d’interruption que les négociations ont ensuite pu reprendre, pour se prolonger jusqu’à 17 h 45, heure à laquelle était finalement signé le protocole d’accord. “Il y a eu la rédaction de certains points que les représentants du CE ont voulu modifier pour partager la cagnotte en parts égales, mais la teneur est conforme à ce qui a été reporté dans la presse (ndlr : voir notre édition d’hier). Par contre, il n’y a que trois organisations pour l’instant qui ont signé : FO, CSIP et A tia i mua”, indiquait Cyril Legayic, de Force ouvrière, à l’issue de la réunion. “Otahi va signer demain après son assemblée générale. Et, concernant O oe to oe rima, on ne sait pas encore s’ils vont signer ou pas”. Nous avons tenté en vain hier soir de joindre Ronald Terorotua, leader de ce syndicat, afin qu’il nous fasse part de ses intentions, mais la signature du protocole d’accord par les 5 syndicats de la place pourrait intervenir avant ce week-end. “La direction va mettre en place les procédures de licenciement, et, dans le protocole d’accord, il est bien marqué que la fermeture à la clientèle est au 31 mars”, conclut Cyril Legayic. Plus que 20 jours donc pour les nostalgiques qui voudraient profiter des derniers moments de l’hôtel Tahiti avant un redémarrage hypothétique ou une transformation. En attendant, la soirée afro-latino, qui devait s’y dérouler ce week-end, est annulée, et les réservations sont closes.

Jean-Marc Monnier

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15/03/2010 à 21h17

lola si tu savais comment j'ai vécu avec ma grand mère, mes frères et soeurs dans l'île des australes entre 1981 et 1990 avec très peu d'argent. Mon père était séparée de ma mère, il ne travaillait pas, j'avais que 9 ans, je remplaçais ma mère pour m'occuper de mes deux frère qui n'ont que 3 et 5 ans. Je travaillais dure pour aider ma grand-mère, m'occuper de mes frères, faire à manger car ma grand-mère gagnait que 24 000 Fcp de retraite par mois et plus nos allocations. Qu'a t-elle fait pour compléter le surplus de tous les jours, elle a planté un citronnier, des bananiers, pamplemoussier, tilleul pour boire le matin, tomate, salade, carotte, tinapi, papaye, cocotier, haricot, des pommes de terre et bien d'autre, nous avons la chance d'avoir un terrain très vaste et mon père allait faire de la tarodière et à la pêche au filet, élever des cochons, des poules sauvages pour nous nourrir. La nourriture au magasin était trop chère pour ma grand-mère. On mangeait pas de viande ni de poulet en carton à la maison mais heureusemnt à la cantine nous avons cette chance de lundi à vendredi midi. Le soir à la maison, on mangeait de la soupe à la pomme de terre, tomate aux poulet sauvage. Nous avons très peu d'aide à cette époque à part la bourse de la cantine, ma grand-mère ne pouvait pas compter sur les assistance sociales. Je mettais le même linge de lundi à vendredi y compris mes frères, on se contentait de ce qu'on a. On se plaignait pas, on n'avait pas le choix. Je n'étais pas concentré sur mes études, le travail de la maison me demande beaucoup. Dans la même année de 1984, ma mère décède à l'âge de 31 ans, j'avais alors 12 ans, mes deux petits frères 6 et 8 ans, mon grand fère et ma grand soeur nous rejoignent suite à la mort de ma mère ils avaient alors 13 et 14 ans. Vraiment c'est très dur pour moi de perdre ma mère et très dure pour ma grand-mère de nous assumer les cinq, elle n'avait que 71 ans. Ma grand-mère m'a transmis son savoir de piquer la main dans la terre, le travail de la maison etc...J'assume un peu le rôle de la femme de ménage et le travail des hommes. Mon frère et ma soeur qui viennent de tahiti ne savent pas ce que c'est de planter la main dans la terre. Je les ai appris car ils n'ont vraiment pas le choix, va falloir travailler dur. Nourrir les cochons, les poules, tenir une canne à pêche de bambou pour pêcher, grimper un cocotier, etc...C'est normal qu'ils sachent pas faire, ils vivaient dans un lotissement à Faa'a chez le papa faa'mu de ma mère où il n'y a pas de terre. Nous avons vécu tous ensemble comme ça jusqu'à ce que ma grand-mère tombe malade et a été évacué à Tahiti en 1990. Mes frères, soeur et moi avons été dispachés, séparés dans la famille de mon père. Nous nous sommes retrouvés seulement en 1996, si tu savais comme j'ai souffert de la perte de ma grand-mère en 1992, de ma mère, de mes frères séparés mais j'ai survécu. Je n'ai pas pu faire ce que toi tu as fait aujourd'hui, faire les études en france. Tu as peut-être des parents qui ont les moyens. Je te dis tu as de la chance de suivre tes études jusqu'en france. Moi, je n'ai pas cette opportunité. J'ai eu un simple DNB et un certificat primaire. Je ne vais pas aller loin avec tout cela pour trouver du travail. Tu sais, il faut travailler pour avoir de l'argent, de l'argent pour financer tout ce dont tu as besoin. A l'instant même, je ne travaille pas et c'est mon tane qui travaille pour subvenir à moi et mes trois enfants. Je voudrais rentrer chez moi dans les îles mais mon tane ne me permet pas car il est capable de nous subvenir. si toutefois la crise continue à fermer les entreprises petits à petits ainsi celle de mon tane. Nous serons dans l'obligeance de partir chez moi. Pour l'instant l'entreprise de mon tane reste debout. Je pense tes diplomes en France ne vont pas servir à quelque chose puisque ça dégrade à Tahiti à petit feu, à moins un miracle arrive. De toute façon, je ne crains pas, je survivrai avec mes enfants et mon tane quoiqu'il arrive. J'ai des biens dans les îles des australes et les îles des sous le vents. Les terres et la mer m'attendent si toutefois mon tane perd son travail.

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15/03/2010 à 10h11

Lola, ne généralises pas sur les tahitiens (et Tahiti ce n'est pas la Polynésie, je connais beaucoup de maohi dans les Raromatai qui travaillent dur) et mon commentaire exprime simplement un avis qui est qu'en copiant le système français, on a les mêmes problèmes.

Peux-tu citer dans mon commentaire (je te cite car la phrase est bancale mais je pense avoir compris ce que tu veux dire):[i]"Et pour Tevamana, remettre la faute sur le dos des politiques français? "[/i] le passage qui te fait écrire que je rejette la faute sur les politiques farani ???

Je veux simplement dire que copier le système français est la catastrophe assurée, car si les politiques locaux sont mal vus au fenua, il en est de même en France, c'est une question de système... qui fait qu'une fois élus les politiques ne sont plus responsables de rien...

Et ce que tu reproches aux tahitiens c'est justement la conséquence d'un système basée sur le clientélisme (le même qui a eu cours à la mairie de Paris), l'assistanat via les subventions etc...

Et justement l'indépendance permettrait de mettre fin à la mentalité que tu dénonces de certains tahitiens... ce serait leur donner un coup de pied aux fesses et valoriser ceux qui travaillent par rapport à ceux qui ne veulent rien faire...

Je ne dédouane pas la responsabilité des politiques locaux, ni ne rejette la faute sur les politiques français...

Tu n'as pas compris ce que je voulais dire, à savoir que le système farani, la société farani a beaucoup de problème à résoudre et que la solution n'est pas de copier ce système alors qu'il montre ses limites en France...

Tu me suis maintenant, tu peux être en désaccord avec mes propos mais s'il te plait ne les travestis pas...

Et un petit conseil (j'ai fait mes études en France et je travaille en Europe), tu devrais travailler ton orthographe car cela va te jouer des tours.

l'argent t'importune[u]s[/u]
une île meilleur[b]e[/b]
bien sûr[s]e[/s]
vivre voir[b]e[/b] survivre
ta dernière phrase n'est pas claire également

désolé mais cela me choque pour une étudiante...

Bon courage quand même le fenua a besoin de diplômés

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14/03/2010 à 22h01

Cher titine, si l'argent t'importunes autant, il ne te reste plus qu'à tout quitter et planter ton faa'apu !! Et pour Tevamana, remettre la faute sur le dos des politiques français? Bien sûre que nous vivons pas dans un monde parfait, où tout le monde aurait fait le bon choix... Mais, personnellement j'en veux aux tahitiens qui se plaignent à longueur de journée de leur situation précaire, ils n'ont pas de travail et n'en cherchent pas.. Ils veulent l'indépendance et ne réfléchissent pas aux conséquences que cela pourrait avoir... Ils se plaignent de ceux qui ont réussi et ont de quoi vivre voir survivre... Ils n'ont qu'à vivre de la mer ou de la terre.... L'indépendance serait la plus grande erreur pour Tahiti, et je dis ça parce que je pense à ma famille, je suis en France pour mes études, comme beaucoup de polynésiens, j'ai fait l'effort de partir m'instruire et revenir avec des diplômes pour faire de Tahiti une île meilleur...

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13/03/2010 à 13h57

TITINE, ton commentaire est remarquable, un faa'apu, la pêche sont les meilleurs remparts contre la pauvreté.

[b]Et oui tu aussi raison l'indépendance ferait fuir tous ces affairistes qui ne sont en Polynésie que pour se goinfrer sur le dos du nunaa. Cela fait 37 ans que je fais les aller et retour entre l'Europe, et j'ai pu voir la situation se dégrader petit à petit. Je suis triste de voir que la situation ne fait que s'empirer pour les tetuanui, mais d'un autre côté comment pourrait-il en être autrement avec ce système singé sur celui de la France, même système, même problème, cela fait des décennies que les politiques farani promettent de réduire la FRACTURE SOCIALE[/b]

Tous les indicateurs sont au rouge en France, mais cela n'empêche pas et certains chaplin de vouloir la départementalisation, avec les milliers de lois, les milliers de réglements que cela suppose, les réglementations européennes, ce serait une catastrophe pour un gain faible comme si avec tout l'argent que reçoit le pays, on ne pouvait pas aider les pauvres:

Et même sans argent, il suffirait de partager les terres inexploitées et les attribuer aux pauvres, cela repeuplerait les îles désertées, les dynamiserait.

TITINE, maururu roa je suis tellement fiu de lire les commentaires de certains popaa tellement irrespectueux, tellement condescendants, tellement éloignés de cette bonté d'âme qui fait toute la richesse du maohi. Tu as éclairé et réchauffé cette froide nuit d'hiver (je suis à Paris, il fait très froid et je suis fiu de cet hiver qui n'en finit pas). je t'envoie mes plus respectueuses pensées.

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12/03/2010 à 21h08

Les employés ne vous inquiétez pas, nous avons le fenua pour nous nourrir. Ici en polynésie, la terre est vaste pour planter des légumes, des cocos, de l'ignam, du taro et bien d'autres. Il faut juste planter la main dans la terre et la faire travailler et vous verrez, nous crevons pas de faim et sans oublier la mer pour pêcher du poisson. Nous avons pas besoin de l'argent. Si vous savez ce qui se passe en France. Les clochards n'ont pas d'abris, à manger, ils ont pas la terre et la mer pour se nourrir. Heureusement l'associaton Coluche pour les venir en aide. Nous en polynésie, nous avons beaucoup de chance. Si vous perdez le travail, vous avez votre terre pour planter et votre mer pour pêcher. C'est la seule solution que nous avons et que faient nos ancêtre à l'époque, ils viviaent comme cela. Il n'avaient pas besoin d'argent, ils survivait avec l'agriculture et la pisciculture, ils étaient courageux. Nous pouvons vivre comme ça, n'en parlons pas de notre médecine tahitienne. S'il n'y a pas de médecin, nous utiliserons nos herbes et nous fabriquons nous même. Nous avons pas le choix s'il le faut arriver à ce stade car l'argent, le pouvoir rendent tous idiots les gens et ce qui est arrivé à nos politiciens, nos syndicats car tous ces gens ne vivent que pour l'argent et ils n'ont jamais travailler la terre. Ce sont tous des fainéants et ils profitent de vous soutirez votre naïveté. Ils ne savent pas se débrouiller, s'il n'y a pas d'argent, ils meurent et ils crèveront de faim. J'aimerai de tout coeur que Tahiti tombe vraiment dans la pauvreté comme les pays indépendants et vous verrez bien si les politiciens resteront dans leur pays ou se déguerpir dans les autres nations. Et on verra bien s'ils tiennent vraiment à leur population. En tous les cas, si tahiti sombre dans le goufre, je saurai nourrir mes enfants et moi même tout en travaillant ma terre et je sais que je ne crèverais pas de faim. J'ai vécu dans la pauvreté et j'ai survécu avec ma grand-mère, mes trois frères et ma soeur. Et heureusement ma grand-mère m'a transmit son savoir faire avant de quitter ce monde cruel. Elle savait que j'arriverai à me débrouiller et je suis arrivée. J'ai dit à mon homme si toutefois, le travail va très mal, on partira dans mon île pour faire un grand faa'apu et lui il partira à la pêche. Je ne vais pas me plaidre comme ces syndicats et ces politicolo, il n'y a plus rien à espérer de leur part, c'est foutu. Il n'y a plus d'espoir!!!!!!!!!!!!sauve qui peut.

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