“École ouverte” pendant les vacances !

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Publié le vendredi 06 novembre 2009 à 10H39

Faa’a C’est les vacances, et pourtant, au collège Henri Hiro de Faa’a, à Tahiti, c’est la cohue dans la cour de récréation.  Grâce à l’opération “École ouverte” mise en place au collège de Faa’a, les enfants qui le souhaitent ont la possibilité d’être accueillis gratuitement, durant les vacances, pour être encadrés dans leur travail personnel, trouver un épanouissement dans la pratique d’un sport, s’ouvrir au monde de l’art et de la culture...

Ils prennent donc le chemin de l’école pendant les vacances, plus pour s’amuser que pour travailler. Au programme des vacances, un peu de soutien scolaire, et beaucoup de sport, de jeux, d’ateliers de peinture, de sculpture, de musique… L’occasion de découvrir l’école sous un nouveau jour. Une opération qui fait recette puisque, lors de la première édition, ils étaient 70 élèves à être revenus sur les bancs de l’école, et 135 élèves cette fois-ci. Un succès donc, du côté des élèves,mais également confirmé par les adultes. “L’objectif est de changer le rapport à l’établissement et à la connaissance, de remobiliser et de motiver les élèves.

Il s’agit aussi de contribuer à l’égalité des chances, en offrant à tous, les conditions qui permettent une scolarité réussie. C’est symbolique à plusieurs égards. Cela a permis aux parents d’élèves de s’impliquer, et ils ont tiré, dans leur sillage, les enfants. D’autre part, les enfants viennent à l’école pendant les vacances car l’école n’est plus tout à fait la même chose.

C’est l’école de la camaraderie, du respect et de l’amitié”, a déclaré le ministre de l’Éducation, Jean- Maruis Rapooto, venu hier se rendre compte de visu de ce dispositif, accompagné de Jean-Paul Barral, d’ailleurs ancien principal du collège.

Se retrouver différemment

L’opération constitue une passerelle entre le collège et la famille, et permet à tous enseignants, enfants et parents de se retrouver, mais différemment. Elle améliore les relations entre les jeunes et les adultes, et instaure ou consolide, dans l’établissement, un climat de confiance.

Côté financier, qui fait défaut à la pérennité de ce projet, Jean- Maruis Rapooto apporte son soutien à ce genre d’opération. “L’argent, ont peut toujours en trouver. Par contre, des gens qui s’investissent, et consacrent leur temps à ces enfants-là, c’est beaucoup plus difficile. Je trouverai les moyens pour pérenniser ce genre d’activité,mais également pour en créer d’autres.

Car tant que les effectifs seront aussi chargés dans certains établissements, nous aurons lesmêmes problèmes. Dès lors que les élèves n’ont pas d’espace, cela donne un climat très souvent caractérisé par la violence.” Au collège Henri Hiro ils sont près de 1 000 élèves, alors que 650 devrait être le maximum. Autant de difficultés dont le ministre de l’Éducation a conscience, et dont il souhaite faire sa priorité “pour que les enfants puissent travailler dans de bonnes conditions, dans un environnement calme et serein. Je souhaite éclater cette structure en deux collèges, et consacrer le bâtiment existant aux internes. Mais, pour l’instant j’ai un problème de foncier”.

C. C.

Mou Kam Tse, principal du collège

ecoleht300.jpg“Redonner du sens à l’école”

“C’est un dispositif qui existe en métropole depuis 1991. Lorsque j’étais à Poitiers pendant trois ans, j’ai eu l’occasion de mettre en place cette opération dans des Zones d’éducation prioritaires. Quand je suis arrivé à la direction du collège Henri Hiro, j’ai tout naturellement voulu mettre en place ce dispositif. L’idée est de mobiliser non seulement les élèves autour d’un projet innovant, mais également les parents et les enseignants. Cela permet d’offrir un soutien scolaire aux élèves dont les parents n’ont pas les moyens de leur payer des cours particuliers, mais également de travailler autrement, et redonner du sens à l’école.”

Ce qu’ils en pensent

Royanne : “C’était super bien, et je me suis bien amusé. Moi, j’ai fait l’atelier karaoké. J’ai adoré parce que d’habitude, pendant les vacances, ont fait pas grand-chose. On s’ennuie, alors on est sur la route avec les copains.”

Stella : “Moi, je vais venir à chaque fois parce que, du coup, j’aime bien les vacances. Avant, je n’aimais pas trop être en vacances, loin des copains, alors que là, ben, on s’amuse et on apprend pleins de trucs.”

Cyril : “J’ai passé une très bonne semaine. Au début, j’étais un peu obligé de venir parce que mes parents m’ont poussé. Mais finalement, je suis super content, et je reviendrai aux prochaines vacances.”

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Commentaires anonymes

08/11/2009 à 22h16

Cet article arrivé jusqu'à nous,anciens collègues de Soyaux (près de Poitiers), nous donne un peu d'exotisme (l'automne est gris ici), pal mal de souvenirs (Mr Mou Kan Tse nous a largement accompagné dans de nombreux projets) et une belle satisfaction de voir comment nos tâtonnements se transmettent vers des élèves du bout du monde. Nous croyons aussi en l'Ecole Ouverte comme complément de l'offre associative et pour permettre à certains élèves d'explorer d'autres capacités que l'Ecole quotidienne ne valorise pas assez. Les élèves y sont volontaires ou bien on a su les rendre volontaires par l'offre de qualité et qu'ils soient en réussite ou en difficulté scolaire, leur engagement renforce leurs ambitions personnelles.
Bonne continuité à l'équipe et bel avenir à ce territoire si éloigné.

Commentaires anonymes

08/11/2009 à 09h35

c'est gratuit ou il faut encore versé de l'argent au territoire

07/11/2009 à 19h12

Je suis vraiment désolée où peut-être que je suis le seul a ne pas savoir qu'il ya une école ouverte pendant les vacances ahhhhhhh dommage pour mes enfants, enfin brefff c'est un bonne chose de faire cela pendant les vacances.

Commentaires anonymes

07/11/2009 à 08h00

Bonjour à tous,

Je trouve cette initiative très louable car elle permet aux enfants de trouver une saine distraction durant leurs vacances et d'avancer dans leurs études, mais je trouve néanmoins qu'il y a matière à réfléchir tout de même :

---n'y aurait-il pas une tendance à inverser le rapport qu'un élève entretiendrait avec son école ? C'est à dire qu'un enfant lambda ne préférerait-il pas aller à son école durant les vacances plutôt que durant la période d'études (en extrapolant un peu) ???

---Est-ce la vocation de l'école de rester ouverte et fonctionnelle durant les vacances même si son fonctionnement est différente ? Je veux dire par là que les enseignants qui prendront le relais auront-ils à suivre un projet pédagogique particulier qui s'inscrirait dans la continuité du programme normal ou tout simplement à faire du soutien gratuitement, (ce qui se fait déjà dans le cadre scolaire en dehors des heures de cours) ?

---De plus M. le Ministre de l'Education prétend que "l'argent, on peut toujours en trouver." Alors qu'il le dit lui même, "Pour l'instant, j'ai un problème de foncier".
Donc comment peut-il rendre viable un tel projet ? Compter sur du bénévolat pour dispenser les cours et les activités : peut-être un bon moyen en passant un partenariat avec les associations de loisirs et d'éducation style CEMEA ou les associations de quartiers ???

---Certes donc, je suis de tout coeur avec de tels projets mais je pense qu'à mon avis, ce n'est ni plus ni moins le travail que font déjà les associations précitées dans mon commentaire. Mais je peux me tromper, évidemment, je ne prétend pas avoir la science infuse. ;)

Mes pensées pour vous,
Ropinia

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06/11/2009 à 13h30

allez dire ça aux internes de Taravao !!!

Commentaires anonymes

06/11/2009 à 12h59

de cette maniere les enfants ne trainent pas sur la route et ne sont pas desoeuvres !!! tres bonne initiative ! quand est-ce que les autres ecoles suivent ?

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