“Le secret du bon mono’i… y mettre de l’amour”

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Publié le jeudi 19 novembre 2009 à 10H28

TRADITION - 3e édition de Mono’i Here jusqu’au 21 novembre à la Maison de la culture

moinoi150.jpgLe mono’i, cette huile si fine et mystérieuse issue de traditions millénaires, dévoile quelques-uns de ses secrets à la Maison de la culture  de Papeete à Tahiti jusqu’au 21 novembre. L’occasion de découvrir les trésors naturels de ces bienfaitsmais également de s’initier à sa fabrication et à son utilisation. Un espace inédit à la rencontre des recettes traditionnelles, des plantes de la pharmacopée Maohi et des vertus aujourd’hui indéniables de cette douceur du corps.

Bien plus qu’un soin naturel, le mono’i est l’huile sacrée des Polynésiens que chaque archipel s’est approprié selon les plantes disponibles sur les différentes îles. Ainsi pour Pomariki de Tatakoto “le mono’i est à base de kahaia, car c’est une plante qui pousse très bien dans les Tuamotu. C’est excellent pour les cheveux et les bains de soleil”.

monoi400.jpgDu côté des Marquises, on utilisera toute une variété de plantes, “du jasmin, du basilic, de l’ylang-ylang, de la fleur de pandanus, de l’ananas roulé dans la poudre de santal séché, de la tiare, de la menthe sauvage, du pua, etc. Tout cela macère dans l’huile pendant au moins trois mois. Pour les enfants, on utilise du mono’i à base de santal ou de jasmin. On ne met pas toutes les plantes”, révèle Sarah de Fatu Hiva. À chaque île, son mono’i.

Et d’ailleurs, pour la première fois, Monoi Here fera une escale à Rikitea et à Tubuai. Un retour aux origines, aux terres qui ont vu naître lemono’i, montrant ainsi tout l’attachement des archipels même les plus éloignées à cette précieuse richesse ancestrale.

Mais le réel secret dumono’i “c’est la façon de faire, avec amour. C’est ça le vrai secret : donner à fond de toi et ymettre de l’amour !”, confie discrètement Pomariki. Lors de cette 3e édition, l’Institut de mono’i propose également de décrypter les relations au soin et à la peau dans la culture polynésienne, en fêtant le “Corps mono’i”, thème de cette édition 2009. Soin prodigieux pour la peau et les cheveux, des massages traditionnels, des soins détente, des espaces conseils personnalisés, des initiations à la médecine traditionnelle et un truck itinérant pour vous prodiguer techniques et astuces sur l’utilisation du mono’i tout au long de l’année, vous seront proposés pendant toute la semaine.

Une filière à développer

À noter également la présence du Lycée professionnel de Mahina section Coiffure et esthétique qui réalisera gratuitement modelage et coiffure sur le thème dumono’i, bien évidemment. Et l’idée d’Éric Vaxelaire, directeur du G.I.M.T., Institut du mono’i est bel et bien là pour “faire revivre la tradition et redécouvrir aux nouvelles générations que ce produit est pour eux bien plus qu’un folklore ou qu’une culture. C’est un développement futur professionnel que l’on s’attache à la recherche fondamentale, l’artisanat ou l’industrie cosmétique. Si des gens de l’extérieur viennent ici, comme par exemple Xavier Ormancey, directeur des laboratoires centre de recherche cosmétique de Chanel, c’est parce qu’ils ont bien compris qu’il y avait un moinoi400bis.jpgvrai savoir-faire. Le mono’i, tout compris, représente un demi-milliard de chiffre d’affaires et 80 % à l’export. C’est une filière qui a un potentiel de développement certain avec un véritable savoirfaire millénaire qui est authentique”.

Un potentiel envisagé également par le ministre en charge de l’Agriculture, Frédéric Riveta, qui souhaite aider lesmama “à augmenter leur productivité en mettant par exemple des machines à leur disposition. Depuis deux ans, il y a de plus en plus de producteurs de coprah. Je pense que cela est dû notamment à la reconversion des puériculteurs. Certains atolls, par exemple au centre et à l’ouest, depuis deux ans, sont revenus à des investissements sûrs comme le coprah. Pour cette année, la caisse de soutien du prix de coprah investi 1,7 million pour une production de 11 500 à 12 000 tonnes. La production de l’huile de coprah se situe à 6 000 à 7 000 tonnes.

L’huile raffinée, utilisée pour le mono’i, malgré une baisse cette année de 50 tonnes sur les 300 de production annuelle habituelle, se porte bien. Les producteurs traditionnels s’associent de plus en plus aux producteurs professionnels. Je souhaite soutenir cette initiative”. Une semaine, où fleurissent les projets et les idées, mais également consacrée à la douceur, à l’authenticité et au corps dans son ensemble mettant à l’honneur cette huile sacrée et précieuse qu’est lemono’i.

C.C.

Uraa, un témoignage d’amour

monoi300.jpgC’est à l’occasion de la Semaine dumono’i qu’Olivier Touboul en a profité pour dévoiler publiquement “Uraa”, une huile sensuelle créée par Teiva Domingo, lauréat de la saison 2 de la Cosmetic Academy. Cette huile corporelle, riche d’huiles de mono’i de Tahiti (café des Australes, re’a tahiti (gingembre), noni, ananas, vanille, kumuhei…) issue de la tradition polynésienne, d’huile de papaye, de fleurs de la passion, d’huiles essentielles et pigments rose cuivrés, reflète par sa douceur, sa fragrance et sa couleur, toute la sensualité et la sensorialité de Tahiti et ses îles. “C’est une huile pailletée dont le parfum est fruité sur un lit acidulé. Je suis allé dans la rue pour évaluer mon produit avant de le finaliser et j’ai écouté ce que les gens m’ont révélé. Cette création est l’histoire d’une conversation entre elle et lui et également une danse sensorielle. C’est en fait un témoignage d’amour”.

Programme du jour

  • Ouverture à 8 heures
  • Conférences à 10 heures : “Redécouvrir un produit culte à l’heure de la cosmétique éthique”, par Jacques Sebag.
  • À 14 heures : “La fleur de tiare tahiti, une fleur mythique et encore mystérieuse”, par Romain Borie
  • Fermeture du salon à 17 heures.

Tous les jours

  • Créations (démonstrations toutes les 30 mn), et utilisations (démonstrations toutes les 2 heures)
  • Information au 43 18 49

Sites : www.monoi-institut.org ou www.monoiaddict.com

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Commentaires anonymes

19/11/2009 à 20h03

Je croyais que c'était du TIARE qu'il fallait mettre.
;D

Peut être un peu des 2 !

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