Publié le mercredi 01 septembre 2010 à 11H49
William Mariteragi jugé pour des viols sur six femmes sur fond d’occultisme
William Mariteragi comparait depuis hier devant la cour d’assises, accusé de viols sur six femmes de son entourage. Il aurait fait croire aux victimes supposées qu’il était habité par les ancêtres de la famille pour parvenir à ses fins. L’homme a en grande partie reconnu les faits et risque 20 ans de prison.
“La voix des tupuna”
“Il a pris la voix d’un ancêtre, puis de Roi Mitan. Si je voulais guérir je devais avoir un rapport sexuel. Je tremblais. Il disait que William n’en saurait rien, qu’il n’aurait aucun souvenir. Alors çam’a apaisé.Mais j’ai refusé. Il a alors repris la voix de Maruatini. Il m’a parlé avec un ton méchant. Il m’a mise à l’arrière de la voiture etm’a demandé de me déshabiller. Jeme suis débattue en pleurantmais je n’arrivais pas àme défendre. Ilm’a quand même imposé une relation (…) Moi j’ai eu peur de faire des choses contraires aux besoins de l’ancêtre”, a témoigné Mareva*. Une femme persuadée du pouvoir des “tupuna”, bien que ceux-ci se présentent “habituellement” pour “aider” leur descendance et non le contraire. “Moi je pensais que c’était les ancêtres. Il parlait vraiment avec une voix âgée.Maintenant, je n’ai plus envie de croire à ces choseslà”, a ajouté une autre plaignante, en larmes. Pour l’expert psychiatre, malgré leurs déboires, la plupart de ces jeunes femmes restent pourtant convaincues que c’est bien l’un de leurs aïeux qui s’est manifesté au travers de l’accusé. Les parents de plusieurs des victimes supposées pensaient d’ailleurs eux aussi queWilliamMariteragi disposait de réels dons pour entrer en contact avec l’audelà et lorsque l’accusé demandait à voir leurs filles, ils n’hésitaient pas à les lui amener, parfois même en plein milieu de la nuit. “Il est venu me voir et m’a dit : ‘ta fille, il y a quelque chose dans sa tête, elle est malade. Je vais essayer de voir avec les ancêtres ce que je peux faire’”, a expliqué le père de deux d’entre elles tout en soulignant que William Mariteragi était parvenu, par le passé, à “guérir des malades”.
“On veut qu’il paye pour ce qu’il a commis.”
L’accusé, condamné à plusieurs reprises pour escroquerie (il avait notamment perçu des sommes d’une dizaine de personnes en échange de faux dossiers OPH), semblait pour sa part absent lors des débats, le regard en permanence braqué au sol. Vêtu d’un polo rayé et d’un short blanc, il a reconnu à la barre l’essentiel des faits si ce n’est les accusations demenaces. “Les ancêtres, ça existe (…)Mais pour les conneries, ce qui s’est passé, c’est pas les ancêtres, c’estmoi”, a-t-il fini par lâcher, pressé par les questions du président Moyer. Interrogées en fin de journée sur ce qu’elles attendaient de ce procès, les six plaignantes ont parlé d’une seule voix : “On veut qu’il paye pour ce qu’il a commis. À partir de là, on aura la conscience tranquille”. L’audience se poursuit aujourd’hui par l’étude de la personnalité de William Mariteragi, les plaidoiries des avocats et les réquisitions du représentant du parquet général, avant l’annonce du verdict. WilliamMariteragi encourt 20 années de prison.





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Commentaires anonymes
02/09/2010 à 11h45
En ce moment, beaucoup de personne croit au tahua et à l'ensorcellement dit en tahitien "pifao". Les tahua croient savoir ta maladie, ils croient voir à l'intérieur de toi et se font de l'argent par le biais de cette activité.
Ce genre de personne devrait arrêter de se prendre pour un guérisseur de maladie imaginaire et d'arnaquer les pauvres petits gens. Ces gens là, devrait suivre des séance de psychologie.
Et à tout ceux qui vont voir un "Tahua" ne marcher pas les yeux fermées.
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02/09/2010 à 06h49
Des sacrés déconneurs ces ancêtres !!
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02/09/2010 à 05h00
Chez nous on dirsit:''plus fou que ça tu meurs''.
À Tahiti si certaines croient encore que les ancêtres réapparaissent à travers des malades.
Ils ont ont un problème eux aussi.
La foi est universel et l'homme n'a pas été créé pour faire du mal.
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01/09/2010 à 14h42
Je me demande qui est le plus condamnable dans cette affaire.
Si c'est ce profiteur de la crédulité d'autrui,
Si se sont ces pauvres femmes, envoutées par la croyance
Ou si se sont les dirigeant de ce territoire qui ont mis en place un système éduatif, qui on le voit, est loin d'avoir joué son rôle, et qui eux aussi, ont profité de la crédulité de la population, pour, encore aujourd'hui, se remplir les poches. Amen.