Ces murs qui rognent nos plages…

19 contributions

Publié le vendredi 09 janvier 2009 à 08H58

Punaauia

jacquet.jpgLes empiètements du domaine public, sur les plages notamment, sont courants sur le territoire. À l’instar de celui constaté par les riverains de la plage du PK 17,700, à Punaauia, qui ont fait appel à Guy Jacquet, bien connu en matière de protection de l’environnement. Le service de l’Équipement, contacté, a dépêché sur les lieux un contrôleur pour arrêter les travaux.

“C’est le domaine public”, s’insurge Guy Jacquet. “Il faut que le service de l’Équipement dresse une contravention de grande voirie par le Groupement de l’Équipement gestion du domaine public, et demande à remettre les lieux en état, c’est-à-dire casser ce mur à la charge du propriétaire. Il faudrait ensuite ramener sa construction sur la limite normale.

Il ne s’agit pas d’un cas unique. Il y en a tant d’autres…” Pour sa défense, l’intéressé a avancé que le mur en question existe depuis une trentaine d’années… Et de réclamer, dans la foulée, une régularisation générale de toutes les constructions illégales effectuées en bord de mer.

“C’est un gros chantier, certes, mais on ne peut pas continuer comme ça. La plage est un domaine public. La limite entre ce domaine public et le domaine privé, ce sont les plus hautes marées, d’après les textes en vigueur. Et si les gens construisent des murs, c’est justement pour ne pas que la marée empiète sur leur terrain.

En clair, si la marée monte, cela veut dire que le domaine public s’agrandit aussi. Certains, qui ont des grands terrains, s’amusent encore à construire sur le domaine public”. Il y a quelques mois, un problème du même ordre s’était produit au PK 17. “On est intervenu sur ce dossier. Quelqu’un était en train de remblayer sur le domaine public. L’Équipement a dressé un procès verbal. Les travaux ont été arrêtés, et le propriétaire a dû ramener ses cailloux chez lui.”

Parole à

punaauiaht.jpgVavitu Mooria sssociation de protection du lagon de Punaauia “Paepae no te ora”

“Nous allons intervenir sur d’autres sites”

“Nous sommes venus aujourd’hui pour manifester notre opposition à la construction de ce mur. En plus, il n’y a aucune autorisation. Il empiète carrément sur le domaine public. Nous demandons l’application des textes en vigueur. Nous allons intervenir sur d’autres sites. Si tout le monde construit sur le domaine public, comment voulez-vous que les gens accèdent en bord de mer ? Et les pêcheurs, comment feront-ils pour accéder à la mer ?”

Robert Tearo famille de la propriétaire

punaauia300htbis.jpg“On a juste rénové et consolidé”

“Ce mur est là depuis déjà une trentaine d’années. Pourquoi Guy Jacquet n’est-il pas venu il y a 30 ans ? Je reconnais qu’il n’y a pas eu de demande d’autorisation, mais on n’a pas réalisé de travaux supplémentaires ; on a juste rénové et consolidé. C’est tout. Notre objectif est de sécuriser cet endroit. Vis à vis des riverains, il n’y a pas de remarques. Au contraire, ils sont satisfaits. On est allé voir quand même la mairie pour une autorisation. Il nous ont dit que s’il s’agit d’une rénovation, il n’y a pas besoin d’autorisation.”

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Les dernières contributions


14/01/2009 à 18h39

A Moorea, aujourd'hui il y a des maisons qui ont leurs fondations à un mètre de la mer, alors qu'il y a 10 ans , un belle grande plage blanche s'étalait devant elles.
Des terrains ont été enrochés, mais ils sont constamment fissurés par les assauts de la mer.

A terme ces maisons vont disparaître sous la mer ...... Et les maisons qui se situent à l'arrière seront en bord de mer.
Drôle de situation!!! Surtout que les terrains en bord de mer valent très chers!

Questions:
- les proptiétaires de ces terrains seront-ils indemnisés?
- Y aura-t-il une révision de la valeur des terrains en bord de mer en prévision de la montée des eaux?

On y répondra lorsque le problème se présentera.

Miri Ama

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13/01/2009 à 21h35

Petit extrait d'une publication scienfifique sur le sujet :

"La comparaison des observations re?alise?es en 1993 et en 2001 a? Moorea donne un aperc?u de l’e?volution de la ligne de rivage pendant ces quinze dernie?res anne?es. L’anthropisation y a fortement augmente?, + 14 % entre 1993 et 2001. Cette augmentation s’est semble-t-il faite au de?triment des plages de sable blanc dont la pro-
portion est passe?e de 33 a? 18 %..."

Source : Les modifications de la ligne de rivage
dans les i?les de la Socie?te? (Polyne?sie franc?aise) :
un indicateur des pressions anthropiques
en zone co?tie?re. Journal de la Socie?te? des Oce?anistes, 126-127, anne?e 2008-1/2

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13/01/2009 à 16h52

Toust est dit, que le territoire fasse [b]détruire [/b]tous les empiètements sur le domaine public et fasse payer les tricheurs. Ceux qui se croient tout permis réléchiront à 2 fois.

çà serait le rêve si l'intérêt général était une notion qui prendrait un sens en 2009.

10/01/2009 à 10h11

A-t-on le droit d'agrandir la superficie de son terrain et d'empiéter sur celui de son voisin?

Le voisin en bord de mer c'est le territoire.

Ce voisin en question n'a qu'à ramener tous ses voisins empiéteurs dans leurs limites!
Mais voilà, nous sommes en Polynésie Française où chacun peut faire sa loi!

Ces bords de mer sont le symbole même de la faillite de notre système politique.

Faaitoito e a faaroomai mea ma!

Miri Ama

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10/01/2009 à 09h25

Les Corses, eux ils savent comment faire respecter leur pays.
Renseignez vous. Bruyant certes mais efficace. Très efficace.

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10/01/2009 à 07h42

Je crois que si les politiques veulent bien il n'y a rien de définitif à propos des régularisation.
C'est comme pour les gens qui sont en bord de route, quand on doit élargir la route, les gens sont obligés de reculer leur limite de propriété. Il y a quelques années c'est ce qui est arrivé du côté de Tiarei lorsqu'ils avaient élargir la route, du jour au lendemain, ils avaient fait reculer la limite du terrain où j'habitais de 1m50. Le propriétaire n'était même pas au courant.

Là, pareil, il faut laisser les 3m de bords de mer sur tout le tour de l'île, que les empiètements soient régularisés ou pas.

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09/01/2009 à 17h56

bravo Guy continu tes actions- au pk16,500 côté mer,une personne tres connue a construit sa villa au bord de la riviere sans les 5 m obligatoires ----

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09/01/2009 à 15h27

Et les empiètements déjà réalisés seront régularisés ... Avec une bonne enveloppe ça s'arrange rapidement et on n'en parle plus.

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09/01/2009 à 15h22

heureusement qu'il y a des gens qui osent se lever et contester ces constructions sauvages!! Surtout faites de l'info expliquez aux gens que ca ne vaut pas la peine de construire un mur sous prétexte que ca les fera gagner du terrain ... en fiat a chaque grosse houle ils vont devoir reconstruire.Il y a des alternatifs telles que le "Naupaka" et les divers plantes qui poussent en bord de plage et qui contrôlent l'érosion plus ou moins...

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09/01/2009 à 15h09

Il y en a qui se croit tout permis. Pourquoi pas puisqu'on les a laissé faire. A Punaauia, c'est souvent des gens de la mairie d'ailleurs.

Et quand est-il de la loi communale qui exige u[b][b]n passage public à la mer tous les 500 mètres[/b][/b]? Les communes sont vraiment des dégonflées. Si tu connais qqun de la mairie ou si tu as un pitt-bull alors tout est permis. Tu as même le droit d'interdire l'ombre de ton arbre sur la plage. Franchement c'est la honte. Bienvenue en Polynésie ou "tapu" ne veut plus dire "sacré" mais "interdit" . Quel accueil ! >:(

Encore pire. A Moorea le bord de mer est maintenant caché par des murs ou des haies; 3 mètres de large de propriété donne le droit de priver toute la population du bord de mer. J'ai honte de mon peuple.

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09/01/2009 à 14h06

On oubli souvent le FENUA EIHERE le spot du ministre des sports et maire de TAIARAPU, ou pratiquement tout les habitants on fait un mur qui empeche le passage des habitants et randoneurs.
Et vous croyez que les ministères concerné vont faire quelque chose,c trop leur demender car la, ils n'aurons plus le temps de lire le depeche

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09/01/2009 à 13h53

Oui c'est vrai on est obligé de faire des km pour trouver des coins sympas ...

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09/01/2009 à 13h47

Je me permet juste de souligner que la limite du domaine public maritime est loin d'être la limite des plus hautes marées come indiqué dans l'article , mais un alignement défini par l'équipement qui varie de 3 à 5 m par rapport à la ligne de rivage. Car il n'y a pas vraiment de marées en polynésie si ce n'est l'effet des fortes houles et là le domaine public serait alors d'une dizaine de mètre partout (phénomène d'ensachage du lagoin)!!!!
En ce qui concerne les accès à la mer, ceux ci n'ont jamais été prévus dans les partages cadastraux. les seuls accès sont laissés par les riverains qui le veulent bien ou lorsque les terrains en bord de mer appartienent aux commune ou au pays.

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09/01/2009 à 13h28

J'espère qu'il y aura de la forte houle pour faire balayer toutes les constructions des propriétaires qui ne respectent rien en matière d'aménagement...

ATN la compagnie qui ne plaaaaaaaaaane plus à Sydney.

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09/01/2009 à 13h26

Comment tant de Tahitiens peuvent-ils accepter de se voir privés du droit élémentaire d'accès à la mer? Les pouvoirs publics doivent agir rapidement: tout un chacun doit pouvoir aller à la mer sans rencontrer de barrières closes et sans être rançonné. Dans d'autres régions de métropole ou d'outre-mer, de tels abus auraient conduit à des réactions très vives. Pourquoi les tahitiens ne bougent-ils pas et se laissent-ils priver de leur patrimoine? Peur de qui?
La situation est scandaleuse sur la côte ouest mais aussi à Mooréa.
La mer NOUS appartient à tous. Elle n'est pas l'apanage de quelques privilégiés.

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09/01/2009 à 13h02

un sujet interessant pour les medias: quelle est la reglementation exacte à Tahiti pour les accès à la plage? de plus en plus de chemins sont bloqués à la pointe Venus également!

09/01/2009 à 12h29

Eh oui, elle est là depuis un bon moment la république bananière ! Quand on voit que pour toute sanction, les contrevenants n'écopent (et encore pas toujours) que d'une amende dérisoire et qu'en plus, on les régularise !!! A quand les démolitions de constructions illicites comme ça se pratique ailleurs ? Il y aurait surement moins d'amateurs à ce petit jeu...

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09/01/2009 à 11h32

L'empiètement sur le domaine public est une chose : le libre accès à la mer en est une autre !
Voilà plus de 3 mois que l'accès à la mer au PK 20.800 est bloqué par un portail.
La raison invoquée par mon interlocuteur : le vandalisme et l'état de la plage qui se dégrade.
Fausse excuse : des vandales, il y en a toujours autant à ce qu'on m'a dit, et la plage est 10 fois plus sale maintenant comme j'ai pu le constater.
Il devient de plus en plus difficile d'accèder à la mer, et les accès public sont souvent dans un piteux état.
Les pouvoirs publics doivent intervenir et faire appliquer les textes partout où c'est nécessaire. Il ne peut y avoir de passe droit, nous ne sommes pas dans une république bananière, du moins, c'est ce qu'il me semblait il n'y a pas si longtemps !

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09/01/2009 à 11h32

Continuez vos démarches ! sur toutes les communes
Cela permettrait aux petits polynésiens de connaître un peu plus leur lagon ! quand on voit qu' il faut tout un encadrement pour que certains petits puissent voir la mer (dixit certains reportages il y en a même qui n' y vont jamais) rappelez vous le Tahiti d' antant on pouvait aller se baigner à n' importe quel PK !!!!!!! nostalgie, battez vous on vous suivra

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