Émile Vanfasse est décédé

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Publié le mardi 24 novembre 2009 à 10H01

DISPARITION - Ancien ministre des Finances d’Oscar Temaru Émile Vanfasse est décédé dimanche soir, à l’âge de 69 ans, après avoir occupé les plus hautes fonctions auprès du président Oscar Temaru. Inspecteur des impôts, il avait passé l’essentiel de sa carrière en métropole, avant de revenir à Tahiti pendant cinq ans pour diriger le service de l’enregistrement, puis a terminé sa carrière en métropole comme haut fonctionnaire, à savoir inspecteur principal des impôts à la Cour des comptes, mais aussi directeur départemental et conseiller régional de la Chambre de commerce.

Ce retraité toujours très actif avait surgit sur la scène politique avec le premier taui de 2004. Selon la petite histoire devenue célèbre, il était dans les Alpes françaises lorsque le tout nouveau président Temaru lui demande de rejoindre son premier gouvernement. Quelques jours plus tard, il prend le difficile ministère de l’Économie et des Finances, qu’il dirigera jusqu’au début 2006, à l’exception de la courte période orange d’octobre 2004 à février 2005. Se présentant volontiers comme “intransigeant”, Émile Vanfasse avait démissionné en janvier 2006 pour des “raisons de santé”, selon la version avancée à l’époque,mais dans un contexte politique difficile, aumilieu de nombreux tiraillements internes dans lamajorité. Ainsi éloigné de la scène politique pendant quelque temps, il retrouvera la Présidence en 2009, lors du retour au pouvoir d’Oscar Temaru. Celui-ci n’a pasmanqué de rendre hier un vibrant hommage à l’un des premiers compagnons de route du taui (lire-ci-dessous).

Réactions

Oscar Temaru “Nous pouvons être fiers de lui”

“On rencontre parfois dans nos vies d’hommes des êtres exceptionnels. Des individus dotés d’une droiture, d’une intégrité qui n’ont d’égales que leur sens de l’intérêt général. Émile était de cette trempe-là. En 2004, alors que le Taui naissait, il avait mis de côté une carrière brillante en métropole pour revenir au fenua et donner de son temps, de son intelligence à son Pays. Notre Pays. Malgré une santé fragile, il avait voulu continuer mais avait été forcé de faire une pause. En 2009, à nouveau la volonté de servir son Pays avait été trop forte, et c’est au sein de mon cabinet qu’il prodiguait ses précieux conseils. À chaque discussion, derrière son sourire si doux, pointait la question permanente du devenir de notre peuple, de notre Pays. À son épouse June, à ses enfants, à sa grande famille, je veux dire que rarement il m’a été donné de côtoyer quelqu’un d’aussi précieux qu’Émile. Vous pouvez être fiers de lui, nous pouvons tous être fiers de lui. Le gouvernement se joint à moi pour vous présenter nos plus sincères condoléances et l’assurance de notre soutien et de notre affection. Émile, ia maita’i to tere.”


Richard Tuheiava “Un exemple, un ami”

“J’ai appris le décès d’Émile Vanfasse et je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée triste. Pourtant, Émile ne voudrait pas que l’on soit triste. Car s’il était préoccupé au plus haut point de l’avenir de notre Pays, il voulait croire dans le réveil des valeurs de notre peuple. Il voulait surtout croire en sa jeunesse, cette relève dont il était sûr qu’elle saurait tirer les leçons des erreurs de ses aînés. Émile était devenu plus qu’un exemple pour moi, un ami. Je joins mes pleurs à ceux du ciel et adresse mes plus sincères condoléances à son épouse, à ses enfants et à sa grande famille. Ia tauturu mai te atua ia tatou, na roto i teie ‘ati.”

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Les dernières contributions


24/11/2009 à 15h22

Sa discrétion, son sens de l'humilité, sa simplicité malgré un parcours impressionnant, son humanisme, son ouverture d'esprit, son dévouement aux autres, à son pays, à ses proches en font une référence.
Je ne cherche à incriminer personne, mais nous sommes nombreux à se poser des questions dans la résidence sur le cafouillage dans l'arrivée des secours, une ambulance d'abord sans doute inutile puis le véhicule du SAMU équipé comme il se doit mais sans doute trop tard. Or le temps est primordial dans ce genre d'accident.
Je préfère ne pas savoir s'il aurait pu être sauvé mais ce que je pense savoir c'est qu'il faudrait certainement revoir l'assistance d'urgence de Punaauia. D'une rapidité optimale des secours dépend la survie de ce genre de victimes.
Un adieu pénible presque irréel, le sentiment d'une perte accablante, on n'arrive pas à croire qu'il ait pu nous faire ça, il nous manque déjà.

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