La vahine en 2010, une femme qui ose !

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Publié le lundi 08 mars 2010 à 09H24

Huit vahine parlent avec leur coeur pour nous donner leur vision de “La vahine en 2010, une femme qui ose !”, thème retenu pour cette année par la fédération Vahine Orama - Polynésie française. À chacune, nous avons posé trois questions : 1) Qui es-tu ? 2) Pourquoi avoir choisi cette activité ? 3) Quelle est ta vision de la femme polynésienne en 2010 ? (Source : Association Vahine Orama - Tahiti Nui)



Hinano, artiste, auteur compositeur et interprète

hinano200.jpg“Que la femme ait plus confiance en elle”

  1. Je suis Hinano. J’ai 37 ans et je suis maman d’un petit garçon de 7 ans. Je suis auteur compositeur et interprète de mes créations.
  2. Ma passion, c’est la chanson pour conserver notre culture, notre environnement, et soutenir toutes les personnes en détresse. J’écris les textes et les mélodies, en harmonie avec tout ce qui m’entoure, pour transmettre un message d’amour. De nos jours, les gens oublient très vite les vraies valeurs de la vie.
  3. Moi, ce que je veux, c’est que la femme ait plus confiance en elle, qu’elle retrouve sa vraie place. Pourquoi pas qu’elle dirige le Pays dans la politique, le social, l’économique et le culturel ?

Nina Zamora, championne de boxe

nena200.jpg“La femme est libre de faire ce qu’elle veut”

  1. J’ai 15 ans. Je suis célibataire. Je suis actuellement au Lycée hôtelier. Je pratique la boxe, et suis la championne de boxe de Polynésie, chez les cadettes depuis 2009. J’ai été sélectionnée pour les championnats de France, pour représenter mon pays, le 30 avril.
  2. Parce que j’ai baigné dans ce sport toute ma vie, et j’ai vu mon frère être champion. Je l’accompagnais aux entraînements, et quand il montait sur le ring, je lui donnais à boire, et je lui nettoyais son protège- dents. Alors, j’ai voulu m’entraîner sérieusement. Un jour, j’ai demandé à mon père de m’entraîner. Ma mère n’était pas d’accord. C’est mon grand-père qui a continué à m’entraîner, puis Jean- Fred Pambrun. Et aujourd’hui mon frère Tafai.
  3. La femme est forte, courageuse, elle est open. Elle peut être à l’assemblée, faire un travail de mec si elle le veut. Elle est libre, elle peut sortir de chez elle… elle est libre de faire ce qu’elle veut. Je dis à toutes les jeunes filles, si vous vous faites larguer par vos mecs : Life goes on ! (la vie continue).

Tehani, superviseur d’escale à l’aéroport

tehani200.jpg“Être une femme, c’est être à la fois sensible et forte”

  1. J’ai 26 ans, et je suis née ici, à Papeete. J’ai grandi aux îles Cook, sur l’île de Rarotonga. L’anglais est devenu ma première langue. Il y a deux ans et demi, je suis revenu à Tahiti pour m’installer et travailler dans une compagnie aérienne. ça a été pour moi un très grand changement car je n’ai jamais vécu ailleurs que dans mon petit paradis, aux îles Cook, où il n’y a pas de circulation, et où les bâtiments ne dépassent pas les cocotiers ! Venir à Tahiti était pour moi comme partir d’ici aux États-Unis ! Mais je ne regrette rien, car cette expérience m’a permis d’évoluer en tant que femme, tant au niveau professionnel que personnel.
  2. J’ai débuté dans le commercial, dans l’agence de voyages, puis je suis devenue superviseur d’escale à l’aéroport. C’est un grand défi pour moi. Ça me permet d’évoluer et d’acquérir de l’expérience professionnelle. Certes, il y a des moments difficiles où je dois oser et prendre des décisions importantes, travailler de longues heures, m’entretenir avec des gens dans une langue qui n’est pas ma langue maternelle, et être disponible 24h sur 24... Car il n’y a pas d’horaires, dans ce job !
  3. Pour moi, déjà être une femme, c’est être à la fois sensible et forte. Être une femme de cette génération demande quand même beaucoup de courage car, dans beaucoup de milieux professionnels plutôt masculins, nous devons être à la hauteur. Être une femme moderne, c’est savoir s’adapter, savoir oser, tout en restant discrète et garder sa dignité et bien sûr sa féminité. Je suis comblée avec la future venue de mon bébé et un homme qui m’aime. Je pense pouvoir représenter beaucoup de jeunes femmes de ma génération, c’està- dire être une femme avant tout !

Marthe, pasteur

marthe200.jpg“Il y a beaucoup de choses à faire encore”

  1. J’ai 37 ans. Je suis mariée et pasteur depuis sept ans.
  2. J’ai toujours grandi dans la religion. Quand j’avais 16 ans, je ne me posais pas la question de savoir si j’allais être pasteur, mais je sentais qu’il y avait quelque chose… J’admire ma mère en tant que femme : elle est mère au foyer, et a élevé ses 11 enfants ; je suis la dernière. Elle nous a inculqué des principes, des valeurs religieuses. Mon souhait était d’être mère au foyer. En 1995, j’avais 22 ans, le Synode a pris la décision d’ouvrir aux femmes, la possibilité d’être pasteur. J’ai tout de suite posé ma candidature. En 1997, je suis rentrée à l’école pastorale. Pour moi, on peut servir Dieu de plusieurs manières, pas seulement en étant pasteur. Ce qui m’a poussée, c’est l’envie de connaître mon Église, ma soif de connaissances. Je suis très curieuse, et j’aime tout ce qui a trait à la religion. Le 3 août 2003, j’ai été consacrée à la paroisse de Papeari.
  3. Je reste très positive sur la condition de la femme. Il y a beaucoup de choses à faire encore. La femme a besoin de s’épanouir, de s’imposer, pas pour dominer mais s’imposer en tant que femme. Pourquoi n’aurait-on pas les mêmes chances que les hommes ? Aujourd’hui, je pense que les femmes ont réussi à franchir des barrières qui nous empêchaient de faire ce dont on a vraiment envie, parce qu’on a toujours pensé que c’était réservé seulement aux hommes. Les femmes d’aujourd’hui peuvent ! On a de la chance que d’autres femmes avant nous se soient battues pour nous. Il y a encore à faire. Certains n’acceptent pas qu’une femme soit pasteur. Les femmes pasteur ont cassé l’image de la femme dans le sens où la femme doit rester à la maison, et s’occuper de sa maison, de son mari. Mais j’espère que d’autres femmes casseront cette image parce que la femme a beaucoup à apporter à la société.

Magaly, chef d’entreprise

magali200.jpg“Que la femme polynésienne soit reconnue comme telle”

  1. Je vis à Moorea. Je suis veuve et mère de trois enfants. Je suis née à Uturoa, d’un père métropolitain et d’une mère marquisienne. J’ai un petit magasin d’artisanat, à Pao Pao, au centreMaeva, dans lequel j’expose les pareu personnalisés et les bijoux que je confectionne.
  2. Malgré toutes les épreuves traversées (maltraitances, deuil, faillite personnelle, maladie entraînant une paralysie…), j’ai pu me relever grâce à mon optimisme et à ma persévérance. Je me suis lancée dans l’aventure d’une création d’entreprise d’artisanat car je crois en l’avenir du tourisme, à Moorea.
  3. Ce sont toutes des femmes qui veulent s’en sortir. Qu’elles se servent des obstacles comme des tremplins pour aller plus loin. Et pourquoi pas pour bientôt, une femme présidente de la Polynésie française, parce qu’une femme, ça tient ses promesses… et comme le disait soeur Emmanuelle, Yalaa !

micheline200.jpgMicheline, agricultrice et artisane

“La parité, il faut se battre pour l’avoir !”

  1. Je suis une femme mariée, de 40 ans, maman de cinq enfants à charge. Depuis un an, je vis seule avec mes enfants. Je suis agricultrice et artisane dans la couture et les colliers.
  2. J’ai grandi dans une famille d’agriculteurs et d’artisans. C’est naturel, pour moi, de continuer, comme mes parents. J’aime cette vie-là. Le faapu, c’est l’avenir pour mes enfants.
  3. Je ne vois pas comme les autres femmes. Je ne perds pas espoir en la vie que j’ai menée jusqu’à aujourd’hui. Il faut aller plus loin. La parité, il faut se battre pour l’avoir !

Naila, présidente de la seule association en charge d’autistes

naila200.jpg“Les femmes ont tendance à pleurer sur leur sort”

  1. Je suis maman de trois enfants, dont un autiste, qui a aujourd’hui 20 ans. Née il y a 47 ans sous les cocotiers de la Calédonie, je suis une femme rebelle, et surtout toujours à la recherche d’une activité pour tuer l’ennui. Je préside l’association Tama Ora, qui s’occupe des enfants en souffrancementale.
  2. Lorsqu’on a un enfant atteint de troubles autistiques, je pense qu’on n’a pas vraiment le choix. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée à la rue avec mon fils. Aucune porte ne s’ouvrait : les nounous, les garderies, les écoles, les services m’ont fermé les portes. Il fallait bien faire quelque chose ! J’ai dû arrêter de travailler pour me consacrer à lui. Nous nous sommes regroupés, d’autres parents, et nous nous sommes organisés avec l’aide de bienfaiteurs. Nous avons dû médiatiser notre détresse. Nous avons rencontré la ministre de la Solidarité et, trois mois après, nous avons eu un peu de moyens pour avoir un local à Tiarei, et du personnel. Quand nous avons dépassé les 10 enfants accueillis, nous avons dû déménager vers Mahina, avec l’aide du Pays, et surtout avec l’aide des parents et des généreux donateurs.
  3. Les femmes ont tendance à pleurer sur leur sort. L’important, c’est de se relever les manches… La vie va essayer de t’engloutir de toutes sortes d’ordures... Le truc pour s’en sortir est de se secouer pour avancer... Chacun de nos ennuis et une pierre qui permet de progresser... Nous pourrions sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais de nous battre... Quand on tombe par terre, il ne faut pas se laisser enfoncer : secoue-toi, remue-toi et lève-toi ! C’est mon message pour la femme en 2010.

Marianne, mère au foyer qui a repris une activité professionnelle et repris ses études

marianne200.jpg“Être autonome financièrement, c’est important”

  1. Je suis une maman de 47 ans. J’ai été mère au foyer pendant plusieurs années pour m’occuper de mon cadet.
  2. Le fait d’avoir été mère au foyer, on se sent à l’écart des autres. J’ai eu du mal à suivre les études de mes enfants. Quand j’ai repris, il y deux ans, une activité professionnelle, ma patronne m’a incité à reprendre mes études. En plus de mon travail, j’ai suivi des cours du soir à l’université, et j’ai réussi à passer la 1ère année de capacité en droit. Je suis actuellement en 2ème année pour obtenir le certificat de capacité en droit, alors que je n’ai pas eu mon bac quand j’étais plus jeune. Mon compagnon me soutient, et c’est bien grâce à lui et à mon travail que j’ai pu relever ce challenge.
  3. C’est une femme engagée, passionnée par ce qu’elle veut faire. Je suis à la tête d’une famille recomposée, et être autonome financièrement, c’est important. Aux mamans et aux futures mamans, je leur dis de continuer à se battre pour leurs enfants, et avant tout pour elles-mêmes. Pour avoir de beaux enfants équilibrés, il faut que la femme s’occupe d’elle, et soit bien dans sa peau, dans sa tête, dans la société.

Les femmes dans l'armée de l'air

Dans l’armée de l’air, les femmes représentent 20 % du personnel, taux le plus élevé des armées. Elles sont 7 % chez les officiers, 19 % chez les sous-officiers et près de 34 % chez les militaires du rang. Toutes les spécialités leur sont ouvertes. L’année 1998 a vu la fin des quotas de sélection dans les armées françaises. Les recrutements sont réalisés exclusivement au vu des résultats aux concours et aux tests de sélection. La Base aérienne 190 “Sergent Julien Allain” témoigne du taux de féminisation générale. Elle accueille 35 personnels féminins, toutes spécialités confondues, pour un total de 185 aviateurs, soit un pourcentage de 18 %.

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Commentaires anonymes

12/03/2010 à 09h11

Peace and Love Rastaman........c'est vrai alors, qu'est-ce que viens faire le Paka dans cette histoire, enfin!!! Je vois vraiment où rendre hommage à Mère Thérésa est un délit, franchement....

Par contre Rasta, ya c'est trop ya le passage où Mère Thérésa est la plus grande de toute..... Je connais pas son histoire, et j'ai pas envie de la connaître, mais je sais que c'est une bonne femme et je respect ça....Mais bon, chacun à ses opinions et est libre de d'honorer la femme de son choix.....

Sur ce PEACE and LOVE RASTA

10/03/2010 à 11h03

Non Vendetta je n'entend pas de vois, si c'est la journée de la femme autant rendre hommage à la plus grande de toute qui n'est même pas ta mère a toi ni la mienne, mais bien MERE THERESA et personne ne lui arrivera à la cheville.
Dommage que tu ne sois pas née horphelin et receuilli, soigné par les mains de cette dame, tu ne parlerai pas comme ça, xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Voilà encore, tu utilise le paka pour essayé de me destabilisé peut être, mais je te répète tu ne fais qu'amplifé mon bonheur, au moins tu sais et tu le répète je fume le paka, mais jamais tu n'argument parceque t'a plus rien dans le cerveau, juste de la haine et du mépris, pov vendetta jamais heureux dans sa vie...mais rastaman est le plus heureux,xxxxxxxxxxxxxxxxxxx

allé peace and love, rastaman

Commentaires anonymes

09/03/2010 à 14h08

Elles sont où les belles Vahinés de Polynésie ? ;D

Et l'autre là ... T'entends des voix ou quoi ? Mère Thérésa ... sans déconner ;D Toi tous les jours c'est la fête du Paka plutôt ?!

Où sont les belles Vahinés, intelligentes, sensuelles, le message c'est quoi ? on peut être moche et avoir sa place dans la société ? Ou alors on parle que des belles alors aujourd'hui c'est la fête des pas belles ?

08/03/2010 à 22h52

Vive la femme, tout les jours c'est votre jour, et mes pensés à Mère THERESA la plus grande DAME du MONDE...PEACE and LOVE

Commentaires anonymes

08/03/2010 à 22h21

Iaorana i teie mahana o te Vahine.....je peut dire que la femme Polynesienne a toujours jouer un rôle important dans la vie de tout les jours ,aussi bien dans la vie Politique et religieuse ect...VIVE LA VAHINE TAHITI et BISES A TOUTES..:D;)

08/03/2010 à 20h11

De très beaux témoignages...

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