Les descendants des mutins se souviennent

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Publié le mardi 28 octobre 2008 à 07H48

BOUNTY - 220 ans après à Matavai Pour la deuxième année consécutive, la “big family” des six mutins de la Bounty s’est retrouvée à Tahiti pour célébrer le 220e anniversaire de l’arrivée du vaisseau de la royale anglaise à la pointe Vénus à Mahina. Ils étaient près de quatre- vingts descendants des mutins venus spécialement de Norfolk. La cérémonie a eu lieu près du phare au bout de la superbe baie de Matavai, là où le capitaine William Bligh ancra son vaisseau plus de deux siècles auparavant.

bounty150.jpgLa majorité des quatre-vingts personnes venues de l’île de Norfolk et de Pitcairn sont des descendantes directes des six mutins, Fletcher Christian, Mathew Quintal, Edward Young, John Adams, John Mills et William McCoy. Toujours Bligh contre Christian L’émotion se lisait sur les visages des plus anciens, comme de la descendante de Fletcher Christian, Mrs. Warren, arrivée peu avant à bord du paquebot Silver Shadow. Mrs. Warren représentait les quarante-huit habitants de Pitcairn. Mais une bonne dizaine de jeunes de moins de trente ans avaient fait le déplacement du souvenir pour leurs aïeuls également mutins.

bountyvignette.jpgLe frère et la soeur, Wesley et Olivia, descendants par leur mère de Mathew Quintal et de Fletcher Christian se disaient fiers d’être là. C’est aussi le leitmotiv de la cheville ouvrière de cette cérémonie, Gladys Lintze, qui déclarait peu avant de découvrir la plaque commémorative : “Nous sommes fiers d’être les descendants des révoltés”. Même fierté pour le maire de Arue, Philip Schyle, qui déclarait : “Vous nous donnez une leçon de courage.

Je suis fier et honoré d’être votre invité…” Et même solennité pour le neuvième adjoint de la commune de Mahina, Tereino Taionia, qui représentait le shérif en voyage. Mais, tout n’était rose hier sur le rivage de Matavai. En effet, les descendants des marins restés fidèles au capitaine Bligh et loyaux à la couronne britannique avaient refusé de se joindre aux descendants des mutins. Mais qu’importe pour le maire de la commune de Arue qui a confirmé une étude de jumelage avec Norflolk.

F. Verprat

François Verprat
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Commentaires anonymes

29/10/2008 à 00h52

C'est certainement le film qui a causé l'engouement pour la Polynésie.
Le mythe perdure. En fin de compte, le "sacrifice" des mutins n'aura servi à rien. Le uru n'a pas été utilisé pour nourrir les esclaves. La représentante de la reine d'Angleterre au Canada, dont les ancêtres possédaient des esclaves, est une descendante d'esclave. Que les descendants des marins fidèles soit trop chiches pour une commémoration et passer l'éponge n'est pas en leur faveur.

Commentaires anonymes

28/10/2008 à 13h50

heureusement qu'il y a ces gens là qui viennent à Tahiti, parce qu'en ce moment c'est pas la foule, bientôt ils vont faire comme leurs ancêtres ils vont débarquer sur une ile déserte.

28/10/2008 à 13h15

L'erreur est corrigée. Philip Schyle est toujours maire de Arue bien sûr mais il était bien présent pour l'anniversaire de la Bounty à Mahina.
La rédaction web

Commentaires anonymes

28/10/2008 à 11h40

Philip Shyle est maire de Mahina maintenant ???!!!

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