Lutte intensifiée malgré des difficultés financières

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Publié le vendredi 27 novembre 2009 à 11H00

SANTÉ PUBLIQUE - Journée mondiale contre le Sida

sida150.jpgBien qu’il soit actuellement privé de ministre, le ministère de la Santé souhaite frapper fort, cette année, en matière de médiatisation, face à la pandémie mondiale qu’est le sida. Cette maladie sexuellement transmissible touche en effet la Polynésie de façon exponentielle : sur les 324 personnes infectées depuis 1985, 72 d’entre elles sont décédés.

“La campagne 2009 fait la promotion de la prise de responsabilité pour soi et autrui, se développant au travers de deux axes de communication, qui sont l’appel au leadership et la promotion du préservatif et le recours au dépistage volontaire et gratuit”, explique la Direction de la santé.

De nombreuses manifestations sont ainsi prévues, à Tahiti et dans les îles, non seulement pour la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, mais également jusqu’au 5 décembre, la campagne ayant démarré le 23 novembre. “Au marché de Papeete, de 7 h 30 à 15 h 30, lemardi 1er décembre, il y aura une action commune d’information et de dépistage réalisée par l’association «Agir contre le sida» et le dispensaire de Papeete, qui est centre de dépistage anonyme et gratuit”, explique RoseMarie Begle, responsable de la cellule de promotion de la santé de Tahiti Nui.

Dépistage gratuit… ou presque !

Des actions sont également au programme, mardi prochain, dans les magasins de la presqu’île, mais aussi à Raiatea, à Maupiti, aux Australes, avec des distributions gratuites de préservatifs, ainsi que dans les quartiers “chauds” de la capitale, durant la nuit du mardi 1er au mercredi 2 décembre.

L’objectif étant non seulement d’éviter la propagation du virus,mais aussi d’inciter la population à aller se faire dépister. Problème : les fonds manquent pourmener ce dépistage à grande échelle, voulu par la Direction de la santé.

En effet, l’institut Malardé qui est chargé de l’analyse des prélèvements réalisés dans les centres de dépistages anonymes et gratuits, est sujet à de graves difficultés financières. En quelque sorte, à l’heure actuelle, plus il y aura d’analyses de prélèvements à réaliser, plus l’institut sera en difficulté financière, d’où une incohérence entre la campagne à réaliser et la réalité budgétaire ! Reste néanmoins à souhaiter que cela n’enlève en rien l’envie du public de participer aux dépistages.

Jean-Marc Monnier (Avec Lisa B. )

Plus d’argent à Malardé !

“Il nous manque 200 millions de Fcfp pour boucler l’année 2009”, déclarait hier Pascal Ramounet, le directeur adjoint de l’institut Malardé. “Notre budget, cette année, était de 1,350 milliard de Fcfp, constitués à 70 % de ressources propres, les 30 % restants provenant d’une subvention du Pays, qui est de 300 millions Fcfp. Mais l’institut est en déficit depuis plusieurs années, et notre avenir est conditionné à l’attribution d’une subvention supplémentaire de 200 millions de Fcfp, sans quoi nous serons obligés de réduire certaines de nos missions afin de faire des économies. Et tout va en souffrir.” Les conséquences se font d’ores et déjà ressentir puisque certains fournisseurs ont déjà refusé de livrer l’institut ,s’il ne réglait pas les commandes précédentes, tandis que le suivi de certains patients atteints du VIH a été décalé d’une semaine. Pour 2010, certaines missions de Malardé concernant la lutte ou la recherche contre la ciguatera, la dengue ou le VIH, pourraient être réduites, les économies à réaliser pouvant également toucher le personnel de l’institut…

Les capotes, Protection de Première Nécessité pas “PPN”

Les préservatifs sont en vente dans les pharmacies, les grandes surfaces, voire dans certains distributeurs automatiques, cela à des tarifs parfois élevés. En effet, cette “Protection de première nécessité”, comme la surnomme l’Epap, ne fait pas partie de la liste des Produits de première nécessité (PPN). Pour autant, il serait fort regrettable d’avoir à s’en priver lorsque la situation l’impose. Ainsi est-il possible, pour ceux qui le souhaitent, d’obtenir des “capotes” gratuites dans les dispensaires, au kiosque info santé, au service de protection maternelle, au service d’hygiène scolaire, au Fare Tama Hau, ainsi que dans divers endroits de Tahiti et des îles pendant la journée mondiale du lutte contre le sida.


Pour plus d’information

- Centre de dépistage anonyme et gratuit) : 48 82 22.

- Agir contre le sida : 50 49 20.

- Kiosque Info Santé : 46 00 88.

- Fare Tama Hau : 48 80 80.

- Centre de la mère et de l’enfant : 50 91 73. - Institut Malardé : 41 64 53.


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Commentaires anonymes

06/01/2010 à 22h00

les capotes sont beaucoup trop chère au jours d'aujourd'hui les capotes sont presque a 2€ la boite sachant qu'il y a que 4 capote trouver vous sa normal ?
moi je suis jeune je n'est que 17ans et mettre 2€ pour 4 CAPOTES cela me dégoute donc après il ne faut pas non plus venir se plaindre pour le SIDA !!
Nous qui sommes jeunes nous n'avons pas d'argent ou peut
se commentaire répond pour l'article suivant : Les capotes, Protection de Première Nécessité pas “PPN” !!
en espérant que cela fera réagir certaines personne mais pour le moment ne venez pas nous prendre la tete avec ses prise de tete pour le sida

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