Publié le mardi 27 juillet 2010 à 10H44
ÎLES MARSHALL - Ancien site d’essais nucléaires américains
L’ancien site d’essais nucléaires de Bikini (îles Marshall), ainsi que l’aire marine protégée des îles Phoenix (Kiribati) sont les deux sites océaniens figurant cette année parmi les candidats à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont le comité de sélection a débuté ce week-end ses délibérations à Brasilia (Brésil). Selon le gouvernement des îles Marshall, qui présente la candidature controversée au titre du patrimoine mondial historique et culturel, l’atoll de Bikini, d’une certaine manière, a “façonné le monde”.
La série de 23 essais nucléaires, qui a débuté par la mise à feu de la bombe à hydrogène américaine baptisée “Bravo”, a eu lieu entre 1946 et 1958.Bikini “a façonné le monde”, y compris celui de la mode
Elle a été assortie de l’arrivée du nom “Bikini” sur la scène mondiale de la mode, avec la création d’un modèle deux pièces de maillot de bain par le styliste français Louis Réard, cinq jours après le lancement des essais américains dans le Pacifique. Il avait alors expliqué le choix de ce nom par l’effet escompté de l’arrivée sur le marché de cet article et de ses effets qui, prédisait-il, feraient “l’effet d’une bombe atomique” sur les habitudes vestimentaires et balnéaires de l’époque.
L'après radiation et épaves de la seconde guerre mondiale
Au plan de la biodiversité, les îles Marshall font aussi valoir le fait que depuis que l’atoll de Bikini a été évacué, juste avant le début des essais, il n’y a jamais été habitué et peut ainsi témoigner, après la fin des essais, des capacités de la nature à recoloniser un environnement endommagé par les radiations. Ce site est aussi, désormais, une destination privilégiée des plongeurs sous-marins du monde entier, qui viennent y explorer des épaves datant de la seconde guerre mondiale. Pour les îles Phoenix de Kiribati, les autorités de cet État insulaire océanien cherchent elles aussi à faire reconnaître la valeur de ce site au plan de la biodiversité sous-marine.
Les bagnes australiens
Toujours en Océanie, l’Australie cherchera pour sa part à faire classer les sites qui ont marqué le début de la colonisation pénale britannique, essentiellement à Sydney, à la fin du dix huitième siècle. Un quartier historique de Sydney, en souvenir de cette époque, s’appelle toujours “The Rocks” (les cailloux), en référence à ceux que cassaient les bagnards. Au total, ce sont trente sites dont la candidature est présentée lors de cette session à Brasilia du 25 juillet au 3 août. Les sites déjà classés (890), quant à eux, feront aussi l’objet d’un examen au regard du cahier des charges du patrimoine mondial de l’UNESCO. Sur les 890 sites déjà classés dans 148 pays, 689 le sont à titre culturel, 176 à titre naturel et 25 sur une base “mixte”. C’est aussi dans cette catégorie que les États-Unis présentent cette année la candidature d’un “monument marin”, sur le site de Papahanaumokuakea, à Hawaii.
Pad




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Commentaires anonymes
28/07/2010 à 07h50
Les dirigeants des Marshall vont encore pouvoir se remplir les poches comme ils l'ont fait avec les dédommagements américains concernant les essais.
Commentaires anonymes
27/07/2010 à 11h34
Pour Moruroa c'est pas la peine..
Les dirigeants FRANCAIS attendent impatiemment que tout les malades MEURT.
Que Moruruoa disparaissent sous les eaux..
eh hop...on a les mains propres...
Ah laalal...tout ces pays qui voulaient le pouvoir rien que pour eux..pas pour le peuple, mais bien pour leurs propre intérêt..
Peace and BOMB.