De la ferme au chalet

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Publié le lundi 28 décembre 2009 à 11H44

PARIS – Perles de Takaroa

chalet150.jpgL’épidémie de grippe, on connaît. Mais il en existe une autre que l’on pourrait appeler la “strasbourgite aiguë” ou encore la “chalettite”, qui a envahi, cet hiver, les grandes métropoles hexagonales. Traduisez les marchés de Noël, qui surgissent ça et là sous forme de lignes de chalets (près de 150 aux Champs-Élysées). Dans ces petites cabanes, on vend un peu de tout : des produits artisanaux aux décors de Noël, en passant par le vin chaud et les produits du terroir.

Cela ne fait pas forcément plaisir aux vrais commerçants riverains, mais l’ambiance festive est là. Ce peut être aussi l’occasion de se lancer dans le business, comme dans ce village de chalets, créé par la mairie du 6e arrondissement, place Saint-Sulpice, dans le quartier Saint-Germain- des-Prés. Ainsi l’on pouvait offrir un joyau venu des îles en s’arrêtant au chalet Hiro’a, tenu par Taimandra Apeang et Vincent Lasjunies. Venues tout droit de la ferme perlière familiale de Takaroa, les rangs de perles, les liens ou colliers et même des lots bruts de perles à percer s’offraient dans leur splendeur à la convoitise des chalands, à la recherche du cadeau-auquel-on-n’avaitpas- pensé.

Un peu frigorifiée par l’hiver boréal, Taimandra explique : “Cela fait quatre ans que je suis en métropole et, après la gendarmerie, j’ai voulu faire autre chose, notamment en mettant en valeur la production de la ferme de Takaroa. Alors, j’ai trouvé sur Internet, les références de ce marché, et loué un chalet (3 500 euros [417 660 Fcfp] quand même, pour 14 jours). Avec un statut d’autoentrepreneur, je peux déjà démarrer dans les affaires à moindre coût. Mais il va falloir transformer l’essai en faisant, par exemple, du démarchage direct de lots de perles en clientèle.” Souhaitons lui de réussir dans sa tentative car s’il en est un qui a déjà bien réussi, c’est le constructeur de chalets, qui doit être surmené en ce moment !

Ph. Binet

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Commentaires anonymes

21/01/2010 à 05h06

Je ne travaille pas l'or, ni l'argent et suis au fait de la réglementation en vigueur les concernant. Je ne suis pas bijoutier, ni artisan-bijoutier. Il s'agit là, de perles de culture de Tahiti exportées et importées en toute légalité et acquittées des taxes près l'administration concernée dont le service spécialisé est basé à Paris (place de la République). Je connais aussi les limites de mon statut.
Merci pour le commentaire Poe.

Commentaires anonymes

07/01/2010 à 10h19

en effet, ce que vous dites n'est pas faux. Lorsque cela concerne l'or et l'argent, j'en ai personnellement fait les frais. Merci pour le commentaire Poe.

Commentaires anonymes

29/12/2009 à 15h19

Attention ! Le statut d'auto entrepreneur permet la vente uniquement de bijoux fantaisies. Or les perles de culture de Tahiti montées sur or ou argent ne sont pas considérées comme des bijoux fantaisies et ne peuvent donc pas être vendues avec ce statut. Les bijoux comportant de l'or ou de l'argent importés en France doivent recevoir un poinçon enregistré au service de la "garantie" qui dépend du Ministère de l'Economie et des Finances et qui identifie les importateurs et perçoit les taxes sur les bijoux importés.

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