Publié le lundi 19 juillet 2010 à 14H24
NOUVELLE-CALEDONIE - Déplacement du Premier ministre (et réactions des représentants Unutea Hirshon et Jean-Christophe Bouissou)
François Fillon a placé dimanche sa visite en Nouvelle- Calédonie dans les pas de ses prédécesseurs socialistes Michel Rocard et Lionel Jospin en se rendant comme eux sur la tombe du leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou, une première pour un haut responsable de droite. Lors d'une tournée très symbolique de plusieurs fiefs indépendantistes de l'archipel, François Fillon est allé dans la tribu Tiendenite (nord-est) dont était membre l'ex-homme fort du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), assassiné en 1989 par un extrémiste de son camp.
Accompagné de l'épouse du défunt, Marie-Claude, il a été accueilli sur place par l'un des fils de Jean-Marie Tjibaou, Emmanuel. Après un accueil fait de danses et d'échange d'offrandes, il a planté un pin à côté de la sépulture. “Je sais les souffrances qui ont marqué ce territoire”, a dit le Premierministre auxmembres de la tribu de cette zonemontagneuse. A quelques centaines demètres de là, dix de ses membres, dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou, ont trouvé la mort en 1984 dans une embuscade tendue par des colons, l'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire contemporaine de laNouvelle-Calédonie. Cinq ans plus tard, le chef du FLNKS était à son tour assassiné par un extrémiste kanak à Ouvéa.
Processus de décolonisation. L'action deMichel Rocard en 1988 avait permis de trouver la voie d'une sortie de crise. Et depuis 1998 et les accords de Nouméa, l'archipel est engagé dans un processus de décolonisation par étapes devant déboucher sur un référendum d'autodétermination entre 2014 et 2018. Venu sur l'île sans annonces ni promesses, François Fillon se veut seulement “le notaire” de ces accords. Ce qui fait dire à un indépendantiste qu'il n'a "pas encore fait ses preuves" dans le dossier calédonien, se contentant de “confirmer ce que les autres Premiers ministres ont signé”. Allant sans cesse répétant que “le respect du processus est pour le gouvernement un engagement essentiel”, François Fillon estime qu'il reviendra “aux Calédoniens et à eux seuls” de déterminer l'avenir de l'île, indépendance ou accord d'association restant à définir. “Dites à votre grand chef de l'Elysée de ne pas avoir peur des kanaks!”, lui lance en forme de boutade un dignitaire local, Pascal Shiazé, sur l'île de Lifou (Ouest). “Non seulement nous n'avons pas peur du peuple kanak mais nous avons pour lui beaucoup de tendresse”, lui répond un François Fillon tout sourire, visiblement apaisé depuis le début de son séjour à 18.000 km de Paris, loin des soubresauts qui agitent l'exécutif depuis plusieurs semaines.
Un État “impartial”. Devant les élus de l'assemblée de la province des îles Loyauté à Lifou, il affiche son “optimisme”: “alors qu'elle a pu être à un moment au bord d'un affrontement terrible”, l'île “est aujourd'hui un véritable laboratoire de la coexistence pacifique entre des cultures différentes”. Ne pas sortir des clous du processus engagé tout en montrant un visage avenant aux populations locales “permet de ne fermer aucune porte et de montrer qu'il n'y a pas de sectarisme, que l'Etat est impartial dans cette affaire”, décrypte un membre de l'entourage du Premier ministre. Samedi, François Fillon a présidé à la première levée officielle des deux drapeaux côte à côte, le tricolore et le kanak. Lundi il achèvera sa visite par le centre culturel Tjibaou, dernier des grands travaux de François Mitterrand.
AFP
Unutea Hirshon représentante de l’Union pour la démocratie
“Pourquoi la France ne tient pas ce même langage avec nous ?”
Ma première réflexion a été de me dire que, moi aussi, j’aimerais bien que l’on puisse parler de la même façon, ici. Ce serait bien que l’on puisse échanger avec l’État de la même manière qu’en Nouvelle-Calédonie, et ne pas se retrouver dans cet espèce de combat entre autonomistes et indépendantistes, qui me parait tellement dépassé aujourd’hui. Je suis satisfaite d’entendre cela. Mais quelque part, je me demande pourquoi la France ne tient pas ce même langage avec nous ? Pourquoi, avec nous, on ne dépasse pas la ‘ligne rouge’, comme l’a dit Sarkozy ? Pourquoi là-bas, lorsque Fillon évoque un futur statut pour la Calédonie, avec les différentes options possibles, il parle de celle de statut international de pleine responsabilité, pour ne pas dire un État indépendant ?
Jean-Christophe Bouissou représentant de “Ia ora te Fenua”
“L’évolution statutaire qui lui convient”
L’histoire de la Nouvelle-Calédonie est une histoire particulière. Il faut savoir que, là-bas, il y a 28 dialectes parlés. D’ailleurs, les tribus ne se comprennent pas entre elles. Finalement, la langue qui réunit ce peuple est la langue française. Il faut rajouter que leur histoire très particulière est faite de grandes frustrations, qui a conduit jusqu’à un moment, à une prise de conscience et une revendication assez identitaire, qui a amené énormément d’affrontements sur place. Ce qui se passe aujourd’hui, avec cette histoire, qui trouve son épilogue dans cette phase entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur, reconnu sur la plan de l’État par une évolution statutaire, convient manifestement à la Nouvelle-Calédonie, et on ne peut que s’en féliciter.
Propos recueillis par Jean-Marc Monnier




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21/07/2010 à 11h09
Big Dew, parle de ceux que tu connais parce que, s'il y en a un qui n'a jamais pris la fuite, c'est bien monsieur Flosse. Se passer des salamalecs hypocrites de monsieur Colrat au 14 juillet, c'est autre chose; et nous l'approuvons quand le haut-commissaire n'a que faire de la fête de l'Autonomie tout en ayant de cesse de vanter le partenariat Etat/Pays. Le respect, ça se mérite, et l'on est respecté lorsque l'on respecte l'autre.
Haggard, je suis plutôt assidu aux séances de l'Assemblée et ce n'est pas parce qu'il y a quelques "clowns" qu'il faut les mettre tous dans le même sac. A l'Assemblée Nationale, ce n'est pas toujours "classe" comme dit toriki jr et il y a tout autant de "clowns". Personne n'est parfait pas même toi. Et pris en flagrant délit d'abus en tout genre, tout le monde y passe, journalistes "fascistes" inclus. Si ça dans la bouche de l'élite politique française, ça ne te choque pas, qu'est ce qu'il te faut. De la maturité politique ça? Et les révélations des affaires Bettencourt, ça te convient mieux; ils sont mûrs à point pour détourner les lois. L'Etat représenté par la Sarkozie est censé donner l'exemple et nous fait la morale quand elle s'en balance. Ses ministres et secrétaires d'Etat (Estrosi) se payent logements de fonction, voyages à plus de centaines de millions d'euros, cigares, etc, et ils nous reprochent les bureaux de la Présidence (que dis-je le Palais), exigent que nous vendions l'avion dont le Territoire a besoin... la couleuvre a un peu de mal à passer. Quand tu l'avaleras, ça te paraitra plus clair.
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21/07/2010 à 10h55
Ce qu'il nous manque ici c'est un bon leader charismatique sanguinaire pour qu'on puisse lui donner raison et l'honorer ensuite devant son monument.
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21/07/2010 à 07h33
ben, je suis pas trops choqué par les propos jusque là ! Si tu as pu vois les débats à l'assemblée en Calédonie, c'est autre chose que Tarahoi....
On voit bien qu'ils sont plus matûre sur le plan politique qu'ici...
Le " c'est la faute à l'Etat colonisateur" c'est bon un peu mais faut ouvrir ses yeux et regarder aussi ses défauts....La Polynésie est responsable des ses actes non ? La situation dans laquelle nous sommes maintenant c'est bien de notre faute, ces élus voyous sont bien locaux...Il est temps de décrasser car on passe vraiment pour des clowns quand tu vois Oscar, Tuheiava qui font le cirque, ceux qui boudent, ceux qui changent d'avis comme de chemise etc
Elle est où la maturité politique, la responsabilité ??? Si t'as pas ça, t'es pas crédible et jamais tu n'auras de relations correctes avec l'Etat, c'est clair
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20/07/2010 à 08h38
sans oublier le fait qu'ici la grande mode de nos politiques: "C'est la faute de l'Etat" pour excuser toute les bêtises qu'ils font et surtout pour ne pas faire ce qu'ils devraient faire.
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20/07/2010 à 05h57
que les élus politiques sont des enfants gâtés pourris et abrutis. Quoi, Oscar va l'accueillir ou va le bouder dans sa mairie? Flosse va fuir à Paris? Bandes de nazes
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19/07/2010 à 22h35
Pourquoi Fillon ne vient-il pas à Tahiti? parce qu'il a assez de soucis comme ça, et la dernière chose dont il a besoin c'est de se faire prendre en photo sous des cocotiers avec des repris de justice qui coûtent 20000 euros/mois et plus aux contribuables... Quand ils auront un vrai projet de société avec une vraie feuille de route, indépendantistes ou autonomistes trouveront peut-être enfin des interlocuteurs à Paris, Mme Hirshon.
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19/07/2010 à 19h26
Sommes nous des Français entièrement à part pour que l'Etat ne nous parle pas
de la meme façon que les Kanak?
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19/07/2010 à 17h56
pourquoi Fillon ne vient pas a Tahiti???
Parce que Tahiti Nui(t) gravement a la sante, tout est irradie et il n'a pas envie d'être prit en photo avec toute la bande de voleurs et d'escrocs locaux. ;D
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19/07/2010 à 17h25
Hommage à l'homme fort du front de libération kanak Jibaou.
"Non seulement nous n'avons pas peur du peuple kanak mais nous avons pour lui beaucoup de tendresse".
Alors là, le stress mea ma. Tei muri te hau'a fafaru, 'ua haere hau'a Saupiquet a Sarkophage ma. E te nuna'a kanaky, a fa'aineine mai ta 'outou sarbacane e a pupuhi.
Excusez mes plaisanteries stupides mais c'est tout ce que les gesticulations de Fillon-Sarko-Woeth et tous m'inspirent. Je ne suis pas le seul etje reste classe comparé aux français que je viens de lire.
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19/07/2010 à 14h53
pourquoi Fillon ne vient pas a Tahiti???