Publié le mardi 06 octobre 2009 à 09H48
SNOWBOARD - L’athlète polynésien participera aux prochains Jeux olympiques, à Vancouver (Canada), en février 2010. Il était lundi à Paris lors de la présentation officielle de l’équipe de France
Le 17 février 2010, auront lieu les Jeux Olympiques de snowboard à Vancouver, au Canada, auxquels participera Gary Zebrowski. À Paris, lundi dernier, l’équipe nationale a été présentée officiellement. Blessé en mai, Gary ne participera pas à toutes les étapes de la Coupe du monde, mais se bat pour une médaille.

Ce sera le mercredi 17 février 2010, en début d’après-midi. Ce jour-là, sur la neige de Vancouver, Gary Zebrowski s’élancera sur le pipe olympique. Avec un objectif qu’il ne cache pas : “un podium et, si possible, lamédaille d’or”. Le snowboardeur, natif de Raiatea, se trouvait, lundi matin, dans le très feutré pavillon Gabriel à Paris, parmi ses copains de l’équipe de France olympique. C’était le lancement officiel de la saison dont le point d’orgue est Vancouver. Et l’occasion pour “Garyboy” de revenir sur une année 2009 agitée. Point marquant : une vilaine blessure en mai. Rupture des ligaments croisés. “C’est la blessure de tous les sportifs... Moi, c’était à l’entraînement, aux 2 Alpes. J’étais mal préparé et pas attentif. J’ai décidé de ne pas me faire opérer, mais de travailler la musculation des cuisses”, raconte-t-il.
“On ne veut pas l’abîmer”
Depuis, il a passé de longues semaines à Capbreton, pour réparer ce maudit genou. “Souvent 8 heures par jour à souffrir, c’est quelqu’un de courageux”, glisse Caroline, snowboardeuse de l’équipe de France que Gary a épousé en mai, juste avant l’accident. “C’est une grave blessure. Mais Gary a un mental de guerrier. Il a bossé comme un fou en rééducation et il a pu nous rejoindre pour un stage en Nouvelle- Zélande en septembre. Il s’est remis sur la neige, a retrouvé des sensations. Je pense que ça lui a fait beaucoup de
bien au moral”, abonde Stéphane Azzola, l’entraîneur de Gary, qui ne tarit pas d’éloge sur son poulain : “Gary a un potentiel énorme. On ne veut donc pas l’abîmer. Il participera aux sessions d’entraînement, mais ne sera pas inscrit à toutes les étapes de la Coupe du monde, pour le ménager. L’objectif est de faire mieux qu’à Turin et d’avoir une médaille. On se bat pour ça. À Gary, si c’est son jour, il est imbattable.
”Un podium “pour la Polynésie”
Ses principaux rivaux sont Américains. “Ils s’entraînent dans le plus grand secret, sur des pipes privés. Impossible de savoir sur quelles figures ils travaillent” , fait savoir Caroline Zebrowski. Qu’importe, Gary y croit dur comme fer : “Cette année, je vais me focaliser sur l’entraînement. J’ai la chance d’avoir bien marché l’année dernière et d’avoir déjà mon billet pour les JO. J’ai la chance, aussi, d’avoir un bon moral, parce que ce n’est pas évident pour un sportif de se blesser à quelques mois des JO”. Il lui reste 5 petits mois pour affûter ses figures, solidifier sa jambe et peaufiner les derniers réglages. “Les JO, ça se passe à 99 % dans la tête et à 1 % dans la technique”, dit-il. Peut-être, alors, montera-t-il sur l’une des trois premières marches. “Ce podium, je le veux pour la Polynésie française, pour la France, pour moi et pour ma famille”. Réponse le mercredi 17 février 2010, en bas du pipe.
De notre correspondant à Paris, Paul Leclerc
Taina Barioz, l’autre Tahitienne
Outre Gary Zebrowski, l’équipe de France de ski comporte une autre native de Papeete. Il s’agit de Taina Barioz, membre de l’équipe de France de ski alpin. Elle est née le 2 juin 1988 à l’hôpital de Mamao mais, du fenua, elle n’a gardé... qu’un prénom. “J’y suis née, mais je n’y ai vécu que quelques mois. Franchement, je n’ai aucun souvenir de la Polynésie”, confiait-elle lundi matin. Désormais adhérente du club des Douanes, à Courchevel, elle espère décrocher bientôt son billet pour le JO de Vancouver



