Marie-Luce Penchard au coeur de la polémique

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Publié le jeudi 18 février 2010 à 12H25

ÉLECTIONS RÉGIONALES - Après ses déclarations sur la “préférence” guadeloupéenne

penchard150.jpgIl n’y a pas qu’à Vancouver que ça glisse et que ça dérape, il y a aussi du verglas sur les pistes guadeloupéennes des élections régionales. Lors d’un meeting aux Abymes, le week-end dernier, laministre de l’Outre-mer, cette fois sous la coiffe de candidate aux régionales, a fait une envolée sentimentale, qui n’est pas du goût du tout d’autres ultramarins et surtout de l’opposition métropolitaine . Affirmant : “Même si je vis en métropole, mon coeur est ici. Il restera ici et je n’ai envie de servir qu’une population, c’est la population guadeloupéenne !”

Elle a ensuite évoqué des crédits de l’outremer à partager entre la Guadeloupe et d’autres territoires :“Il y a des enjeux considérables, financiers, nous en sommes à une enveloppe de près de 500 millions d’euros pour l’outremer et cela me ferait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique et, demain, dire : “Enfants de la Guadeloupe, je ne suis pas capable d’apporter quelque chose à mon pays !”.

Malgré un démenti lancé par la rue Oudinot mardi pour dédramatiser, en arguant que ses propos visaient l’actuel conseil régional de la Guadeloupe, qui n’aurait pas “initié plus de projets structurants pour les Guadeloupéens, financés par les crédits nationaux et européens qui sont attribués à ce territoire. Dans le cadre de sa campagne, elle affirme sa volonté de susciter un développement du territoire en mobilisant les crédits publics mis à la disposition de la Guadeloupe”.

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement a, quant à lui, estimé mercredi qu’il ne fallait pas “sortir de leur contexte” les propos de la ministre-candidate. “Allez assister à des meetings de responsables politiques de toutes sensibilités dans leur département : vous verrez ce qu’ils disent et de la façon dont ils se sont battus pour leur département, de tout ce qu’ils ont obtenu”, a-t-il complété. Patrick Devedjian a lui aussi voulu calmer l’orage du microcosme parisien en déclarant devant Gaston Tong Sang : “Je sais bien que c’est la campagne électorale et que tout le monde essaye d’utiliser les propos des uns et des autres, mais moi, je l’analysed’abordcomme un grand amour pour son île. […] Même Gaston Tong Sang, quand il me parle de la Polynésie, il m’en parle avec passion. Et pour lui, c’est la priorité. Et je le comprends. C’est naturel. Alors, il ne faut pas monter cela en épingle. Je suis heureux que les élus soient attachés à leur territoire. Ils ont raison. Bien sûr, c’est un propos sentimental et il faut le prendre comme ça. […] Ce que je reproche parfois aux élus, c’est de ne pas en faire assez pour leur territoire.”

De son côté, Gaston Tong Sang a lui aussi estimé en substance que les propos n’avaient pas blessé tant que cela et qu’il comprenait le contexte dans lequel Marie-Luce Penchard avait pu s’exprimer. Et puis, Marie-Luce Penchard porte en ce moment à son cou une magnifique perle de Tahiti, signe qu’elle n’est pas si ultra que cela ! Le parti socialiste en a profité pour taper fort et demander la démission immédiate deMarie- Luce Penchard, refusant ainsi l’étiquette de candidate à celle qui avait eu de tels propos, pour lui coller plutôt une étiquette de ministre en charge de tout l’Outre- mer. Et comme Nicolas Sarkozy a fait escale ce mêmemercredi en Martinique, puis en Guyane, après sa visite enHaïti, le PS, dans un communiqué, voudrait donc qu’il “tire sans délai toutes les conséquences des propos qui disqualifient définitivement l’intéressée dont le Parti socialiste demande la démission immédiate”.

Ph. Binet

À Paris, les réactions se multiplient

Jugée “dérisoire” par François Fillon, la polémique sur les propos de Marie-Luce Penchard en faveur de la Guadeloupe s’est malgré tout envenimée hier, lui valant une volée de critiques jusque dans les rangs de la majorité après l’appel à la démission lancé par le PS. Interrogé à l’Assemblée nationale, le Premier ministre, François Fillon, a volé au secours de la ministre de l’Outre-mer : “Extraire d’un discours une phrase pour tenter de jeter le discrédit sur la politique du gouvernement outre-mer, c’est contraire à l’esprit que je me fais de la démocratie. La vérité, c’est que Mme Penchard est la ministre de tous les outre-mer et elle y est d’ailleurs accueillie comme telle à chaque fois qu’elle s’y rend”, a soutenu M. Fillon, sous les protestations de l’opposition. Le patron de l’UMP Xavier Bertrand et l’ancien ministre des Dom-Tom Dominique Perben ont également apporté leur soutien à la ministre. Les propos de Mme Penchard, première ministre de l’outre-mer d’origine ultramarine, ont déclenché un grand émoi outre-mer, alors que Nicolas Sarkozy s’est envolé mardi en sa compagnie pour Haïti, la Martinique et la Guyane.

“L’intérêt général ne se divise pas”

Axel Urgin (PS) a jugé ses propos “aussi affligeants qu’inadmissibles dans la bouche d’une ministre censée être en charge de tout l’outre-mer”. Ils “disqualifient définitivement l’intéressée”, a-t-il ajouté pour justifier l’appel à la démission “immédiate”. Mme Penchard a dénoncé hier, à Fort-de-France (Martinique) où elle accompagne le président Sarkozy, une “polémique (qui) ne tombe pas à n’importe quel moment” et “des méthodes d’un autre temps”. “Ce n’est pas digne de la démocratie”, a-t-elle dit. “On a sorti mes propos du contexte politique”, a-t-elle plaidé, assurant que son “bilan” ministériel était “là pour prouver qu’(elle) a toujours mené (son) action dans le sens de l’intérêt général et en toute impartialité”. “Pathétique”, avait jugé plus tôt un responsable PS après des précisions semblables de Mme Penchard apportées dans un communiqué, tandis qu’un dirigeant du Nouveau centre, formation alliée à l’UMP, et Patrick Balkany, député UMP proche du président Sarkozy, relayaient l’appel à la démission. Toutes les collectivités d’outre- mer “ont besoin de se sentir dans la République”, a dit Arnaud Montebourg (PS). “L’intérêt général ne se divise pas”, a renchéri Brigitte Girardin, présidente du Club Villepin. “On doit penser la République une, indivisible sur tous les territoires de la République. Pour autant, ne l’accablons pas”, a relativisé la villepiniste, Marie-Anne Montchamp. À gauche, Patrick Lebreton, Jean-Claude Fruteau (PS, la Réunion) et Louis-Joseph Manscour (PS, Martinique) ont parlé d’”authentique dérapage”, prouvant que les “craintes d’un traitement préférentiel” de la Guadeloupe sont “totalement confirmées”. (AFP)

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19/02/2010 à 22h26

Elle a bien dit ce qu'elle a voulu dire,ne tournant pas autour du pot,c'est toujours la meme chose,quand c'est la bande à SARKO qui dérape dans leurs élucubration y a toujours des excuses,mais ça ne passe plus.

Commentaires anonymes

18/02/2010 à 16h50

Les hopitaux psychiatriques affichent complet; au vu de certains commentaires "élucubrés", y en a qui on pas attendu les lois d'Oscar sur le Paka!! C'est la "Rolls" des défonces!!!

18/02/2010 à 14h31

Patrick Devedjian... devant Gaston Tong Sang : “Même Gaston Tong Sang, quand il me parle de la Polynésie, il m’en parle avec passion. Et pour lui, c’est la priorité. Et je le comprends. C’est naturel. Alors, il ne faut pas monter cela en épingle. Je suis heureux que les élus soient attachés à leur territoire. Ils ont raison...”

Voilà donc à Paris le ministre DEVIDJIAN qui rabaisse l'usurpateur du titre de "président de la Polynésie française" Gaston TONG SANG au niveau "d'une" secrétaire (d'Etat, Marie-Luce P(l)ENCHARD), ravalant au passage "française" après "Polynésie" et mentionnant "territoire" au lieu de "Pé'i"!!!

Et en plus devant lui, devant ce "président du gouvernement" comme dirait un célèbre avocat local..

Et comme un malheur n'arrive jamais seul: "Et puis, Marie-Luce Penchard porte en ce moment à son cou une magnifique perle de Tahiti, signe qu’elle n’est pas si ultra que cela !..."

Et dire qu'il se prendra le King Tamatoa des habitants des îles (depuis qu'il n'est plus à Monsieur Bill RAVEL d'après ses dires...) sur la tronche dès son arrivée sur le sol TAHITI nuiteux.

Manquerait plus que le cyclone "René" ne modifie sa trajectoire hahaahhaahaha

Avec Honneur

Le président de « la Polynésie française », des françaises et de français,
René, Georges, HOFFER
rollstahiti@gmail.com
tél 77 71 70
skype: renehoffer
(Merci de bien vouloir laisser mes coordonnées apparentes en cas de publication.)

18/02/2010 à 14h24

20.000 euros d'amende
pour Lucette Michaux-Chevry
NOUVELOBS.COM | 25.11.2002 | 14:45
La sénatrice et présidente du conseil régional de Guadeloupe est condamnée pour "favoritisme" dans l'attribution de marchés publics.
Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20021125.OBS3180/?xtmc=lucette&xtcr=1

Solution :

Quand certains voteront plus pour une orientation politique que pour une image théâtrale qui vous dit ce que vous aimez entendre , cela changera !

Le Peuple est on ne peut plus souverain , surtout s'il en prend conscience en étant solidaire , et non résigné pour tomber dans l'individualisme qui lui dessert à court terme !

Tous les problèmes sont le résultat de votes pour des personnes qui décident de vôtre avenir , mais surtout du leurs !

Bonne réflexion et bons votes !
En attendant , rendez-vous le 21 mars 2010 pour Vos retraites !

A voir : http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4193

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