Maruao à Montreux : rock on stage !

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Publié le mardi 03 août 2010 à 09H43

SUISSE - Festival de jazz international

Ce n’étaient pas des musiciens Haïtiens, comme certains festivaliers ont pu le penser par erreur, mais bel et bien des Tahitiens qui se sont produits, les jeudi 15 et vendredi 16 juillet, sur la prestigieuse scène du festival de jazz de Montreux.

> En 3 points

  • Créé en 1998, le groupe Maruao compte sept talentueux musiciens, qui entendent faire carrière dans le rock.
  • Ils reviennent d’une semaine en Suisse, où ils ont joué durant le prestigieux Festival de jazz de Montreux.
  • La sortie de leur prochain album est prévue pour la mi-septembre, avec un espoir de tournée prochaine en Europe.
La ville, située sur les bords du lac Léman en Suisse, accueillait en effet le mois dernier la 44e édition d’un événement musical incontournable en Europe où se produit la crème de la crème des artistes mondiaux. Parmi ceux-ci figurent désormais le groupe Maruao, sept musiciens polynésiens qui ont eu le privilège de jouer à deux reprises devant des spectateurs visiblement conquis par la fraîcheur et l’exotisme de notre “rythme & soul” local. “Leur premier déplacement important s’était déroulé, l’an dernier, au festival Terre du son d’Indre et Loire, en métropole”, explique Roland Garrigou, leur manager. “Ils y ont été appréciés. Et ils ont eu la chance d’être demandé par le Montreux Jazz Festival, où il n’y a que du lourd. C’était vraiment un honneur et un rêve depuis toujours pour chacun des artistes”.
Projet de tournée en Europe

“Le premier soir, ils sont montés sur scène, à minuit et demi, devant un public chauffé à blanc par les groupes qui étaient passés auparavant. Pour leur second concert, ils sont passés à 19h30, puis ils ont été invités à voir d’autres groupes” , poursuit Roland Garrigou. Les échanges avec les autres “musicos” ont ainsi été nombreux. Une potentielle source d’inspiration pour les musiciens de Maruao, qui fignolent actuellement leur second opus ; sortie prévue de l’album : mi-septembre.

“La touche si typique des musiques du Pacifique et d’Océanie, leur originalité, leur son, leur qualité “live” ont beaucoup séduit et intrigué, ce qui devrait permettre à Maruao de retourner jouer très prochainement en Europe”, développe Roland Garrigou pour expliquer le succès rencontré par les sept “samouraïs ma’ohi”. À Maruao, donc, de poursuivre ses efforts, d’une part, pour produire sa musique localement, mais aussi, pour tenter de l’exporter. Et faire en sorte que les musiciens tahitiens ne soient plus jamais confondus avec leurs homologues haïtiens ! Chacun les connaît, le monde du rock a des icônes, l’ambition suprême de Maruao : atteindre le statut des statues.

Jean-Marc Monnier

Louis Galenon Guitare solo

“On a “déchiré” à Montreux”

“C’était super. Nous avons été bien accueillis, On a “déchiré” grave à Montreux. Il y avait du beau monde. Je pense que nous avons été à la hauteur, mais il faudrait que l’on ait les moyens. De notre côté, on est sérieux, on répète toutes les semaines, et même deux fois par semaine avant que l’on ne se produise à Montreux, sans compter les animations des jeudis au Beachcomber. Si l’on ajoute la préparation de l’album et la gestion familiale. Pour nous, Montreux, c’est le top. C’est la première fois, à ma connaissance, que des Polynésiens vont jouer là-bas. Ils nous prenaient pour des Haïtiens, mais les Haïtiens sont blacks, et nous nous sommes couleur “chocolat café”. Les techniciens ont été très pros. Ils ne nous ont pas lâchés, sans arrêt derrière nous.

Aux origines du groupe

Maoake Tuahine, René Tamahaere et Vaianuu Raapoto sont à l’origine de la création du groupe à Bora Bora en 1998. “Nous étions en stage d’hôtellerie René, Maoa, et moi. Depuis, on ne s’est jamais quittés”, explique Vaianuu. “Les débuts, c’était des bringues et des fêtes. Le groupe s’est étoffé par la suite. On a trouvé le soliste tout d’abord, puis le bassiste, qui est un copain d’école, et qui est devenu le producteur. Grâce à lui, on a enregistré le premier CD. Enfin, s’est greffé le dernier membre, Joseph, le batteur”.

Jean-Marc Monnier
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Commentaires anonymes

05/08/2010 à 07h32

Salut Louis,

bonne continuation, je suis fière de votre parcours et vous avez un bon manager Roland. Nous nous sommes connus dans les courses de chevaux de Pirae et ton père et tes frères.

KAOHA NUI DE NUKU HIVA DES MARQUISES.

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05/08/2010 à 07h28

Salut Louis,

Je suis fière de votre groupe, faites le maximum, bonne continuation et longue vie à MARUAO.

Vous nous montrez un bon exemple qu'on peut réussir à percer en Métropole.

Allez nana - Faaitoito - kaoha des Marquises

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04/08/2010 à 11h44

Just big respect..Big up Maruao.. Peace.

Commentaires anonymes

04/08/2010 à 11h32

Tout doucement mais sûrement l'oiseau fait son nid! Super Maruao! Bonne continuation! ;):)

03/08/2010 à 15h36

Merci au journaliste Jean Marc Monnier; c'est la première fois qu'un groupe polynésien est présent au festival de jazz de Montreux; le dernier album de Maruao a la particularité d'intégrer des sons polynésiens au style du jazz, le local autant que le métropolitain peut être séduit par le rythme. En ça ils apportent quelque chose de nouveau, qu'ils doivent encore plus exploiter et s'ils continuent dans la création, je pense qu'ils produiront de meilleurs albums encore à l'avenir.

Comme pour le groupe Manahune, Maruao est aussi en vente sur Amazon.fr, dans les téléchargements Mp3, et ça, c'est vraiment super. Dommage que d'autres artistes, comme le regretté Bobby, ou comme notre star locale Angelo, ne soient pas aussi accessibles de l'extérieur.

Nous avons de bons interprètes & musiciens, d'excellents guitaristes, leur seule survie est "outside of the island"- la scène locale ne suffira jamais à nourrir leur passion.

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