Publié le mardi 24 août 2010 à 09H08
SURF - World Masters Surfing Championship (27 août - 5 septembre à Panama). Le fenua en comité très réduit aux 4e Championnats du monde ’’vétérans’’
Alors que tous les fans de glisse, et en particulier de surf, ont, en ce moment, les yeux rivés sur Teahupoo pour la 10e édition de la Billabong Pro, les équipes de surf amateur sont également sur le quivive pour un autre événement bien moins médiatisé, mais également d’importance : ce sont les Championnats du monde masters.
Cette année, 28 pays participeront aux ISA World Masters Championship à Santa Catalina, un petit village de Panama. Chaque pays participant est composé de 8 compétiteurs répartis en 6 catégories : les masters (35-39 ans), les grands masters (40-44 ans), les kahuna (45-59 ans), les grands kahuna (plus de 50 ans) et les women master (35 ans et plus). Si les grandes nations, comme les USA, le Brésil (vainqueur par équipe en 2003), l’Afrique du Sud (vainqueur par équipe en 2007 et 2008), ou encore l’Australie, ne vont pas lésiner sur les moyens pour envoyer une équipe complète, en revanche, c’est la disette cette année du côté de Tahiti où seule Patricia Rossi y participera.
Billabong Pro oblige, la plupart desmembres de la Fédération ont préféré se focaliser sur l’étape tahitienne. Mais, cela n’a, en rien, découragé miss Rossi qui a pris ce matin le départ pour Panama qu’elle rejoindra demain après une escale à Los Angeles. Elle intégrera sur place le Team France qui, coup du hasard, n’a pas de femmes dans son équipe. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, si Patricia est logée avec les tricolores, c’est bien sous le drapeau tahitien qu’elle participera, seule, lors de la cérémonie d’ouverture avec la parade des nations, dimanche. La compétition enchaînera dès le lendemain jusqu’au dimanche 5 septembre pour les finales.
Patricia Rossi, seule représentante du fenua aux WMSC
“C’est une belle opportunité de pouvoir faire ces Championnats du monde masters. Je voulais déjà y participer, il y a deux ans, mais j’étais encore trop jeune. Je n’ai pas d’angoisse ni de pression car j’y participe pour me faire plaisir. Il n’y a pas d’enjeu sinon celui d’essayer quand même de faire honneur au fenua. Les surfeurs n’y vont pas pour se faire connaître et ensuite suivre une carrière de pro. C’est sûr, je pense au titre, mais il faudra d’abord passer plusieurs tours et je n’ai aucune idée du niveau des filles. Je pense que ce sont d’anciennes pros comme moi et cela ne va pas être de tout repos. Mais, je serai soutenue par l’équipe de France, tout comme je les soutiendrai lorsqu’ils passeront leurs séries. Je vais retrouver d’anciens surfeurs avec qui j’étais en sports études il y a 15 ans, et d’autres avec qui j’ai fait les Coupes de France. Cela va me faire drôle de les revoir, car nous nous sommes connus ados, et aujourd’hui, on se revoit en père et mère de famille. Que le temps passe vite. Et en plus, on va surfer ensemble pendant 15 jours sur un spot de rêve. C’est pas la belle vie, ça !”
Billabong Pro Tahiti (23 août au 3 septembre). La cérémonie d’ouverture a eu lieu dimanche, mais la compétition n’a pu débuter hier comme prévu
Faux départ à Teahupoo
Comme on le pressentait, eu égard aux prévisions de ces derniers jours qui laissaient entendre que les vagues se feraient attendre sur le spot de Teahupoo, l’ouverture des compétitions de la 10e édition de la Billabong Pro Tahiti prévue hier, a été reportée à une date ultérieure.
Les décideurs se réuniront ce matin pour estimer la situation et voir si l’événement peut débuter aujourd’hui, mais les prévisions restent pessimistes pour les jours à venir quant à l’arrivée de la houle. Et puis, il est préférable d’attendre de bonnes conditions pour que Teahupoo soit fidèle à sa réputation de spot de surf parmi les plus impressionnants de la planète. En outre, et compte tenu que le délai ultime de la manifestation est fixé au 3 septembre, la “waiting period’’ peut s’étendre sur presque deux semaines et il n’y a donc pas du tout caractère d’urgence à faire démarrer la compétition. Si les surfeurs n’ont donc pas été sollicités hier, à l’instar des cinq Tahitiens qui seront en lice dans leMaint Event, Michel Bourez, Manoa Drollet, Tamaroa Mc Comb, Taumata Puhetini et HeiariiWilliams, ils l’ont été en revanche dimanche à l’occasion de l’ouverture officielle de l’épreuve. Outre les traditionnels discours et les spectacles de culture locale, l’événement a étémarqué par le partage d’un gros gâteau confectionné pour fêter le 10e anniversaire de la Billabong Pro Tahiti. Tout le monde s’en est délecté, y compris Jean-Pierre Beaury, le ministre de la Jeunesse et des Sports, qui avait fait le déplacement à la presqu’île pour honorer l’un des grands événements sportifs tahitiens. Place maintenant à l’attente des vagues en espérant que la houle ne se fasse pas trop désirer.
P. Bastian Photos : Ghislaine Previtali




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Commentaires anonymes
27/08/2010 à 19h32
la "bill" commence? dsl je vis en montagne
Commentaires anonymes
24/08/2010 à 20h41
Go Patricia!