Tout l’art du "no kill"

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Publié le dimanche 08 août 2010 à 12H23

TUAMOTU - Pêche sportive à Ahe avec la pension Cocoperle Lodge

Pêcher pour se nourrir ou pour le fun, le sport, c’est ce que propose la pension de famille Cocoperle Lodge dans l’atoll de Ahe. L’archipel des Tuamotu, ses lagons et ses fonds marins, magnifiques et attirants sous un soleil dominant, est bien ce que recherchent le touriste comme le résident en Polynésie.

Et lorsque l’accueil et la table sont plus qu’acceptables, alors ils sont comblés. D’abord avec les yeux autour des magnifiques tables de Janine, puis au niveau des papilles gustatives en savourant ses mets surprenants. Fraîcheur des produits et envie de recevoir font le reste, d’autant que tout est confectionné maison, glaces, sorbets, confitures du petit déjeuner, pâtisseries, poissons fumés et autres… Des séjours, donc, alliant gastronomie et pêche.

“Nous ventilons le poisson et le relâchons”

Cette petite unité d’hôtellerie familiale et ses membres passionnés de pêche sportive ont testé, entre le 9 et le 13 juin, leur premier “fishing trip”. Amis pêcheurs et clients ont pris la mer, cannes et moulinets en main, dans une ambiance sympathique et détendue loin des traditionnels concours de pêche. Des professionnels, des inconditionnels, mais aussi des hommes, des femmes et des enfants qui n’avaient quasiment jamais pêché. Le but étant de démontrer que la pêche est aussi un plaisir simple qui peut être pratiqué en famille dans un décor de rêve et où les sensations sont au rendez-vous.

“Dans ces techniques de pêche, il y a deux instants magiques, le mordage du poisson sur le leurre et le moment après avoir pris le poisson en photo, nous le ventilons et le relâchons pour qu’il puisse à nouveau vivre paisiblement, nous gardons seulement ce dont nous avons besoin pour notre consommation”, précise Franck, propriétaire de l’établissement, qui pratique régulièrement le “no kill”. Les embarcations sont certifiées annuellement par le service des Affaires maritimes de Polynésie : équipées de VHF, GPS, sondeur et tout le matériel de sécurité indispensable et obligatoire et en liaison radio constante avec la base de la pension. Des sorties en mer bénéficiant d’une grande sécurité qui a rendu ces quatre jours pleins des plus agréables. Pour un programme étayé de différents types de pêche, telle que du poper, du flaper et du jig pour les pêches dites sportives depuis les bateaux, de la traîne avec leurre et au vif, du lancer depuis le reef à Cocolanta (voir encadré) à la buldo, poper et flaper, ainsi que de la pêche traditionnelle au filet sur ce même reef. Et le dimanche matin, à la palangrotte en famille.

Ce qui représente 220 miles parcourus, soit pratiquement le tour de l’atoll de Ahe par le nord-est et par le sud-ouest. Mais aussi, plusieurs jolis combats. Tony, un débutant, a ferré un tazard de 15 kg au jig assisté par Thierry, un expert, pour le sortir de l’eau. Toujours au jig, une variété impressionnante de poissons a été remontée à bord, du paru, des becs de canne, loches saumonées, mérous, barracudas, bécunes, lutjans, carangues noires et, bien sûr, quelques requins… Deux mordages terrifiants ont été encaissés par Thierry et Bertrand ; leurs moulinets, pourtant puissants, se sont évidés à une vitesse folle comme si leur ligne avait accroché un truck en marche ; grand silence à bord et… bienvenue à Ahe ! Dans la soirée, les deux Thierry ont sorti deux va’u, thons à dents de chien, très prisés pour leurs combats, plus ou moins de 10 kg.

Deux mordages terrifiants

Quant aux uruati, carangues à grosse tête – surnommées dans le monde de la pêche “GT” – elles ont plutôt joué, bien présentes, mais pas affamées, les attaques furent fébriles et des mordages n’ont rien donné ; même si Bertrand a pu en tenir un moment une très grosse : sa tresse de 80 livres n’a pas résisté à la pression, quand celle-ci a lâché, Bertrand a été catapulté en arrière, dans le bateau et heureusement sans gravité. Jean- Marc fut l’homme de la situation ; “avec sa botte secrète”, comme dirait Patrick, il a remonté, avec un flaper de 120 g, une de ces très belles GT de plus de 20 kg aussitôt relâchée après photos.

Toujours au poper et flaper, carangue bleue et loche saumonée ou tonu, ont bien fait plaisir. Lors d’une traîne, deux bancs importants de thons rouge yellowfin tuna et bonite à dos rayé ont été repérés. Les leurres vite lâchés ont permis de remonter 14 jolis thons de 8/10 kg et quelques bonites. Que de souvenirs pour ces débutants ou ces enfants qui pêchent pour la première fois, de les voir aussi heureux quand ils sortent leurs poissons. Le lagon de Ahe en abrite une telle variété, en couleurs, en tailles, en formes aussi différentes que surprenantes !

Photos : Chris Claverie , Cédric Valax

Et aussi sur le reef de Cocolanta

La marée, sur le reef, permet de placer un filet afin de pièger les perroquets avant qu’ils redescendent dans l’océan ; une pêche traditionnelle en Polynésie qui se pratique en famille ou au niveau d’un village pour une occasion particulière ; disons plutôt une chasse ou une traque. En tout cas, quelle rigolade, lorsque les perroquets vous passent entre les jambes, c’est toujours un moment magnifique et quelle satisfaction quand le filet est plein ! Car, le but de Cocolanta est de pêcher pour se nourrir ! Et puis, il y a la pêche à pied sur le reef, ma’oa, pahua, vana, de quoi agrémenter un pique-nique paumotu accompagné de lait de coco et de ipo. Mahei, 11ans, le plus jeune de l’équipe, a sorti carangues et mérous depuis le reef, ça promet !

Sites : www.cocoperlelodge.com ; www.cocolanta.com ; www.tahitifishingtrip.com

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Commentaires anonymes

09/08/2010 à 20h04

Yes ... je suis pas tout seul à penser comme ça ! respects OBS !

Commentaires anonymes

09/08/2010 à 12h58

Prenez en de la graine les pseudos sportifs, vidant TOUT le banc de poissons en tuant tout ce qui appartient à la collectivité pour faire du fric !

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