Publié le lundi 10 mai 2010 à 12H20
Interpellations en métropole
Pour voler 150 euros et 7 cartouches de cigarettes dans un bar-tabac de campagne à Moulin-Mage, un bourg perché sur lesmonts de Lacaune, verrou montagneux entre Méditerranée et Massif central, des enfants du pays ont tué le 30 avril dernier. La victime, Maurice Ayrolles, 56 ans, surveillant dans un lycée privé de Béziers (Hérault), a été abattu d’un coup de fusil de chasse en pleine poitrine alors qu’il partageait un verre avec des amis. Quatre hommes et une femme, âgés de 19 à 33 ans, ont été rapidement arrêtés par les gendarmes et ont reconnu les faits.
Cinq braqueurs marqués par une vie fracassée dès l’enfance. Entre misère intellectuelle et sociale, tous sont unis par l’alcoolisme, le trafic de stupéfiants, la consommation forcenée de pakalolo, les rapines de toutes sortes et les cambriolages en série, devenus leur spécialité dans les villages alentour. Jusqu’à ce qu’ils volent deux fusils de chasse et une carabine chez un couple à Lacaune, une petite station thermale située à une quinzaine de kilomètres de Moulin- Mage, et fassent feu, quelques jours plus tard, au Montalet.
Il voulait financer un retour à Tahiti
Et parmi eux, Damien Pasturel. âgé de 23 ans, appelé Tahiti en raison de son origine polynésienne, le jeune homme faisait lui aussi partie de l’équipée sanglante. Un enfant faa’amu qui “a mal tourné malgré la dévotion de sa mère”, explique-t-on dans son entourage, et qui a toujours vécu à Lacaune. Récemment, il avait volé une voiture, espérant la revendre pour payer les dettes de sa compagne, avant de se faire prendre par les gendarmes. “Il m’avait juré d’arrêter ses conneries”, a expliqué sa compagne, 38 ans, dont le fils de 19 ans a également été interpellé pour avoir servi de chauffeur aux braqueurs. Une compagne qui explique le geste de cet enfant faa’amu par le fait que “Damien voulait s’offrir un voyage à Tahiti pour retrouver ses vrais parents”. Il encourt aujourd’hui la réclusion criminelle à perpétuité et ne devrait pas réaliser son rêve de retour au fenua de sitôt. Tous les membres de la bande avaient déjà été arrêtés à demultiples reprises dans le passé pour des affaires de trafic de cannabis et de nombreux vols. “Cette bande était en train de monter en puissance. Les armes volées, ça leur donnait le sentiment d’être plus fort. C’est une trajectoire tragique”, a résumé Jacques Machut, le colonel commandant les gendarmes du Tarn. Damien Carrié, 23 ans, surnommé Domino, désigné comme le tireur présumé du coup de feu mortel, était déjà impliqué dans 32 délits entre 2004 et 2010.
RP avec Le Parisien




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12/05/2010 à 01h53
Mon opinion rejoint celui de « Le Vieux ». Nous, étudiants, qui sommes en France, nous n’avons que faire de ce genre d’histoire car c’est malheureusement le quotidien des métropolitains.
Parlez nous de la pauvreté, de la pollution, du chômage… Quitte à ce que ça choque la population ou les touristes mais nous devons arrêter de nous voiler la face, Tahiti et même la Polynésie ne se résume pas qu’à de belles plages, des cocotiers, de beaux lagons etc. Notre fenua souffre depuis déjà trop longtemps et si vous passez plus de temps sur des fais divers de ce genre, qui va dénoncer tout cela ?
Prenez exemple sur les journalistes de la chaîne M6 qui ont eu le courage de montrer à tous ce qu’il se passe réellement en Polynésie, toute cette misère, ce système corrompu… (« Tahiti, l’envers du décor ») Certes, cette émission n’a pas montré une « bonne image » de Tahiti mais au moins ça fait réfléchir sur ce qui se passe autour de nous !
Il est vrai que nous ne pouvons revenir en arrière mais nous pouvons, tout de même, nous permettre un avenir meilleur…
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11/05/2010 à 12h42
d'accord avec le vieux aussi...:'(
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10/05/2010 à 23h35
Bien dit, "le Vieux",
Nous nous désolons tous sur un passé révolu, celui d'une Polynésie toute faite de gentillesse. Quant à croire que Le Dépêche à beaucoup évolué dans le choix de ses gros titres, je pense que rien n'a vraiment changé: dans les années 70, un ananas à trois têtes faisait la "Une" de nos (2) quotidiens, avec photo sur moitié de page.Epoque heureuse! Le nombrillisme a toujours été le péché mignon de la P.F . Les faits divers et les chiens écrasés ont toujours été la matière de base de tous les journaux du monde. C'est ainsi! Je pleure comme toi sur ce que j'ai appelé longtemps: "mon beau pays".
Sans trop y croire vraiment, j'essaie de d'imaginer un avenir meilleur, poue la P.F. et pour le monde: "A hi'o to mou'a¨" disaient les anciens...
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10/05/2010 à 19h36
Tout à fait d'accord ! et merci la Dépêche des gros titres sanglants, vol, viol... ça me fait acheter!
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10/05/2010 à 14h31
Un fait divers banal et sans aucune importance qui est arrivé a dix huit mille kilomètres. Je ne vois pas l’intérêt dans faire la une en gros titre. Cela mériterait tout au plus trois lignes a la vingtième page. Et encore…
Nous avons vraiment de la chance de vivre dans un pays ou la une est celle que je vois. Election d’une miss tout a fait quelconque et un fait divers de huit jours a des milliers de kilomètre ou le seul lien avec la Polynésie est qu’un des protagonistes est originaire d’ici. Voilà un scoop de la plus grande importance !
Mon dieu…, Mais qui parle chez nous des milliers de chômeur qui sont sans la moindre ressource ? Qui souligne les incohérences pour ne pas dire les âneries de certains leadeurs syndicalistes ? Qui dénonce les prix exorbitants et injustifiés des banques, de l’électricité du téléphone d’internet de la télévision ? Qui porte un regard sur la misère des favelas de Faaa et celles des îles ? Qui dénonce tout ces drames ? Qui hurle de voir des gosses si vite oubliés mourir dans des caniveaux ?
Non rien de tout cela depuis des mois. Les unes de ce beau pays depuis des mois des années c’est les sagas judiciaires des hommes politiques plus véreux les uns que les autres et les élections des miss. Ah les miss…si encore on en avait une qui avait des photos intéressantes a montré ! Même pour cela on est minable.
Mais ou il est le deuxième pouvoir ? Celui qui dénonce, celui défait les majorités…Pas dans les rédactions des canards boiteux du pays. Et cela, est une certitude.