Publié le lundi 15 février 2010 à 11H00
Pacifique-Cyclone Après s’en être pris ce week-end aux Samoa américaines, puis à l’État voisin de Samoa, le cyclone tropical « René », qui s’est formé jeudi au-dessus des îles Cook, poursuivait toujours sa route lundi au-dessus du royaume de Tonga, où des vents toujours plus véloces s’abattaient lundi matin (heure locale, GMT+13) sur les îles du Nord de cet archipel, en particulier celle, haut-lieu touristique, de Vava’u et celle de Ha’apai.
Ces vingt quatre dernières heures, René a encore gagné en intensité et semble avoir désormais atteint le maximum de sa force, avec des vents constants en son centre estimés, à 21h00 GMT dimanche, à 165 kilomètres heure et des rafales à 200, selon le centre d’alerte cyclonique de la marine américaine (Joint Typhoon Warning Centre, JTWC, situé à Pearl Harbour, Hawaii). Cette puissante, selon les mêmes prévisions, devrait progressivement diminuer pur déboucher sur une dissipation à un horizon +72 heures.
René se déplace actuellement à une vitesse estimée à 18 kilomètres heures en empruntant toujours un couloir délimité par le Sud-est des îles Fidji et le Nord des îles Tonga, ainsi qu’une direction Sud-ouest qui devrait progressivement s’infléchir pour reprendre une orientation Sud-sud, puis Sud-est. Dans l’intérim, toutefois, René a désormais atteint un degré quatre sur l’échelle de mesure de la puissance des cyclones. Une grande partie des contacts téléphoniques avec les îles de Vava’u étaient lundi matin coupés, de même que le réseau électrique, selon les comptes rendus émanant du centrer national de gestion des catastrophes naturelles, dans la capitale Nuku’alofa.
Sa puissance actuelle fait craindre un potentiel élevé de destructions sur ces îles septentrionales de Tonga. L’alerte avait été lancée dès dimanche René pourrait aussi enchaîner sa course à travers le chapelet des Tonga par l’île principale de Tongatapu, lundi en milieu de journée (GMT+13).
Aux Samoa américaines, ce week-end, un homme a trouvé la mort du fait du passage de René : il est tombé de son toit, qu’il essayait encore de sécuriser au plus fort de la tempête. En outre, les dégâts matériels constatés à Samoa et aux Samoa américaines se sont le plus souvent résumés à des arbres arrachés, des lignes électriques au sol, des glissements de terrain et des inondations, sans autre perte humaine. L’alerte qui avait aussi été mise en place dans le micro-État voisin de Niue (très durement frappé par le puissant cyclone Heta en janvier 2004) a été levée dimanche. Aux Samoa américaines, par précaution, une alerte avait été mise en vigueur, en particulier pour l’île de Manoa (Ouest de l’archipel), à l’attention de toute la population, qui avait été encouragée à ne pas sortir et à rester à l’abri à l’intérieur. Des abris communautaires, pour la plupart des salles de classes réquisitionnées, avaient aussi été mis à la disposition du public.
La série continue
René est le quatrième cyclone tropical s’étant formé ces deux dernières semaines dans la région proche des îles Cook et des Samoa. Les îles Cook, dont les îles du Sud (et en particulier celle d’Aitutaki) ont été frappées jeudi dernier aux aurores par un autre cyclone, Pat. Là-bas, ce sont les habitations les moins solides qui ont été emportées alors que les structures touristiques, elles, ont beaucoup mieux résisté. Aitutaki a depuis été déclarée en état de sinistre naturel avec un taux de destruction désormais estimé à soixante quinze pour cent des édifices. Aucune victime, ni blessé, n’a été signalé. La Nouvelle-Zélande, avec laquelle les îles Cook sont liées par un contrat de libre-association, a annoncé vendredi le déblocage d’une aide d’urgence de deux cent mille de ses dollars (102.000 euros) au titre des secours d’urgence aux populations les plus touchées. Le week-end précédent, le cyclone Oli a frappé plusieurs îles de la Polynésie française, dont Bora-Bora, Tahiti, Moorea et, le plus durement, l’île de Tubuai (Sud de l’archipel), où d’importants dégâts aux infrastructures ont été constatés. Quelques jours auparavant, un autre cyclone, Nisha, menaçait aussi les îles Cook avant de se dissiper en chemin vers la Polynésie française. La haute fréquence de ces manifestations météorologiques a souvent été attribuée à la prévalence du phénomène El Niño cette année dans le Pacifique.
PaD (Flash d'Océanie)




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Commentaires anonymes
15/02/2010 à 16h48
Une aide de FCP 12 Millions!!! Pour les Cook! Si l'on aidait Tubuai au compte "Poken", moins de deux Millions de FCP devraient être suffisants!!! Gode shave the Queen!!