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Des sessions de formation au domicile des apiculteurs à Arue

jeudi 18 avril 2019

Jean-Claude Laille (à droite), un retraité âgé de 65 ans s’est lancé dans l’apiculture depuis deux ans. Aujourd’hui, il cherche à multiplier les ruches sans pour autant récolter du miel. Les récoltes viendront ensuite. Photo J Hiongue

Jean-Claude Laille (à droite), un retraité âgé de 65 ans s’est lancé dans l’apiculture depuis deux ans. Aujourd’hui, il cherche à multiplier les ruches sans pour autant récolter du miel. Les récoltes viendront ensuite. (Photo J Hiongue/LDT)


Depuis 2017, la ville de Arue a lancé des formations en apiculture. En 2018, deux groupes ont été constitués. Le premier groupe est axé sur l’initiation alors que le deuxième groupe est en perfectionnement.

Les deux groupes stagiaires ont pu acquérir des connaissances et des techniques pour développer l’activité d’apiculture à domicile. Mais lors des contrôles effectués par les agents communaux avec le concours d’un prestataire de service spécialisé dans ce domaine, ceux-ci ont constaté que certains stagiaires ont commis des erreurs de manipulations techniques. “Du coup, pour cette année, la mairie a mis en place un projet de formation en apiculture. Il consiste à mettre en place des séances de suivis supplémentaires à domicile pour renforcer les techniques de nos stagiaires afin de les rendre plus autonomes dans l’entretien et le développement de leurs ruchers. En parallèle, nous avons prévu une formation sur l’élevage des reines, à l’intention des stagiaires qui ont suivi la formation d’initiation l’année dernière”, explique l’agent communal en charge de ce projet apiculture, Yannick Mao.

 

Les débuts de Manu Meri no Arue

 

Cette petite activité artisanale permet d’améliorer le quotidien des bénéficiaires, de renforcer la cohésion familiale et de quartier mais également, de générer un revenu complémentaire. “On essaye d’aller voir nos apiculteurs deux fois par mois à raison de deux mardis par mois. La toute première session de formation a eu lieu le 2 avril et la seconde session s’est déroulée mardi 16 avril. Nous avons fait appel à un expert en apiculture, Joël Vanffaut, qui est de Mahina. Il visite chaque domicile où les bénéficiaires se sont inscrits et le déplacement se réalise sous forme de tournée communale en commençant par le quartier Bonno”, poursuit-il.

Dans le quartier Bonno, il n’existe qu’un seul apiculteur alors qu’ils sont trois à Erima et deux dans la vallée de Tefaaroa.

En 2017, lors du lancement de ce projet, dix familles ont pu s’inscrire et suivre la formation apiculture. L’an dernier, cinq nouvelles familles se sont inscrites. Cette année, la commune a prévu que les cinq familles complètent leur formation initiale afin de mieux assimiler les techniques de l’apiculture, avec un suivi à domicile personnalisé.

Il n’y aura pas de formation en 2020 en revanche. Il n’y aura que du suivi et la commune espère que la toute jeune association montée en 2018 sous le nom de Manu Meri no Arue (L’abeille de Arue) pourra mutualiser les moyens de ces apiculteurs amateurs afin de faire face à des professionnels.

À terme, il faudra réaliser des ruchers aux normes de sécurité. Certaines familles ne possèdent à l’heure actuelle que trois ruches alors que d’autres en ont beaucoup plus, allant jusqu’à vingt ruches pour celui qui se trouve dans le quartier Bonno. “La technique permet d’améliorer les problèmes rencontrés. En 2020, il n’y aura pas de suivi mais on va accentuer le travail de l’association que préside Denis Davio. C’est un professionnel de l’apiculture. Nous allons prendre contact avec le Contrat de ville pour monter un dossier de demande de subvention afin d’aider cette association à acquérir du matériel performant”, rajoute t-il.

 

Augmenter le nombre de ruches

 

À ce jour, quinze familles de Arue suivies par la commune se tournent vers l’apiculture afin d’améliorer leur vie quotidienne et ces familles ont été formées par la mairie via un prestataire. Sur une seule ruche, on peut récolter jusqu’à 20 litres de miel. “En deux ans, j’ai pu obtenir sept ruches et je ne fais que de multiplier afin de développer ce qui est bon. Je vise une augmentation de ruches mais pour les multiplier, il faut une réserve de miel pour les abeilles. J’ai reçu une formation à la mairie et j’entame ma deuxième année d’apiculture”, témoigne Jean-Claude Laille, 65 ans.

Pour cet apiculteur amateur qui habite au Pk 5 côté montagne, la production du miel viendra après. Dans l’immédiat, son objectif est la multiplication des ruches pour ce retraité, quitte à solliciter la permission de ses voisins pour occuper un bout de leur terrain afin d’y installer les futures ruches. Il a aussi une mission à accomplir, celle de produire des reines. “Je me suis lancé dans la culture de la vanille, des plantes, arbres fruitiers chez moi, ça m’occupe ainsi et il faut, par la suite, assurer ce travail aux jeunes. Je réalise même du compost. Lorsque j’ai démarré, j’ai construit les ruches avec des copains en formation et d’autres ont été réalisés par moi-même”, conclut-il.

Trois sorties seront également organisées sur l’année 2019 afin de maintenir et renforcer la cohésion sociale du groupe et favoriser le partage d’expérience. Le coût de la formation à domicile a été arrêté à la somme de 1 656 846 de F. avec une prise en charge à 50 % par le Contrat de ville et l’autre moitié en fonds propres par la mairie de Arue. La formation prendra fin en décembre 2019.

 

De notre correspondant JH

 

joël vanfau

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