Assaut à Saint-Denis: les principales déclarations du procureur

    mercredi 18 novembre 2015

    Précisions sur la « logistique d’ampleur » déployée par les « terroristes » qui ont frappé Paris le 13 novembre, assaut dans un immeuble de Seine-Saint-Denis, voici les principales déclarations du procureur de la République de Paris François Molins lors d’une déclaration à la presse mercredi soir.

    Les avancées de l’enquête et une nouvelle équipe susceptible de frapperL’enquête a « considérablement progressé », a expliqué le procureur, « l’assaut mené cette nuit en a été la démonstration ». « Une nouvelle équipe de terroristes a été neutralisée, et tout laisse à penser, au regard de leur armement, de leur organisation structurée, et de leur détermination, que ce commando pouvait passer à l’acte ».

    L’exploitation de « vidéosurveillances, écoutes, géolocalisation, perquisitions, recueil de témoignages, et recoupements des services de renseignements », « qui ont donc permis à ce stade d’établir une importante logistique mise en place par les terroristes », « des véhicules, de la téléphonie, des armes et des logements conspiratifs ».

    Le procureur a souligné la « logistique considérable utilisée par trois commandos coordonnés pour commettre les attentats » au Stade de France et dans les Xe et XIe arrondissements de la capitale. Trois véhicules, tous « loués par les frères Abdeslam », « sont arrivés quasiment en convoi en région parisienne depuis la Belgique à 10 minutes d’intervalle » la veille des attentats.

    A la recherche du destinataire d’un message annonçant le début de l’attaque au Bataclan »Un téléphone portable a été découvert dans une poubelle à l’extérieur (…) du Bataclan à partir duquel un SMS envoyé membre du commando à 21h42″, « indiquant +on est parti on commence+ », les investigations s’attachent bien évidemment à déterminer le destinataire de ce message ».

    Un assaut d’une « extrême difficulté » à Saint-Denis Parmi d’autres « logements conspiratifs » découverts par les enquêteurs, les « très nombreuses investigations » ont permis d' »identifier un immeuble situé rue Cordillon à Saint-Denis », « pouvant être le lieu possible de retranchement » d’Abdelhamid Abaaoud, « suspecté d’être l’inspirateur » de nombreux attentats en Europe pour le compte de l’organisation Etat islamique.

    Les enquêteurs avaient recueilli un témoignage « faisant état de (sa) présence (…) sur le territoire français ».

    L’assaut mené par le Raid et la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) s’est révélé « d’une extrême difficulté »: « la porte blindée de l’appartement a résisté dans un premier temps aux charges explosives du Raid, ce qui a permis aux terroristes de préparer leur riposte. Des tirs très nourris et quasi ininterrompus s’en sont suivis pendant près d’une heure, plus de 5.000 munitions ont été tirées du côté de la police ».

    Puis « a retenti une explosion », « révélant la commission d’une action kamikaze », vraisemblablement  « une femme ayant activé son gilet explosif », ce qui devra « être vérifié ».

    Mercredi soir, le procureur n’était pas en mesure de « donner un bilan précis du nombre définitif et des identités des personnes décédées » qui sont au moins au nombre de deux.

    Des interpellations, mais manquent deux principaux suspects »Au total, 8 gardes à vue, 7 hommes et une femme sont actuellement en cours », a expliqué François Molins. « Les identités des personnes interpellées dans l’immeuble ne sont donc formellement établies. Cependant, Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam, deux principaux suspects, « ne font pas partie des gardés à vue ».
     Agence France-Presse

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