Habillage fond de site

Assemblée – Collectif budgétaire et gratte-ciel au menu

mardi 9 avril 2019

Sylviane Terooatea et Fernand Tahiata, élus des îles Tahoera’a, ont voté à de très nombreuses reprises en faveur des textes présentés hier par la majorité. (Photo : Christophe Cozette)

Sylviane Terooatea et Fernand Tahiata, élus des îles Tahoera’a, ont voté à de très nombreuses reprises en faveur des textes présentés hier par la majorité. (Photo : Christophe Cozette)


Les représentants à l’assemblée se sont réunis hier, place Tarahoi. À l’ordre du jour, le premier collectif budgétaire de l’année, “un collectif technique, non politique”. Les représentants se sont également penchés sur diverses mesures fiscales et les immeubles de grande hauteur.

Hier, les représentants de l’assemblée de la Polynésie française, face à un gouvernement quasi au complet, ont participé à la deuxième séance plénière de la session extraordinaire, avec pas moins de neuf rapports à l’ordre du jour, dont notamment le premier collectif budgétaire de l’année.

“Un petit collectif, technique, non politique”, comme l’ont expliqué les membres de la majorité, président du Pays en tête (lire ci-dessous).

Le “collectif budgétaire” est l’expression employée communément pour qualifier les lois de finances rectificatives. Ces lois sont les seules permettant de modifier, de manière significative, en cours d’année, les dispositions de la loi de finances initiale. Mais “ce n’est pas un budget n° 2”, comme l’a rappelé le représentant de la majorité Luc Faatau, et ce “même si la Polynésie est redevenue ‘bankable’”.

Le vice-président du Pays Teva Rohfritsch l’a qualifié de “collectif technique, le chiffre d’affaires de la Polynésie française a atteint des chiffres records, notre politique porte ses fruits”. Ces décisions complémentaires et financières abondent principalement les domaines de l’emploi, de la santé et de la solidarité.

Plus de 900 millions de francs pour le Fonds intercommunal de péréquation (FIP), 400 millions de francs pour le soutien à l’emploi (CAE) – une enveloppe qui sera doublée au prochain collectif, prévu en juillet, a promis Édouard Fritch –, l’annonce de la construction d’un foyer des jeunes travailleurs à Paofai (géré par l’Église évangélique ma’ohi), l’acquisition de terrains à Raiatea, les études pour un nouvel hôpital à Uturoa et des emplois pour la santé, le gouvernement joue sur tous les leviers.

Grâce à la meilleure santé économique du Pays, le financement des inscriptions à ce collectif budgétaire passe par un prélèvement sur les réserves de 5,163 milliards de francs (un tiers environ de la manne financière dégagée, selon le vice-président) et du coup, le budget de fonctionnement s’équilibre à 21,002 milliards de francs, tandis que celui de l’investissement s’équilibre à 2,925 milliards de francs.

 

Oui aux immeubles de plus de 50 mètres

 

“Soyons plus ambitieux”, a lancé Teura Iriti, présidente du groupe Tahoera’a, au gouvernement, n’oubliant pas de demander “à quand Hao, à quand le Village tahitien”, tout en taclant le Pays, “incapable de consommer la totalité des crédits alloués”.

Pour le Tavini Richard Tuheiava, pour qui “le gouvernement voyage énormément”, ces aides à l’emploi gèrent “administrativement parlant, la précarité sociale”. L’ancien sénateur a demandé “une véritable thérapie de l’emploi”. Mais l’ensemble des mesures de ce collectif n’ont pas provoqué de rejet particulier des deux groupes de l’opposition, certains s’abstenant, d’autres votant même pour, comme Sylviane Terooatea et Fernand Tahiata, des élus des îles orange. De là à y voir un appel du pied à la majorité, nous ne nous avancerons pas.

Après divers textes (lire ci-dessous) votés à une large majorité comme ce collectif, les représentants se sont penchés sur le projet de loi du Pays créant une réglementation sur les immeubles de grande hauteur (IGH), un texte attendu à peu près par tous et qui a déjà fait parler de lui sur les réseaux sociaux.

“Il y a 20 ans, nous n’étions pas favorables”, a déclaré un maire concerné par ces IGH, à savoir celui de Papeete, Michel Buillard. Mais augmenter la taille maximum, ces dernières années à Papeete, a “permis 10 milliards d’investissement”, faisant ainsi du maire de la capitale, un fervent défenseur de ces tours, déjà présentes à Nouméa.

La commune de Punaauia est également concernée avec l’arrivée du Village tahitien et il semblerait bien que ces deux projets dépassent déjà la future réglementation, fixée à 50 mètres de hauteur, comme l’a laissé entendre le ministre de l’Aménagement Jean-Christophe Bouissou. “Le pouvoir reste dans les mains des maires”, a précisé ce dernier, néanmoins. Tavini et Tahoera’a n’ont opposé aucune résistance à ce projet et cette loi du Pays a donc été votée à l’unanimité.

Les représentants se sont quittés hier vers 16 h 15. Ils se retrouveront le 11 avril, pour la session administrative, cette fois.

 

Christophe Cozette

 

mesure collectif budgétaire Fritch collectif budgétaire

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Selon vous, qui sera élue Miss Tahiti 2019 :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete