Assemblée de la Polynésie française – Le “forfait cadres” voté

    vendredi 29 avril 2016

    Reprise des débats, jeudi, à l’assemblée de la Polynésie française pour la deuxième séance de la session administrative. Deux avis sur les autorités administratives indépendantes et sur la rénovation des modalités d’inscription sur les listes électorales ont été étudiés.
    La modification du code du travail concernant les horaires des cadres a elle aussi été validée. Cette loi du Pays vise à mettre en place la convention de forfait des cadres et introduit un assouplissement des règles en matière de durée du travail et de repos. Une convention de forfait est un accord par lequel l’employeur et le salarié conviennent d’une rémunération forfaitaire incluant toutes les heures travaillées ; une démarche déjà largement pratiquée en Polynésie française mais qui n’avait jusqu’à aujourd’hui aucune assise
    légale.
    La journée s’est conclue sur l’étude du rapport de la Chambre territoriale des comptes sur la Sofidep, société qui propose des financements à l’attention des entreprises dans leur phase de création et de développement.

    Bertrand Prévost

    Tina Cross et Nuihau Laurey, sans énergie

    Très présente dans les médias ces deux dernières semaines, Tina Cross était étrangement absente hier matin à l’assemblée de la Polynésie française. Absente alors que la séance de questions orales devait être le point d’orgue de son combat épistolaire contre EDT et Nuihau Laurey. Fatigués de se voir peut-être, les deux protagonistes ont profité de rendez-vous sur leurs agendas pour “chapper” la séance. Du moins, c’est ce que les deux côtés de la barrière expliqueront le cas échéant. Faut-il voir en l’absence de Tina Cross la suite du recadrage public dont elle a été victime la veille en conférence de presse, quand, à mots couverts, Oscar Temaru désavouait, non pas son combat, mais les personnes qui l’accompagnent pour le mener ? Et l’absence de Nuihau Laurey serait-il le résultat d’une volonté délibérée de ne pas exposer le vice-président alors qu’il a lancé une bombe récemment sur les mésententes au sein du gouvernement sur le sujet ? Le débat qui se promettait électrique au sujet des prix pratiqués de l’énergie s’est soldé en un soporifique exercice questions-réponses entre Tony Géros et Teva Rohfritsch qui n’a rien fait avancer du tout. Dommage.

     

    Temps de parole et brassage d’air

    En ouverture de séance, une session de questions orales au gouvernement avait été ouverte. Dans les textes, cette session ne peut dépasser une heure. Les représentants qui posent les questions ne doivent pas dépasser trois minutes et les membres du gouvernement ont cinq minutes pour y répondre.
    Hier, la présidente du groupe Rassemblement pour une majorité autonomiste (RMA), Sylvana Puhetini, appuyée par Nicole Bouteau, est montée au créneau pour dénoncer les questions trop longues des élus de l’opposition, ce qui a donné lieu a une discussion sans queue ni tête sur les temps de parole pendant ces sessions.
    Loin de la rigueur du règlement intérieur, l’usage veut que dans l’hémicycle, ces temps de questions-réponses soient comptabilisés à la louche en fonction de l’importance des sujets.
    Aussi, la prise de parole de Sylvana Puhetini a-t-elle attisé la colère de l’opposition et du président de l’assemblée, Marcel Tuihani, pour bien peu de chose.
    “C’est une attitude à géométrie variable”, s’agaçait hier le président de l’assemblée. “Quand Nicole Bouteau était dans un petit groupe d’opposition (A ti’a Porinetia, NDLR), je me débrouillais pour ne pas leur couper la parole. Et si je respecte à la lettre les textes, il faudrait que je coupe la parole au président du Pays s’il intervient trop longuement… Que n’irait-on pas dire si je le faisais ?”
    Un brassage d’air inutile dans une salle déjà largement climatisée.
     

    Majorité contre syndicats

    Au détour des questions orales, mais aussi au sein des interventions des élus, les syndicats polynésiens en ont pris pour leur grade, hier. Interrogée sur la réforme de la protection sociale généralisée, la ministre en charge du dossier, Tea Frogier, s’est offusquée de la volonté de ces derniers de vouloir lancer des mouvements de grève pour protester contre la réforme de la protection sociale.
    Des propos épaulés peu après par Armelle Merceron dans son intervention au sujet de la réforme du code du travail : “C’est parce que les mammouths étaient incapables de s’adapter à l’ère glaciaire qu’ils ont disparu”, a-t-elle expliqué.
    Avant d’enchaîner : “Une partie des responsables syndicaux, qui ont, derrière eux leur vie active, et devant eux leur retraite, devraient être un peu plus responsables et penser à celles de leurs enfants et petits-enfants pour construire, avec le gouvernement, les réformes sociales nécessaires à un avenir plus équitable. Qui représentent-ils ? Sûrement pas ceux qui n’ont plus ou pas d’emploi malgré des diplômes et l’envie de gagner leur vie dans la dignité.”
    Des propos tenus alors même qu’un mouvement de grève massif est en réflexion du côté des syndicats.
     

    Teora Tehau 2016-05-03 18:38:00
    Le gouvernement devrait poursuivre sa réflexion sur la mise en oeuvre effective d'une taxation suffisante sur le tabac et les boissons sucrées. Cette mesure permettra de réduire efficacement la consommation par la population de ces produits nocifs et également réduire les dépenses liées aux maladies: d'obésité, de diabète, et de cancer des poumons qui coûtent plusieurs milliards à la société. Ça suffit. Les soins de ces types de maladies ne devraient même plus être remboursés par la CPS. Que ceux qui veulent bien être malade par la consommation de ces produits nocifs doivent prendre leur responsabilité et supporter les frais de leur maladie.)
    hou 2016-04-30 18:25:00
    "branler les mouches" et être payé...!
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