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Assises – Enfant secoué décédé : l’accusé à la barre

jeudi 15 février 2018

Le procès de M., accusé d'avoir tué sa fille après l'avoir secouée, n'a démarré que vers 15 heures, hier. En cause : deux difficultés procédurales soulevées par son avocat, Me Bennouar. (© Jennifer Rofès)

Le procès de M., accusé d’avoir tué sa fille après l’avoir secouée, n’a démarré que vers 15 heures, hier. En cause : deux difficultés procédurales soulevées par son avocat, Me Bennouar. (© Jennifer Rofès)

Compliquée. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier cette première journée de procès devant la cour d’assises de Papeete, hier matin.

Après deux difficultés procédurales soulevées par Me Bennouar la cour d’assises a finalement débuté le procès de M., 27 ans, à 15 heures.

Il est reproché à l’accusé d’avoir commis volontairement des violences ayant entraîné la mort, sans intention de la donner, sur sa propre fille, Hina, âgée de 21 mois au moment des faits.

La présidente du tribunal est immédiatement revenue sur les nombreuses expertises rendues par les médecins du service de réanimation du CHPF, le médecin légiste et l’anapathologiste, qui expliquent, dans leurs différents rapports, que la fillette, décédée à l’hôpital de Taaone, a succombé à un traumatisme crânien, qu’elle présentait une hémorragie intracrânienne et une hémorragie au niveau de la rétine, compatibles avec le syndrome du bébé secoué.

Des éléments reconnus hier après-midi par l’accusé. “Je reconnais les faits que j’ai faits sur l’enfant”, a-t-il énoncé difficilement.

Selon les divers témoignages, et notamment ceux de la mère de l’enfant, avec qui il n’a jamais vécu, M. était quelqu’un au passé violent, qui ne supportait pas les pleurs du bébé.

“Quand elle pleurait, il pouvait se taper lui-même tellement ça l’énervait”, avait-elle déclaré aux gendarmes.

Des pleurs qui seraient à l’origine du drame. La belle-mère de M., qui s’occupait de Hina durant l’absence de sa fille, partie en formation dans l’Hexagone, a, un beau matin, une urgence médicale.

 

 

Quelqu’un “sans histoire”

 

 

Ce fameux jour, elle arrive tôt chez M. pour lui confier l’enfant, le temps de se rendre à son rendez-vous.

Selon l’accusé, la fillette était difficile avec lui. Après s’en être plus ou moins occupé, il aurait tenté de la coucher mais elle se serait mise à pleurer. Énervé par ses cris, il l’aurait alors secouée sans ménagement, à quatre ou cinq reprises, avant de la recoucher. Mais la petite s’est remise à pleurer quelque temps après.

M. l’aurait une nouvelle fois secouée, aurait alors vu sa tête partir en arrière et l’aurait sentie perdre connaissance dans ses bras.

Pris de panique, il a attendu plus d’une heure avant d’appeler les secours. Malgré la prise en charge de l’enfant par le service de réanimation de l’hôpital, celle-ci serait décédée quelques jours plus tard, des suites de ces secouements.

À l’énoncé du déroulement des faits, la mère et la grand-mère de l’enfant n’ont pu retenir leurs larmes, hier. De son côté, l’accusé, qui comparaissait libre, semblait à la fois abattu et prêt à répondre de ses actes devant les jurés.

Mais les questions soulevées par la présidente pour tenter de déterminer son parcours sont restées le plus souvent en suspens.

L’expertise psychologique de l’accusé est attendue ce matin. Selon différents témoignages, M. avait des problèmes d’alcool et de paka. Il était décrit par certains comme un bon camarade et par le RSMA comme quelqu’un “sans histoire”.

Jen. R

 

 

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