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Assises – Le meurtrier présumé de Sandy Ellacott devant les jurés

lundi 5 février 2018

Nini ellacott

Sandy Ellacott n’était pas connu pour être provocateur ou bagarreur. (© archives LDT)

La première session des assises au tribunal de Papeete débute demain avec le procès du meurtrier présumé de Sandy Ellacott.

L’affaire avait profondément ému l’opinion publique en septembre 2015, provoquant même d’importantes marches contre la violence à Tahiti et Bora Bora. C’est sur cette dernière île que le drame s’était produit, dans la nuit du 13 au 14 septembre, dans le quartier de Tipoto. Henri T., 23 ans à l’époque des faits, est accusé du meurtre de Sandy Ellacott.

Fortement alcoolisé, l’accusé reproche à la victime de l’avoir insulté puis de l’avoir humilié devant ses amis en voulant l’écraser, le blessant à la jambe.

En compagnie de son ami Vetearii T., également à la barre, ils avaient chacun, avec leur véhicule, pris en chasse Sandy Ellacott.

Le pick-up de la victime sera percuté à plusieurs reprises puis coincé. Les deux hommes avaient alors roué de coups la victime, l’enquête révélant même qu’Henri T. avait sauté sur la victime et voulu lui rouler dessus avant qu’il ne soit stoppé par Vetearii T. et sa petite amie Heilani A., qui comparaîtra, elle, pour non-assistance à personne en danger.

Les amis étaient en effet repartis en laissant Sandy Ellacott inanimé, il décédera le 15 septembre au centre hospitalier de la Polynésie française.

À l’issue de ce procès, qui s’étalera sur quatre jours, Henri T. encourt 30 ans de réclusion criminelle, Vetearii T. 10 ans et Heilani A. 5 ans. 

Autre affaire devant les assises, celle d’un bébé de 21 mois décédé en décembre 2014 après avoir été secoué par son père.

Celui-ci sera jugé les 14 et 15 février. Heiarii T., aujourd’hui âgé de 27 ans, avait vu la garde de sa fillette lui être retirée après s’être montré violent avec elle et sa mère, à la maternité, trois jours après la naissance.

Quelques mois avant les faits, la mère étant partie en formation dans l’Hexagone, la garde de la fillette avait été confiée à sa grand-mère maternelle.

Cette dernière avait dû se reposer quelques heures sur le père. C’est ce dernier qui avait appelé les secours. Prétextant d’abord un accident, il avait reconnu les faits expliquant s’être énervé. Il encourt 30 ans de réclusion criminelle.

Enfin, trois autres affaires de viols sur mineurs seront jugées durant cette session, confirmant le fait que les enfants sont plus souvent victimes de sévices sexuels en Polynésie française que les adultes.

En 2017, 32 mineurs ont été victimes de viols contre 29 adultes et 112 mineurs ont été victimes d’agressions sexuelles contre 44 majeurs.

 

 

F.C.

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