Habillage fond de site

Assises – Père et tonton violeur, il avoue tout à l’audience

mardi 5 décembre 2017

justice tribunal

Vivant aujourd’hui à l’écart de sa mère, de ses frères et de ses sœurs, la victime avait huit ans au moment des viols par son père. (© Florent Collet)


Le procès devant la cour d’assises d’un père et oncle violeur s’est ouvert hier, à Papeete. Une fillette courageuse est venue raconter hier, en détail, le calvaire que lui a fait subir son père. Le verdict doit être connu aujourd’hui. L’accusé encourt vingt ans de réclusion criminelle.

Elle a aujourd’hui dix ans, mais elle semble être la plus forte de la famille. Hier, assise à la table des victimes, elle ne cesse de dessiner, écoutant d’une oreille attentive le président de la cour d’assises qui relate l’affaire ou les tentatives d’explication de son père.

Elle n’a jamais dévié dans ses déclarations depuis le jour où la vérité a éclaté en juillet 2016. Alors qu’elle se chamaille avec son frère, celui-ci déclare : “Si tu continues, je vais dire à maman que papa te touche”.

Séparée de son mari un temps après avoir été violemment battue, sa mère se décide à aller porter plainte à la gendarmerie, car, comme elle confie : “C’est la troisième fois. Il l’a déjà fait avec deux cousines de ma fille”.

La petite raconte son calvaire en détail.

Quand toute la famille est endormie dans la même pièce, le père, équipé d’une lampe frontale, embrasse sa fille sur la bouche, sur tout son corps, dont son sexe. Il la pénètre avec ses doigts et avec son sexe.

La fillette a du mal à dire le nombre de fois où la scène se répète, de trois à six reprises.

Durant l’enquête, le père nie partiellement les accusations, mais hier, alors que la jeune fille maintient ses dires, l’homme n’ose plus la contredire.

“Je dis qu’elle est très courageuse de dire ce que je lui ai fait de mal. Ce qu’elle est en train de dire, c’est vrai.”

Il reconnaît finalement trois viols.

 

Des pulsions

 

Une autre victime, aujourd’hui âgée de quinze ans, a subi les mêmes assauts de celui qui est son oncle, trois années plus tôt, alors qu’elle était elle aussi âgée de huit ans.

Son oncle l’avait alors obligée à prendre des poses pornographiques pour la prendre en photo. Ceux qui ont vu les clichés parlent d’une jeune fille en pleurs à l’arrière d’une benne ou dans un champ de cannabis. La femme de l’accusé avait vu les photos, mais n’a pourtant rien dit.

Appelée à la barre hier, elle a eu toutes les peines du monde à expliquer sur son silence

“Il m’a dit que si j’allais voir les gendarmes, il allait nous détruire”, explique-t-elle entre deux sanglots.

Cette femme est à nouveau avec son mari, elle a eu un nouvel enfant avec lui qu’elle a baptisé du même nom que le père violeur. Elle le reconnaît : “J’aime encore mon mari, je lui ai pardonné”.

Pour expliquer son geste, l’accusé rappelle les sévices de sa propre enfance (lire ci-dessous) et dit avoir cédé à ses pulsions, un mot qu’il ne cesse de répéter à la barre, hier.

Des pulsions qu’il éprouve pour les femmes, les hommes, les raerae et les enfants.

“Avec les enfants, c’est plus simple”, a-t-il expliqué aux gendarmes. Il a aussi dit au sujet de ses victimes : “Elle est petite, elle va croire que c’est normal”.

“Ce qu’il a fait, c’est dégueulasse”, clame sa nièce victime. L’autre nièce violée a refusé de se porter partie civile et d’aider les enquêteurs.

Aujourd’hui, ce sera l’heure des plaidoiries et des réquisitions de l’avocat général. L’homme encourt 20 ans de réclusion criminelle.

 

Compte rendu d’audience F.C.

 

assises

1430
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Samedi se tient l’élection de Miss France. Selon-vous Miss Tahiti sera :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete