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Une association de non-voyants veut se lancer dans une course de va’a

lundi 20 mai 2019

Les vahine s’entraînent dur. Le fa’ahoro (le cadenceur) de la pirogue était une non-voyante. Photo : Christophe Cozette

Les vahine s’entraînent dur. Le fa’ahoro (le cadenceur) de la pirogue était une non-voyante. (Photo : Christophe Cozette)

L’association des non-voyants Mata Hotu, présidée par Diego Tetihia, se lance dans un pari un peu fou, dans un an, de participer à la course de va’a, le marathon Polynésie la 1ère, une des plus dures du circuit.

Pour marquer le coup, l’association des non-voyants et mal-voyants accueillera “le retour de Rasta nui”, absent des scènes musicales depuis plusieurs années. Ce sera d’ailleurs le nom du gala annuel de l’association, qui se tiendra le 25 mai.

La première partie sera assurée par les membres de l’association (sur cinquante membres, 35 sont non ou mal-voyants), tandis que le chanteur de reggae animera la seconde partie durant une heure avec ses anciennes chansons mais aussi des standards internationaux.

Les fonds récoltés permettront notamment la réalisation d’un déplacement, fin juin, pour le congrès des fédérations des non-voyants de France, auquel participera le président de l’association Mata hotu.

“Il est toujours intéressant de confronter nos difficultés”, estime Diego Tetihia, qui regrette toujours le manque d’accessibilité des espaces publics et selon qui “rien n’a été fait depuis deux ans”, notamment dans les jardins de Paofai, où La Dépêche a rencontré l’association, samedi dernier.

Mais l’association, présidée par Diego Tetihia, s’est surtout lancée dans un pari fou : monter une équipe de va’a.

Les membres ont commencé un entraînement, hebdomadaire, le samedi, pour mener à bien leur challenge. En effet, le bureau a décidé de participer, en avril 2020, au marathon Polynésie la 1ère, en va’a. Deux équipes se préparent, une chez les tane, l’autre chez les vahine.

Les équipes de six sur l’eau seront mixtes : chaque va’a sera composé de trois voyants et de trois non-voyants comme Rodrigue (lire ci-dessous). Ce dernier et ses coéquipiers ont commencé l’entraînement samedi après-midi, notamment grâce aux pirogues prêtées par le club de Hititoa, présidé par Tauhiti Nena.

“Il faut s’impliquer”, milite Diego Tetihia qui lance un appel aux jeunes non-voyants pour qu’ils fassent du sport. “Être sur une pirogue, c’est facile, il suffit de savoir nager et de savoir ramer dans le bon sens”, explique le président de l’association, qui prône également la pratique du vélo. “Il faut avoir une activité sportive, c’est bon pour la santé”, a-t-il dit, comme en écho aux EA Games de samedi dernier promus par la direction de la Santé. L’association compte également, aux alentours du 12 octobre, mettre en place une marche. En attendant, les membres de l’association vont ramer pour atteindre leur noble objectif.

Christophe Cozette

 

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