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Association des pays et territoires d’outre-mer : le forum demande une rallonge de 20,16 milliards de francs

lundi 4 mars 2019

 

 

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L’Octa demande à la Commission européenne de clarifier l’impact du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne sur l’assistance financière et la gouvernance des programmes thématiques et régionaux du 11e FED. (Crédit : Damien Grivois)

 

Les financements européens, ce sont des écoles, des quais, des ponts, des aéroports…” Tout comme le président Fritch, la ministre des Outremer Annick Girardin s’est attachée, vendredi dernier, à Punaauia, au 17e forum de l’Association des pays et territoires d’outre-mer (Octa) avec l’Union européenne (PTOM-UE), à montrer que le partenariat financier se traduit sur le terrain par des actions concrètes, des réalisations matérialisées. Et si l’Europe est une chance pour ces petits territoires disséminés sur la planète, la réciproque est vraie également, notamment en raison des zones économiques exclusives (ZEE) qui leur sont rattachées.

Toujours est-il que cette conférence, audelà des planifications financières, restera marquée du sceau des inquiétudes liées au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, dans des conditions encore mal connues à quelques semaines pourtant de l’échéance. Avec le Brexit, près de la moitié des membres quitteront l’Octa : Gibraltar, Anguilla, les Bermudes, les Îles vierges britanniques, les îles Caïman, les îles Falkland, Montserrat, Sainte-Hélène, la Géorgie du sud et les îles Sandwich du sud, les îles Turques-et-Caïques, le Territoire antarctique britannique, le Territoire britannique de l’océan Indien et, seul territoire britannique du Pacifique dans l’Octa, Pitcairn. Quid de ces pays et territoires d’outre-mer rattachés à la couronne britannique, quid de leurs financements, quid de leurs relations avec les entités ultramarines et ultrapériphériques, quid de leurs futurs liens avec l’Octa et ses collectivités-membres ?

 

Demande de bonus financier

 

Si les transferts financiers devaient cesser après le Brexit, le Royaume-Uni pourrait toujours intervenir en son nom propre, mais les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) ne sont pas certains de retrouver les niveaux d’engagement antérieurs.

En présence également de représentants de l’Angleterre, du Danemark et des Pays-Bas, le Commissaire européen à la coopération internationale et au développement, Neven Mimica, a pris connaissance, vendredi dernier, des résolutions adoptées à l’unanimité par la Conférence ministérielle 2018 de l’Octa (voir encadré). S’agissant du partenariat post-2020, la déclaration appelle à augmenter l’allocation financière globale accordée aux PTOM, en la portant de 500 à 669 millions d’euros, soit une rallonge de 20,16 milliards de francs. Par ailleurs, s’agissant de la collaboration entre les PTOM, et entre les PTOM et l’UE, les membres demandent “instamment” à la Commission européenne de clarifier l’impact du retrait du Royaume-Uni de l’UE sur l’assistance financière et la gouvernance des programmes thématiques et régionaux du 11e Fonds européen de développement (FED), y compris les mesures de soutien à l’Octa et le programme Best 2.0, dans le cas d’un Brexit sans accord, mais également dans celui d’un accord de retrait assorti d’une période de transition. Le forum demande à la Commission européenne de reconnaître l’importance de préserver et de faciliter la coopération entre l’ensemble des membres de l’Octa, en particulier suite à la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne.

D.G.

 

 

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Échanges entre la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, le président du Pays, Édouard Fritch, et le Commissaire européen à la coopération internationale et au développement, Neven Mimica. (Crédit : Damien Grivois)

 

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