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Attentat raté sur les Champs-Élysées : Quatre parents de l’assaillant en garde à vue

mercredi 21 juin 2017

élysée

La police a perquisitionné le domicile de l’homme qui a foncé en voiture dans un véhicule de gendarmes, sur les Champs-Élysées. (Photo : Citizenside/AlphaCitizenEye ACE/AFP)

Fiché pour radicalisation et autorisé à détenir des armes : les questions se multiplient autour du cas d’Adam Djaziri, mort lundi dans un attentat raté sur les Champs-Élysées à Paris et dont quatre membres de la famille ont été placés en garde à vue.

L’homme, 31 ans, a laissé une lettre-testament dans laquelle il prête allégeance au chef du groupe État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a-t-on appris hier de source proche de l’enquête.

Lui qui était fiché depuis 2015 pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale disposait pourtant d’une autorisation de détention d’armes car il pratiquait le tir sportif. Dans la lettre retrouvée par les enquêteurs et destinée à son beau-frère, le suspect affirme avoir joué “double jeu” en constituant un arsenal dans ce cadre en vue de commettre un attentat.

Lundi, peu avant 16 heures, Adam Djaziri n’a fait d’autre victime que lui-même en fonçant contre un véhicule des gendarmes mobiles, près de deux mois après l’assassinat d’un policier le 20 avril par un jihadiste tué par les forces de l’ordre, déjà sur les Champs-Élysées.

Après avoir été extrait du véhicule par les forces de l’ordre, l’assaillant a succombé peu après d’un “arrêt cardio-respiratoire”, probablement causé par “un effet de souffle” et par “l’inhalation de fumées”, a-t-on appris hier de source proche du dossier. Les enquêteurs pensent qu’il cherchait “à faire exploser son véhicule selon un mode opératoire qui reste à déterminer” et qui n’a pas fonctionné.

Deux bonbonnes de gaz fermées, sans dispositif de mise à feu, un fusil d’assaut israélien, deux armes de poing et un important stock de munitions ont été retrouvés dans sa voiture.

Les perquisitions menées à son domicile dans l’Essonne ont permis de découvrir un autre “stock d’armes”, selon une source proche du dossier. Neuf étaient enregistrées auprès des autorités, dont trois soumises à une autorisation particulière (deux pistolets et une carabine).

L’homme, jamais condamné, qui avait effectué plusieurs voyages en Turquie au premier semestre 2016, avait été repéré pour sa radicalisation et faisait l’objet d’une fiche S (pour Sûreté de l’État). Ce père de deux enfants affirmait faire du négoce de bijoux pour justifier ces déplacements dans ce pays connu pour être une voie d’accès privilégiée des jihadistes européens vers la Syrie.

Adam Djaziri avait fait l’objet d’une fiche de recherche Interpol (aujourd’hui inactive) à la demande de la Tunisie pour des faits datant de 2013, ont expliqué des sources proches du dossier, affirmant toutefois qu’il n’avait pas été visé par un mandat d’arrêt international. Il avait été “repéré dans un appartement où il y avait des armes et des gens proches de la mouvance jihadiste”, selon une source proche du dossier.
“La première autorisation de détention d’armes a été donnée avant le signalement de cet individu (…) Et au moment où l’autorisation a été donnée, il n’y avait aucun antécédent judiciaire qui aurait justifié une décision de ne pas autoriser la détention d’armes”, a expliqué le Premier ministre Édouard Philippe.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, dans une interview au Figaro à paraître aujourd’hui, a indiqué avoir demandé une “nouvelle évaluation des personnes suivies pour radicalisation” qui seraient “susceptibles de détenir légalement une arme”. Il a souligné qu’“en l’état actuel du droit, l’autorisation de détention d’armes ne peut pas être retirée de manière systématique à une personne qui fait l’objet d’un suivi”.

L’homme était licencié “depuis six ans” à la Fédération française de tir, a indiqué son président Philippe Crochard. “Deux gendarmes étaient venus en octobre 2016” à son club “et avaient posé des questions sur cet individu”, a-t-il ajouté. Adam Djaziri avait fait une demande de renouvellement de son autorisation en février 2017.

Son père, son ex-épouse, son frère et sa belle-sœur  ont été interpellés lundi soir dans le pavillon de banlieue de Plessis-Pâté (Essonne), où la famille vit depuis 28 ans, et placés en garde à vue.

 

AFP

 

 

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