Attentat rue des Rosiers en 1982 : trois suspects recherchés par la France

mercredi 4 mars 2015

L’enquête sur l’attentat de la rue des Rosiers vient de s’accélérer, 32 ans après, avec la délivrance de mandats d’arrêt internationaux contre trois suspects d’origine palestinienne qui vivent en Norvège, en Jordanie et Cisjordanie.
Cette décision du juge d’instruction Marc Trévidic a été saluée comme « un message fort lancé à tous les terroristes » par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). Elle sera cependant difficile à mettre en œuvre, deux des trois suspects de l’attentat dans ce quartier juif du centre de Paris se trouvant au Proche-Orient.
Le 9 août 1982 à la mi-journée, une grenade avait été jetée dans le restaurant de Jo Goldenberg, explosant au milieu d’une cinquantaine de clients. Deux tueurs étaient ensuite entrés, ouvrant le feu.
Composé de trois à cinq hommes armés, selon une source proche du dossier, le commando avait ensuite remonté la rue, vidant en direction des passants les chargeurs de leurs pistolets-mitrailleurs « WZ-63 », de fabrication polonaise.
Bilan de cette attaque qui aura duré trois minutes : six morts et 22 blessés. Une opération attribuée à un groupe palestinien dissident de l’OLP, le Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d' »Abou Nidal », décédé en 2002 dans des circonstances mystérieuses.
Dans cette enquête très ancienne, ce sont des témoignages anonymes qui ont permis l’identification des trois suspects d’origine palestinienne, des anciens du groupe d’Abou Nidal, après un travail de longue haleine d’un enquêteur de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a indiqué mercredi à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information de RTL et Paris Match.
Deux des suspects auraient fait partie du commando, a précisé la source. Il s’agit de Mahmoud Khader Abed Adra alias « Hicham Harb », 59 ans, qui vit aujourd’hui à Ramallah en Cisjordanie, et de Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias « Souhail Othman », 56 ans, qui vit en Norvège.
Zouhair Mouhamad Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », 62 ans, est soupçonné d’avoir supervisé l’attaque. Numéro 3 du « comité des opérations spéciales » du Fatah-CR, un comité dirigé par « Abou Nizar », le bras droit d' »Abou Nidal », il vit aujourd’hui en Jordanie.

AFP

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