Attentats de Paris : perquisitions en cours dans l’Aube

    samedi 14 novembre 2015

    Une opération de police en lien avec les attentats de Paris était en cours samedi soir à Romilly-sur-Seine (Aube) au domicile d’un membre de la famille d’un des terroristes identifiés, a-t-on appris auprès de sources concordantes.
    Un quartier pavillonnaire situé au sud de la commune était bouclé par les forces de l’ordre qui ont demandé aux habitants de rester confinés chez eux, a indiqué à l’AFP un journaliste de la télévision locale Canal32 présent sur place.
    Selon une source proche du dossier, les perquisitions concernaient l’entourage familial d’un des assaillants du Bataclan, un Français de 29 ans né à Courcouronnes (Essonne) condamné pour des délits de droit commun mais jamais incarcéré et qui avait été identifié d’après l’empreinte d’un doigt sectionné.

    AFP

    Le point sur l’enquête

    « Vraisemblablement trois équipes », comprenant au moins un natif de banlieue parisienne, ont mené les attentats de vendredi qui ont fait selon un bilan provisoire 129 morts et 352 blessés dont « au moins 99 sont en état d’urgence absolue », a annoncé ce matin le procureur de Paris. Voici les principales déclarations de François Molins:

    • Un bilan provisoire de 129 morts et 352 blessés 
    Nous déplorons sur les différents sites des attentats la mort de 129 personnes, bilan malheureusement provisoire et évolutif. Le bilan des blessés s’établit comme suit: 352 personnes blessés dont au moins 99 en état d’urgence absolue », a déclaré M. Molins en précisant que « sept terroristes sont morts au cours de leur action criminelle », et non huit comme indiqué jusque-là: trois au Stade de France, qui se sont fait exploser, un kamikaze boulevard Voltaire et trois au Bataclan, dont deux ont actionné leur ceinture d’explosifs.
    Au total, 89 personnes ont été tuées avec « de très nombreux blessés » lors de la plus sanglante attaque, celle du Bataclan. Par ailleurs, 19 autres ont été tuées rue de Charonne, une au Stade de France, 15 à l’angle des rues Alibert et Bichat (Xe arrondissement de Paris) où l’on déplore aussi dix blessés en « urgence absolue », et cinq morts et « huit personnes blessées en urgence absolue » à l’angle des rues de la Fontaine au Roi et du faubourg du temple (XIe arrondissement).
     
    • Un arsenal de guerre 
    Les sept « terroristes » morts « ont tous fait usage d’armes de guerre de type kalachnikov – il y a des marques différentes – calibre 7,62 mm et surtout d’un dispositif explosif absolument identique visant à faire le maximum de victimes en se donnant la mort ».
    Les « gilets d’explosifs » étaient tous constitués de TATP, « un explosif primaire très volatile, (des) même piles, (du) même détonateur ». Dans le cas des attaques suicide du Stade de France, des boulons ont été ajoutés pour intensifier les dégâts.
     
    • « Vraisemblablement trois équipes » en action
    À ce stade, « on peut dire que très vraisemblablement ce sont trois équipes de terroristes coordonnées qui sont à l’origine de cette barbarie ».
    Un des preneurs d’otages du Bataclan « a été formellement identifié après relevé de ses empreintes papillaires », sur un doigt sectionné retrouvé sur place. « Il s’agit d’un individu né le 21 novembre 1985 à Courcouronnes dans l’Essonne, connu de la justice pour des délits de droit commun puisque son casier judiciaire porte mention de huit condamnations entre 2004 et 2010, pour des infractions de droit commun », sans toutefois avoir jamais été incarcéré.
    Le jeune homme de 29 ans avait en revanche « fait l’objet en 2010 d’une fiche S pour radicalisation sans être impliqué dans un dossier de filière ou d’association de malfaiteurs terroristes ».
    Par ailleurs, « à proximité du corps du kamikaze qui s’est fait exploser à 21H20 au stade de France, a été découvert passeport syrien au nom d’un individu né en septembre 1980 en Syrie », inconnu des services de renseignement français.
     
    • Une enquête avec des connexions en Belgique 
    Parmi les véhicules utilisés, figurent un véhicule Seat et un véhicule Polo « immatriculé en Belgique (…) loué par un individu de nationalité française résidant en Belgique ». « Cet individu a fait l’objet ce matin d’un contrôle routier à la frontière belge, à bord d’un autre véhicule -qui n’était donc ni la Seat ni la Polo – à bord duquel se trouvaient deux autres personnes elles aussi résidant dans la région de Bruxelles ».
    Les enquêteurs belges ont arrêté ces « trois individus », qui ne sont « pas connus des services de renseignement français ».
    Le parquet de Paris a saisi le parquet fédéral antiterroriste belge « de quatre demandes d’entraides pénales internationales et en particulier une demande d’entraide pénale visant ce véhicule Polo retrouvé devant le Bataclan ». Le parquet fédéral a « ouvert une enquête spécifique ».
     
    AFP

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